dimanche 17 janvier 2016

Roquebrune renoue avec le succès face à Saint Jean de Muzols (53/49)

4 octobre, 16 janvier : c’est le laps de temps qui s’est écoulé entre la 1ère victoire des joueuses roquebrunoises (contre le Cavigal) et la 2ème obtenue ce samedi face à Saint Jean de Muzols. Un peu plus de trois mois, 105 jours, ce n’est pas énorme dans le cours d’une vie. C’est une éternité pour des sportifs, à plus forte raison engagés dans une compétition nationale d’assez haut niveau. N’oublions quand même pas que la NF2 est le deuxième niveau français amateur et le 4ème en tenant compte des deux divisions professionnelles.
Cette victoire, les Roquebrunoises l’avaient frôlé la semaine dernière à Toulouse, battues seulement après prolongation.
Frustrées, elles voulaient absolument mettre fin à la spirale négative qui les a conduites dans les bas fonds du classement.
Elles y sont parvenues avec du talent, certes, mais surtout une volonté, une rage de vaincre, un acharnement qui n’étaient pas sans rappeler les grandes heures du club il y a une trentaine d’années ! Et cela sous les yeux de la joueuse qui a symbolisé cette époque bénie, Corinne heureuse de voir ses deux filles Charlotte et Marion figurer dans le groupe exceptionnellement dirigé par… Jean Michel Loaso, leur papa ! Babette, alitée, n’était en effet pas présente, du moins physiquement car les échanges téléphoniques ont été nombreux avant le match et la coach a suivi avec des palpitations au cœur le live de la rencontre sur le site Internet du club.
Comme tous les autres précédentes équipes visiteuses, les Muzolaises étaient manifestement venues s’imposer au gymnase Valgelata. Sans doute ont-elles été surprises de découvrir plein de nouveaux visages, les sœurs Loaso, Jana et puis aussi la cadette Amélie Chambaud et… « Mamie Heidi » promue capitaine, la joueuse qui, plus que toute autre, symbolise aujourd’hui les valeurs de RCM Basket.
De fait, Saint Jean ne mit que quelques secondes à ouvrir la marque par sa grande intérieure Ayi. Mais, trois minutes plus tard, c’est Roquebrune qui menait 10/2 grâce à son tandem magique Melissa-Assitan. Il y avait bien, bien longtemps, que Roquebrune n’avait eu un tel avantage.
Les Ardéchoises avaient beau se démener, les joueuses de Babette tenaient le score, 12/8, 16/10, 19/12 (9ème) avec une Melissa livrant un duel homérique à la capitaine de Saint Jean, Vareilles, un « vieille » connaissance du temps où elle jouait à Laveyron.
Marine entrée en jeu en fin de quart-temps ne tardait pas à régler la mire et Roquebrune bouclait ces dix premières minutes 23/16. Mieux : dès la reprise, Assitan enfumait une adversaire et portait l’avantage à +9 !
Roquebrune resserrait la défense et comme Saint Jean en faisait autant, le score n’évoluait guère. Un panier bonifié relançait les visiteuses 25/21. Aïe… Ca faisait mal mais quasiment dans la continuité, docteur Jana soignait ses équipières en ajustant un bijou de panier bonifié, 28/21 (18ème). Le jeu se débridait dans les dernières secondes avec, juste avant la pause, un nouveau panier bonifié signé Assitan qui permettait à Roquebrune de virer en tête 31/25 à la pause. Quasiment du jamais vu cette saison.
Si Heidi frappait d’entrée de deuxième mi-temps, Saint Jean ne lâchait rien et pouvait compter sur une opportuniste Abia pour refaire doucement mais surement son retard, 35/33, 38/37 (29ème) et 40/39 à l’entame du dernier quart-temps. Il y avait de quoi être très inquiet du côté du banc roquebrunois car, manifestement, la fatigue commençait à peser dans les jambes et donc dans les bras (et les têtes !)
De fait, sur un panier bonifié de Gebelin, les Ardéchoises prenaient le score et, quelques instants plus tard, Achard également de loin leur donnait un avantage de 5 points, 45/40 (33ème). Cela sentait le roussi… Eh bien non ! Melissa récupérait un rebond, partait en contre et allait conclure toute seule comme une grande ! Quelques secondes plus tard, elle frappait de loin pour l’égalisation à 45. St Jean allait reprendre l’avantage sur un lancer mais Assitan ne tardait pas à égaliser à nouveau (36ème). La fin de la rencontre allait être placée sous le signe de Melissa qui, après un nouveau raid victorieux, défiait la défense adverse contrainte de concéder de nombreux fautes avec autant de lancers. Tel un métronome la Canadienne en enquillait six de file, annihilant les ultimes soubresauts adverses.
En définitive, Roquebrune préservait son mince avantage et s’imposait 53/49. Quel match !
Le duo Melissa-Assitan qui  a inscrit 4/5 des points roquebrunois (43/53) a évidemment été décisif mais ce succès a été collectif, d’abord défensivement, ensuite par la débauche d’énergie de toutes les joueuses qui ont chacune apporté leur pierre à l’édifice. Et comment ne pas souligner l’exceptionnelle performance de Sabine qui n’a certes marqué aucun point mais se retrouve nantie de 9 rebonds, de 9 interceptions, de 8 fautes provoquées et 2 passes décisives ? Respect.
Grâce à ce succès, Roquebrune quitte la dernière place et même si son avenir en NF2 reste toujours aussi incertain, c’est psychologiquement important.

Roquebrune bat St Jean de Muzols 53/49 (23/16, 8/9, 9/14, 13/10)


Melissa 24 (double double avec 11 rebonds), Assitan 19, Heidi 4, Jana 3, Marine 2, Charlotte 1, Sabine, Marion, Amelie.

vendredi 15 janvier 2016

Toute dernière chance face à Saint Jean de Muzols

L’échec à Toulouse a probablement scellé le sort de RCM Basket dont la situation, avant ce match, était déjà grave. Elle est aujourd’hui quasiment désespérée.
Sachant que les trois équipes espoirs sont « hors classement » pour la montée comme pour la descente, Roquebrune compte désormais 5 points de retard sur l’AS Monaco, premier non-relégable. Un succès sur Montpellier en match en retard ramènerait certes cet écart à 3 points mais, en basket, un tel handicap est quasiment insurmontable.
Au-delà des supputations et sachant que 9 victoires au moins seront nécessaires pour espérer un maintien, Roquebrune qui n’en compte qu’une seule à ce jour devra gagner son match en retard et sept à huit du cycle « retour » pour nourrir quelques espérances. Un tel programme passe par un « carton plein » (ou presque) au gymnase Valgelata où se présentera ce soir Saint Jean de Muzols.
Contrairement aux précédentes saisons où elles étaient très « friables » à l’extérieur, les Ardéchoises ont déjà gagné cette saison à Saint Chamond et Montpellier, deux victoires qui sont venues s’ajouter aux quatre obtenues à domicile où elles sont quasiment invincibles. Seul le SMUC est parvenu à s’y imposer. Lors de la première journée, Roquebrune s’était incliné 57/49 mais, à l’époque, le groupe de Babette Aranda était au complet… ce qui n’est plus le cas aujourd’hui puisque Sarah et Barbara ont disparu des radars et probablement définitivement. On en reparlera.
Par la force des choses, Babette a donc rajeuni son effectif et, tout doucement, les espoirs du club sont en train d’éclore à l’image d’une Charlotte ou d’une Jana malheureusement freinée par ses études.
Mais en fait, la meilleure chance roquebrunoise est un état d’esprit, celui d’un groupe qui s’entend particulièrement bien et a le désir de faire du mieux possible dans un contexte que l’on sait difficile.
En face, les Ardéchoises qui restent sur deux défaites consécutives en déplacement au Monaco BA et Caluire, c'est-à-dire deux des trois co-leaders, auront la volonté de reprendre leur marche en avant… ne serait-ce que pour assurer leur maintien. Car les écarts restent faibles en milieu de tableau et un nouvel échec pourrait mettre Saint Jean de Muzols en difficulté par rapport à Saint Chamond actuellement premier relégable. Autant dire que l’équipe ardéchoise viendra chercher deux points au gymnase Valgelata.
Pour Roquebrune une victoire mettrait beaucoup de baume au cœur et entretiendrait une (petite) flamme de l’espoir.

Par rapport à Toulouse, Babette récupèrera Assitan enfin revenue… après une semaine d’attente dans un aéroport ! Décidément rien n’aura été épargné à Roquebrune cette saison !

dimanche 10 janvier 2016

Roquebrune tombe après prolongation à Toulouse (48/52)

Il y a des saisons où tout vous réussit et d’autres, au contraire, où tout va mal.
Sans chercher de vaines excuses, il est indéniable que le mauvais sort s’acharne sur l’équipe roquebrunoise une nouvelle fois battue mais « seulement » après prolongation et après avoir eu une « balle de match » sur un lancer malheureusement raté à quelques secondes de la fin laissant donc les deux équipes à égalité.
En fait, les malheurs roquebrunois avaient commencé AVANT la rencontre. Aux absences connues de Barbara et Sarah s’étaient en effet ajoutées celle d’Assitan toujours en attente d’un vol la ramenant en France (voir la présentation du match) et celle de… Babette pour des raisons de santé.
C’est dire que Roquebrune a abordé le match sans
La souffrance fait partie du scenario...
trois joueuses de son cinq majeur de début de saison et sans son entraîneur remplacé par… Marine Cappelli-Manas ! Celle-ci est en effet actuellement installée dans la banlieue toulousaine et elle a évidemment accepté avec enthousiasme de rendre service à son club de cœur afin de libérer Sabine qui a ainsi pu totalement se consacrer à son rôle de joueuse.
Toujours est-il que, dans ce contexte, on ne pouvait guère rêver d’un exploit, tout au plus espérer ne pas subir une déroute avec un groupe constitué à 50% de l’équipe 2 et où la cadette Amelie Chambaud faisait ses grands débuts.
De fait, après que Roquebrune eut mené 5/4 après 4 minutes grâce à capitaine Heidi et Charlotte, Toulouse appuya sur l’accélérateur pour réussir un 5/0. C’était le commencement de la fin… Eh bien non ! Car sous l’impulsion de Melissa et Sabine Roquebrune allait réussir un improbable 8/0 pour virer en tête au terme du premier quart-temps 13/9.
Mieux : désormais en confiance, l’équipe signait un 5/0 en deux minutes en début de deuxième quart-temps. 18/9, dans les tribunes Pierrette et Denis ainsi que Marco n’en croyaient pas leurs yeux.
La réaction des Toulousaines était malheureusement terrible sous la forme d’un 12/0 leur donnant donc un petit avantage 21/18 à la pause.
En début de troisième quart-temps, Heidi et Jana maintinrent quelques instants l’équipe à flot face aux déferlantes adverses (20/25 après 24 minutes) mais, à la longue, Toulouse se détachait inexorablement pour prendre dix longueurs d’avance 37/27 à l’entame du dernier quart-temps. Le match paraissait plié. Une sublissime Sabine donnait le signal d’une révolte qui allait se traduire par un extraordinaire 13/0 en quatre minutes ! Roquebrune effaçait tout son retard et se projetait en tête 40/37 avec une Heidi toujours aussi vaillante et une précieuse Melissa qui faisait la loi sous les panneaux (15 rebonds au total sur le match !).
Le score n’allait plus guère évoluer dans les six minutes suivantes, la faute à des défenses ardentes et aussi une certaine maladresse. Roquebrune menait 42/39 à deux minutes du terme mais ne pouvait empêcher Toulouse de repasser devant 43/42 à moins d’une minute de la fin. Dans les dernières secondes, Heidi provoquait une faute adverse. Elle convertissait le premier lancer pour égaliser et avait donc la balle de match qu’elle ne pouvait malheureusement pas convertir.
Les deux équipes se retrouvaient donc en prolongation. Sur un lancer Sabine redonnait pour la dernière fois l’avantage à son équipe après 2 minutes. Malheureusement les Toulousaines allaient faire définitivement la différence sur trois paniers bonifiés consécutifs. Melissa avait beau frapper deux fois, c’était insuffisant pour éviter la défaite. Une défaite qui laissera énormément de regrets et qui enfonce un peu plus Roquebrune en queue de classement. Mais l’état d’esprit exceptionnel de ce groupe est source d’espérance pour l’avenir. Car les filles ont fait honneur à leur maillot et on doit leur en savoir gré.

Toulouse bat Roquebrune 52/48 a.p. (9/13, 12/5, 16/9, 6/16, 9/5)

Melissa 17 (double double avec 15 rebonds), Sabine 11 (double double avec 12 rebonds), Heidi 11, Jana 7, Marine 1, Charlotte 1, Marion, Amélie.


vendredi 8 janvier 2016

Dernière chance à Toulouse?

La trêve de fin d’année est terminée pour nos basketteuses qui ont repris l’entraînement dès lundi dernier et se rendent ce samedi à Toulouse. Il s’agira du dernier match aller entre deux équipes de bas de tableau, Toulouse 10ème, Roquebrune 12ème et dernier…
Roquebrune a certes un match en retard mais il faut bien admettre que son avenir en NF2 semble compromis même si, mathématiquement, rien n’est joué.
En fait, pour espérer se sauver, la seule solution serait de réaliser quasiment un sans-faute lors de la seconde partie du championnat avec au moins 8 victoires en douze matches. Difficile d’y croire au terme de la première phase marquée par une seule victoire pour 8 défaites. Mais sait-on jamais ?
En fait, le match de ce samedi à Toulouse pourrait constituer un déclic si les Roquebrunoises parvenaient à s’imposer. Le problème, c’est que le groupe sera restreint, sans Barbara ni Sarah et avec une Assitan qui n’aura pas pu s’entraîner de la semaine ! 
Amelie (à droite) fera ses débuts en équipe première
à Toulouse. Emilie pourrait bientôt la rejoindre.
Celle-ci s’est retrouvée bloquée en Afrique par la faillite de la compagnie d’aviation qui devait la ramener en France dimanche dernier. Incroyable mais vrai d’autant que la situation s’est éternisée. Aux dernières nouvelles, elle devait avoir un vol ce vendredi pour arriver à Paris samedi matin. Tout sera alors mis en œuvre pour qu’elle rejoigne Toulouse dans les meilleurs délais mais, bien évidemment, elle ne sera pas au top de sa forme !
Du coup, Babette a décidé de jouer à fond la carte jeunesse en appelant une joueuse cadette (U17) totalement inédite, Amelie Chambaud.
Cette fille d’un excellent joueur de… rugby a démontré toutes ses qualités d’intérieure la saison dernière au sein de l’équipe vice-championne de Ligue et Babette n’a pas hésité à l’intégrer à son groupe d’entraînement avant donc de lui offrir une première chance ce samedi à Toulouse. Ce pourrait même être la meilleure des opportunités pour Amélie qui sera confrontée à des joueuses de son âge puisque l’équipe de Toulouse est celle des « Espoirs » du club professionnel. Evidemment les conditions de préparation ne sont pas les mêmes mais la jeune Roquebrunoise est tout à fait capable de tirer son épingle du jeu.
L’intégration d’Amélie et l’arrivée de plusieurs autres espoirs aux entraînements (notamment Morgane Pitzalis ou Emilie Visset) est bien la preuve qu’une nouvelle page de l’histoire de RCM Basket commence à être écrite.
Cela précisé, vaincre à Toulouse sera certainement une mission très difficile à accomplir, sachant que les jeunes Toulousaines ont notamment battu l’AS Monaco en début de saison et qu’elles comptent une victoire sur le Cavigal de Nice. Les stats sont très semblables et le sort du match pourrait se jouer sur « l’envie ». Un domaine dans lequel les Roquebrunoises feront certainement bonne figure.


dimanche 13 décembre 2015

Pas de miracle à Marseille (48/61) mais...

Seul un miracle aurait pu permettre à Roquebrune d’aller gagner à Marseille, l’une des équipes-phares du championnat. Il ne s’est pas produit.
Et pourtant, au retour, Babette pouvait laisser fleurir un (petit) sourire sur son visage.
Car son équipe privée de deux éléments majeurs était parvenue à limiter les dégâts au point de gagner la deuxième mi-temps. Et cela avec beaucoup de temps de jeu laissé aux jeunes, en particulier les sœurs Charlotte et Marion mais aussi une certaine Morgy dont c’était la première apparition et qui n’a pas manqué l’occasion d’inscrire ses deux premiers points en NF2.
Soyons clair : le match était quasiment « plié » dès le premier quart-temps nettement dominé par les Marseillaises 19/11 après avoir mené 13/3 après 6 minutes.
Tout au long du deuxième quart-temps l’écart allait se stabiliser autour de la dizaine de points. Du moins jusqu’à la troisième faute sifflée à Melissa qui quittait le terrain. Le SMUC en profitait pour se détacher irrésistiblement 36/20 à la pause. Cela commençait à sentir la déroute.
De fait, dans le troisième quart-temps, l’écart continuait à grimper  pour atteindre les 25 points (55/30) après 28 minutes. Tant bien que mal les Roquebrunoises parvenaient à stopper l’hémorragie et abordaient l’ultime quart-temps sur la marque de 57/34 grâce à une belle réaction de Melissa.
Perdu pour perdu, Babette décidait de réellement tester ses jeunes avec un cinq composé de Marine, Marion, Assitan, Melissa et Morgy !
Comme le SMUC avait lui aussi rajeuni son effectif, le match s’équilibrait  et, contre toute attente, Roquebrune réussissait un 6/0 !
De fait, l’équipe de Babette resserrait sa défense au point de n’encaisser que 4 points dans les dix dernières minutes. Dans les cinq dernières minutes Charlotte, au four et au moulin, confirmait son statut d’espoir numéro un du club en permettant à son équipe de redonner au score de plus justes proportions pour une défaite 61/48. Le meilleur avait évidemment gagné mais les petites Roquebrunoises n’ont pas à en rougir et doivent au contraire être vivement félicitées pour leur magnifique état d’esprit. 
Reste maintenant à améliorer les points faibles, une adresse parfois aux abonnés absents (33%), un collectif encore très indigent (4 passes décisives) et, surtout, des failles de concentration se traduisant par la bagatelle de 29 ballons perdus. C’est au moins deux fois trop !

SMUC bat Roquebrune 61/48 (19/11, 17/9, 21/14, 4/14)


Melissa 15, Charlotte 10, Assitan 7, Sabine 6, Marine 3, Heidi 3, Jana 2, Morgy 2, Marion

jeudi 10 décembre 2015

Sans illusion à Marseille

Nos basketteuses vont terminer l’année 2015 par un déplacement sans grand espoir à Marseille.
Au grand complet, elles auraient sans aucun doute été en difficulté face à un adversaire qui occupe actuellement la deuxième place du classement et vise ouvertement une accession à la NF1.
Sans la capitaine Barbara et sans Sarah, l’équipe de Babette ne pourra avoir d’autre objectif que de réussir le meilleur match possible et éviter une trop lourde défaite.
Avec désormais au moins 3 points de retard sur le premier non-relégable, l’avenir de Roquebrune en NF2 s’inscrit en pointillés. Une relégation en fin de saison ne fait plus guère de doutes et l’entourage du club s’y prépare déjà afin de pouvoir repartir sur des bases saines la saison prochaine.
Les matches de la deuxième partie de saison devraient donc surtout servir à aguerrir les jeunes espoirs qui auront un rôle de plus en plus important à jouer.
Au repos forcé la semaine dernière du fait du report du match contre Montpellier, les joueuses se sont sereinement préparées tout au long de la semaine afin de pouvoir offrir la meilleure réplique à une impressionnante équipe marseillaise.
Alors que des rumeurs avaient circulé durant l’inter-saison sur une possible disparition du club en raison d’un grand nombre de départs, le SMUC a su, au contraire, rebâtir un nouveau groupe qui vole de succès en succès. A ce jour, en effet, Marseille n’a subi qu’une défaite chez le leader Caluire et reste sur une convaincante victoire à Annemasse où Roquebrune s’était lourdement incliné quelques jours auparavant.
La force du SMUC repose sur la qualité de sa défense, la meilleure du groupe… alors que celle de Roquebrune est l’une des plus faibles. Et c’est bien là tout le problème !
Car, même si l’efficacité offensive est un peu faible, elle reste correcte. Mais les Roquebrunoises n’ont jamais pu trouver cette saison un équilibre défensif et laissent trop souvent de grands espaces à leurs adversaires. A ce niveau de compétition, c’est un défaut majeur.

Une chose est en tout cas certaine : la trêve de fin d’année arrive à point nommé pour permettre aux joueuses de bien récupérer et à leur entraîneur de repartir sur de nouvelles bases avec, nous l’avons dit, la prochaine saison déjà en arrière-pensée.

samedi 5 décembre 2015

ROQUEBRUNE-MONTPELLIER REPORTE

Prévu hier après-midi, le match Roquebrune-Montpellier (Espoirs) a été reporté à une date ultérieure pour une raison peu commune: une joueuse héraultaise a en effet été contaminée par la gale!
Le mail suivant a été adressé au club roquebrunois et aux différentes instances de la FFBB:

Je me permets de vous avertir qu’une des joueuses du centre formation du BLMA est contaminée par la gale.
Cette joueuse a été occultée ce soir.
Etant toutes hébergées au CREPS de Montpellier, les joueuses sont sous traitement et confinées pendant 48H au CREPS.

Elles ne pourront donc pas participer aux rencontres suivantes:
-NF2: 17H ROQUEBRUNE-BLMA 
-U18: 15H30 FC LYON- BLMA

Les clubs et  officiels des 2 rencontres ont été prévenu à l’instant par téléphone et sont en copie de ce mail.

Nous ne manquerons pas de vous fournir dans les plus brefs délais les justificatifs médicaux.

Merci de votre compréhension
Sportivement

MASSON Julie
Club du BLMA

vendredi 4 décembre 2015

Roquebrune affaibli pour recevoir Montpellier

L’année 2015 avait fort bien débuté pour les basketteuses roquebrunoises qui, en NF1, s’étaient hissées dans la toute première partie du classement.
Elle se termine malheureusement très difficilement avec une succession de six défaites consécutives qui ont rejeté l’équipe dans le fin fond du classement de NF2.
Avant un ultime déplacement à Marseille la semaine prochaine où les chances de vaincre passeront par un pèlerinage à Notre Dame de La Garde, l’équipe de Babette pourra toujours se rendre ce matin à Laghet avant d'accueillir à 17 heures les Espoirs de Montpellier.
Du fait que l’équipe première de Montpellier joue le soir même, il est probable que les Espoirs seront privés de leurs deux ou trois meilleurs éléments retenus avec le groupe pro. Mais sera-ce suffisant pour rééquilibrer les débats et offrir une chance de victoire à Roquebrune ?
On peut en douter en sachant que les Azuréennes seront privées de deux éléments majeurs, la capitaine Barbara malade et Sarah qui a subi ces derniers jours une intervention chirurgicale.
Babette alignera donc un groupe à la fois restreint et rajeuni qui ne sera certainement pas à la fête face à des Montpelliéraines issues d’un centre de formation et qui s’entraînent quotidiennement ! Un autre monde.
Les Héraultaises présentent un bilan légèrement négatif avec 3 victoires pour 4 défaites et un point average pratiquement équilibré, 426 points marqués, 434 encaissés.
Surtout, elles restent sur un net succès la semaine dernière à Saint Chamond qui, faut-il le rappeler, avait gagné la semaine précédente au Valgelata.
Pour Roquebrune, la clef du match sera incontestablement la défense.
Globalement, l’attaque sans être exceptionnelle est correcte (457 points marqués) mais les 534 points encaissés sont catastrophiques. On ne peut espérer vaincre en encaissant une moyenne de 65 points par match. Un certain nombre d’options ont déjà été testées. En vain.
Et pourtant, pour espérer vaincre aujourd’hui, nos joueuses auront absolument besoin de trouver une solution afin d’empêcher les visiteuses de facilement trouver le chemin du panier.
Comme un malheur n’arrive jamais seul, l’équipe 2 jouera ce samedi soir à Hyères-Toulon. Babette et Sabine devront donc procéder à une juste répartition des effectifs pour s’atteler à ce qui va quand même ressembler à une double « mission impossible » !


lundi 30 novembre 2015

Roquebrune tombe logiquement à Annemasse (75/51)

Sarah a livré une excellente prestation.
Dans le contexte actuel d’une équipe en proie au doute, le déplacement d’Annemasse s’annonçait pour le moins difficile pour nos joueuses. Sans la capitaine Barbara clouée au lit, cela devenait une mission impossible.
De fait, Roquebrune a subi un net échec (75/51) mais, contrairement à ce qu’indique le score, les joueuses de Babette ont tenu la dragée haute à leurs adversaires avant de s’écrouler en fin de match.
En fait, le scenario a été malheureusement semblable à celui de beaucoup d’autres rencontres cette saison. Dans les premières minutes, les Roquebrunoises furent incapables de s’opposer aux vagues adverses qui déferlaient sur leur panier. En cinq minutes Annemasse prit ainsi le large 10/0.
La réaction d’une Sarah inspirée fut insuffisante pour empêcher les Savoyardes de s’envoler 18/4 (7ème) puis 21/8 malgré un joli panier de Charlotte. Melissa réduisait l’écart en fin de quart-temps pour un 21/10.
L’écart n’allait guère varier durant un deuxième quart-temps au cours duquel Melissa montait en puissance tandis que Sarah continuait à être percutante. Anemasse porta son avance à 15 points (34/19) mais, une fois encore, les Roquebrunoises parvinrent à refaire une partie de leur retard pour atteindre la pause sur un score de 39/27, ne perdant donc ce deuxième quart-temps que d’un point.
A l’entame du troisième quart-temps, les Savoyardes passèrent la vitesse supérieure avec manifestement l’intention de « tuer le match ».
Avec un remarquable mental, Sabine (promue capitaine) et ses partenaires surent se ressaisir pour stopper l’hémorragie à  46/31 et finalement aborder les dix dernières minutes avec un handicap de 13 points 50/37. Il était certes difficile d’espérer un renversement de situation mais Babette aura eu des satisfactions avec le magnifique état d’esprit de ses joueuses.
Le dernier quart-temps allait malheureusement être très long. En deux minutes, Annemasse se mettait définitivement hors de portée 59/38 et, malgré la bonne volonté roquebrunoise, enfonçait le clou dans les derniers instants pour un large succès 75/51.
Outre le réveil de Sarah, ce match à Annemasse aura confirmé l’excellente saison accomplie par Melissa auteur d’un troisième double-double, 22 points, 10 rebonds. La Canadienne est (presque) irréprochable.
Les problèmes constatés depuis le début du championnat sont toujours présents : une défense… élastique (voire laxiste) et un jeu collectif aux abonnés absents (3 passes décisives…)
Au classement, Roquebrune compte désormais deux points de retard sur le premier non-relégable… mais avec un match de plus joué, ce qui veut dire au moins trois, voire quatre points de handicap.
S’il reste une minuscule chance de se sauver, elle passera forcément par un succès samedi prochain sur les espoirs de Montpellier. Lesquelles sont allées gagner ce samedi à Saint Chamond. Autant dire que ce ne sera pas une partie de plaisir !

Annemasse bat Roquebrune 75/51 (21/10, 18/17, 11/10, 25/14)

Melissa 22, Sarah 14, Charlotte 4, Assitan 3, Sabine 3, Marine 3, Heidi 2, Marion.


vendredi 27 novembre 2015

Sans (grande) illusion à Annemasse

La défaite subie samedi dernier au gymnase Valgelata face à Saint Chamond a véritablement plombé l’avenir de nos basketteuses en NF2.
Du fait que les trois équipes espoirs ne sont pas prises en compte dans le classement et qu’elles stagnent dans le bas du tableau, il faudra terminer au moins 7ème pour se maintenir. Et, justement, les joueuses de Babette se rendent demain chez ce 7ème, Annemasse.
Le club savoyard compte à ce jour un minimum de deux points d’avance (en tenant compte d’un match de retard sur Roquebrune). Un succès ce samedi lui en donnerait donc au moins trois et l’avenir s’assombrirait encore plus pour les Roquebrunoises.
Celles-ci peuvent-elles espérer un succès ? Sans doute… mais avec quand même une bonne dose d’optimisme ! En fait, le seul argument à avancer est celui selon lequel un match n’est jamais joué d’avance. Après, la réalité des chiffres et des statistiques ne plaide malheureusement pas en faveur de Barbara et ses partenaires. Une Barbara qui, malade, ne sera probablement pas présente! Un véritable handicap (de plus) quand on sait le rôle essentiel tenu par la capitaine.
De semaine en semaine, les difficultés collectives apparaissent de façon criante, plus particulièrement en défense. Et il y a trop de gâchis au tir pour espérer inverser la spirale négative dans laquelle les Roquebrunoises sont aujourd’hui engagées.
Pour faire bonne mesure, Babette ne peut pratiquement jamais compter sur son effectif au complet à l’entraînement.  
Autant dire que l’encadrement roquebrunois ne nourrit pas des ambitions démesurées avant le match de ce samedi. Surtout en sachant qu’Annemasse peut, à la faveur d’une victoire, se mettre presque définitivement à l’abri d’une mauvaise surprise en creusant l’écart sur un club relégable.
Pour les Roquebrunoises qui savent donc qu’un succès relèverait de l’exploit absolu, le principal objectif sera d’éviter une trop lourde défaite qui fragiliserait encore plus un groupe déjà moralement atteint et contraindrait probablement les dirigeants à prendre, en concertation avec leur entraîneur, des décisions drastiques pour sauver ce qui peut encore l’être.

Il y a une bonne vingtaine d’années, Roquebrune avait déjà connu une saison cauchemardesque qui s’était traduite par aucune victoire ! Cette année, il y en a déjà une au compteur… On se console comme on peut !

dimanche 22 novembre 2015

La descente aux enfers face à Saint Chamond (68/71)

Elles n'y arrivent pas. Ou plus...
C’était le match à ne pas perdre et, malgré toute leur bonne volonté, leur combattivité, les Roquebrunoises l’ont perdu, enregistrant ainsi leur cinquième défaite consécutive, la sixième en sept rencontres et surtout la troisième à domicile où il fallait quasiment faire le plein pour espérer obtenir le maintien en NF2.  Alors, bien sûr, on n’en est qu’au tiers du championnat mais il faudra désormais quasiment un miracle pour éviter la relégation. Rappelons que les trois équipes espoirs ne comptent pas dans le classement. Du fait qu’elles sont toutes en bas de tableau, il faudra terminer au moins 7ème pour se sauver. Et Roquebrune risque d’en être loin !
Comme lors de beaucoup de rencontres précédentes, l’équipe de Babette a payé très cher, face à Saint Chamond, deux « trous d’air », un 7/1 encaissé à l’entame du deuxième quart-temps suivi quelques minutes plus tard d’un 5/0. Jusqu’alors les deux équipes s’étaient neutralisées avec une Assitan des grands soirs bien soutenue par l’incontournable Melissa côté Roquebrune et, en face, l’efficacité du duo Potpinkova-Knezevic. Après une égalité à 9 après 5 minutes, les Azuréennes donnèrent l’impression de prendre le match à leur compte en menant 14/11 et 18/15 au terme du premier quart-temps. C’était plutôt pas mal parti.
Hélas, dès l’entame du deuxième quart-temps, les visiteuses passaient la vitesse supérieure et en trois minutes se projetaient devant 22/19. Ce n’était pas très grave mais contraignait Roquebrune à courir après le score, un exercice où on laisse toujours des plumes. De fait, Saint Chamond en remettait une couche pour prendre un avantage de 8 points 31/23 (17ème). Roquebrune se ressaisissait par une excellente Heidi mais les joueuses de la Loire mettaient à profit la moindre erreur pour maintenir l’écart que Roquebrune finissait quand même par réduire juste avant la pause sur un panier bonifié de Barbara, 28/31.
Dès le début du deuxième quart-temps Saint Chamond reprenait ses distances, 33/28, 37/31 (23ème). Une nouvelle fois les joueuses de Babette se révoltaient et un panier lointain d’Assitan suivi de deux lancers de Melissa, véritable métronome dans l’exercice (10/10 en deuxième période !), ramenaient Roquebrune sur les talons adverses, 36/37. Mieux encore : un panier bonifié de Barbara projetait son équipe en tête. Pas longtemps malheureusement car, trois minutes plus tard, Saint Chamond avait reconstitué son avance, quasiment point par point, 51/44 (28ème).
Les Roquebrunoises ne se décourageaient pas et allaient réussir un improbable 7/0 au moment où on l’attendait le moins avec un nouveau panier bonifié de Barbara, 2 lancers de Melissa et un panier de Barbara suite à une interception de Jana. 51/51 tout était à faire (ou refaire) pour les deux équipes.
Dans un premier temps le match parut tourner à l’avantage des Roquebrunoises se détachant 57/53 sur un panier de Jana et deux lancers de Melissa (33ème). Durant plusieurs minutes, elles allaient conserver ce frêle avantage, 61/59 (35ème), 66/64 (37ème), 68/66 (38ème). Les joueuses de la Loire jetaient leurs dernières forces dans la bataille et repassaient devant sur des paniers de Potpinkova puis Floury, 70/68 à une trentaine de secondes du terme.
En définitive Knezevic clôturait la marque sur un lancer à cinq secondes de la fin, scellant le succès de Saint Chamond 71/68.
Alors c’est vrai qu’il est rageant de perdre un match aussi serré sur un si faible écart mais l’analyse des stats est révélatrice : 13/34 (38%) à 2 points, 21/31 aux lancers (malgré le 11/13 de Melissa), cela fait beaucoup de points perdus en route qui ne se rattrapent jamais! A relever aussi (et surtout) un famélique 5 passes décisives. Collectivement, c’est toujours la Berezina et les largesses défensives se paient cash.

Saint Chamond bat Roquebrune 71/68 (15/18, 16/10, 20/23, 20/17)

Barbara 21, Assitan 17, Melissa 15, Heidi 6, Sarah 4, Sabine 3, Jana 2, Charlotte, Marion.

St Chamond. Potpinkova 19, Knezevic 15, Doron 12, Relave 8, Andre 7, Floury 4, Cherubini 4, Costa 2, Darregert, Masson 

vendredi 20 novembre 2015

RCM-ST CHAMOND CE SAMEDI 21 NOVEMBRE

Reporté la semaine dernière en raison des tragiques évènements de Paris, le match RCM-St Chamond aura finalement lieu ce samedi 21 novembre.

vendredi 13 novembre 2015

Défaite interdite contre Saint Chamond . Sinon...

Désormais « incrustées » dans le bas du classement (10èmes, voire 11èmes en fonction du résultat d’un match en retard entre Monaco et Montpellier), et alors que six journées seulement ont été disputées, les basketteuses roquebrunoises sont – déjà – à la croisée des chemins.
Déjà battues à cinq reprises, elles auraient quasiment un pied en NF3 en cas de nouvel échec ce samedi face à Saint Chamond autre équipe de bas de tableau également en difficulté.
On estime à 11 le nombre de succès nécessaire (et suffisant) pour assurer le maintien. Il ne fait aucun doute que la plus grande partie sera obtenue à domicile.
Or Roquebrune s’est déjà incliné deux fois sur trois au gymnase Valgelata (AS Monaco et St Laurent), épuisant du même coup de précieux « jokers ». Un troisième échec au tiers seulement de la compétition serait véritablement catastrophique, surtout avec une suite de calendrier délicate, trois déplacements pour une seule réception. Si réaction il doit y avoir, ce sera ce samedi… ou jamais car même si les écarts sont encore faibles, il va devenir de plus en plus difficile de combler le retard au classement sur les équipes de milieu de tableau.
Les données sont sensiblement les mêmes du côté de Saint Chamond qui n’a pas encore triomphé dans sa salle mais a su en quelque sorte « compenser » par deux victoires en déplacement (Saint Laurent et Cavigal.
Du coup, les joueuses de la Loire – qui ont également perdu de justesse chez l’AS Monaco (57/52) – ont actuellement 8 points (un de plus que Roquebrune) et se trouvent « virtuellement » en position de premier relégable sachant que Monaco, 7 points comme Roquebrune, en compte au moins un de plus et probablement deux du fait de son match en retard.
D’un point de vue statistique, cette rencontre de la peur opposera la plus faible attaque du championnat (Saint Chamond 290 points) à l’une des deux plus mauvaises défenses (Roquebrune, 388 points encaissés). La clef est donc facile à trouver.
Avec une Melissa Rondinelli impeccable depuis le début de saison et une Assitan Diarra qui monte en puissance, l’équipe de Babette Aranda est capable d’aller défier les défenses les plus solides. Et elle le fera d’autant mieux si elle parvient à obtenir une assise collective qui n’est pas trop son fort actuellement.
Barbara a livré des prestations intéressantes mais ne pèse pas autant sur le jeu qu’elle le faisait les précédentes années.
Mais le véritable problème des Roquebrunoises est la perméabilité de leur défense qui, bien souvent, ouvre de véritables boulevards aux adversaires… quand celles-ci ne sont carrément pas « oubliées » dans un coin du terrain. Or, une règle d’or du basket (et de nombreux sports) est que les matches se gagnent surtout en défense…
Autre souci pour le coach roquebrunois, le manque de continuité dans l’effort.
Ce n’est certainement pas un hasard si Roquebrune a battu le Cavigal en réalisant quatre quart-temps équilibrés (+1, +8, +2, -3).
Lors des autres matches, il y a toujours eu un quart-temps « d’égarement » : le troisième 11/21 à Saint Jean de Muzols, le quatrième 13/27 à Caluire et 7/16 contre Saint Laurent, le deuxième 4/17 contre l’AS Monaco, le premier  6/32 (!) à Monaco BA. La constante entre tous ces matches est l’obligation faite aux Roquebrunoises de courir après le score. Un exercice difficile où l’on ne gagne que très rarement.
Face à Saint Chamond, Barbara et ses partenaires n’auront pas droit à l’erreur. Il faudra être à 100% dès la première seconde. Et à la 2400ème !
Pour ce faire, l’équipe aura besoin de l’appui de ses fidèles supporteurs.
C’est à cette condition qu’elle pourra espérer remporter une victoire pas seulement importante mais surtout absolument indispensable.

  

dimanche 8 novembre 2015

Trop de libéralités défensives face à Saint Laurent (55/67)

Quel plaisir de voir Heidi revenir tout doucement
 à son meilleur niveau
Même si l’écart final apparaît un peu lourd pour les Roquebrunoises, la victoire d’une équipe de Saint Laurent beaucoup mieux « armée » collectivement et physiquement ne se discute pas. Le courage n’a pas suffi aux joueuses de Babette, irréprochables de ce point de vue, mais coupables de trop grandes libéralités défensives.
Ce fut particulièrement vrai en tout début de rencontre où l’ont vit l’équipe laurentine beaucoup plus ardente sur le ballon prendre rapidement le large, 7/1, 12/3 et 16/5 après 6 minutes. On n’était pas loin de la débâcle de la semaine précédente à Monaco !
Sarah et Heidi qui venait de rentrer stoppaient l’hemorragie et Barbara relançait complètement Roquebrune sur un panier bonifié. 10/16 (7ème), on respirait un peu mieux d’autant que Melissa marquait de loin sur un caviar de Barbara (13/18). Saint Laurent se ressaisissait dans les derniers instants et bouclait ce premier quart-temps  19/13.
Les joueuses de Crystelle Jouandon redémarraient fort en faisant la loi sous les panneaux mais sans grande conséquence au score. Tant et si bien que Sabine d’abord sur des lancers, Marine sur un bijou de panier bonifié et Melissa déchaînée permettaient à leur équipe, d’abord d’effacer leur retard, ensuite de passer devant, 23/21 et même 25/21 (14ème) !
Les joueuses de Crystelle Jouandon laissaient passer l’orage, la capitaine Pio (tiens tiens !) égalisait et Saint Laurent repassait devant 33/31 à la pause en dépit d’une superbe action d’Heidi.
A la reprise, Assitan égalisait rapidement et remettait même son équipe devant sur un lancer. Mais alors qu’elle croyait tenir le bon bout, l’équipe se désunissait, commettant des erreurs défensives immédiatement mises à profit par l’adversaire. Du coup, Saint Laurent, avec Lambert, Ait-Adir et une intenable Elodie Demortier creusait l’écart. 49/36 après 26 minutes, il paraissait difficile à Roquebrune de revenir.
Barbara prenait alors le match à son compte et,  sous son impulsion, Roquebrune allait réussir un improbable 12/2 pour revenir à seulement 3 points (48/51) à l’entame du dernier quart-temps. Un quart-temps entamé toutefois sans Melissa tout à la fois touchée dans un choc et sanctionnée (bien sévèrement) à 4 reprises.
Saint Laurent en profitait pour reprendre à nouveau ses distances et faisait une nouvelle fois le break 59/51 (34ème). Les lancers réussis par Melissa et Barbara étaient insuffisants pour effacer l’avance des Laurentines qui, par Lambert et Razafindramiary notamment, enfonçaient le clou dans les derniers instants pour s’imposer finalement 67/55.
Roquebrune a donc enregistré sa cinquième défaite en six matches et même si les écarts au classement ne sont pas encore rédhibitoires, la situation commence quand même à devenir très, très préoccupante.
En fait, on ne sent pas dans cette équipe la joie de jouer, la « grinta » qui faisait sa force ces dernières années avec aussi, il est vrai, un groupe plus « étoffé ». 
Les erreurs défensives sont trop nombreuses (combien de fois une joueuse adverse s’est-elle retrouvée absolument seule ?) pour ne pas être très pénalisantes. 
Et, en attaque, on compte essentiellement sur des exploits individuels même s’il y a eu un léger mieux d’un point de vue collectif avec 7 passes décisives… ce qui reste très peu quand même ! On retiendra notamment une lumineuse action d’Heidi en tête de raquette n’hésitant pas à lancer le ballon dans un espace entre deux joueuses adverses pour permettre à Assitan, jaillissant dans le dos de ces dernières, d’aller inscrire un superbe panier. C’était peut-être contraire à toutes les règles mais tellement beau… et efficace !
A noter encore l’intéressant apport de Marine qui, une fois de plus cette saison, était sur le terrain lors de la meilleure phase roquebrunoise (dans le deuxième quart-temps) et aussi de Charlotte susceptible d’apporter un indispensable petit grain de « folie ».
Bref, les temps sont durs pour Roquebrune mais avec un poil plus de confiance, un zeste de physique (il y a manifestement quelques kilos à perdre ici et là…) et la volonté de bien faire, tout n’est peut-être pas perdu… Du moins peut-on (encore) l’espérer !

Saint Laurent bat Roquebrune 67/55 (19/13, 14/18, 18/17, 16/7)

Barbara 15, Melissa 15, Assitan 8, Sarah 4, Heidi 4, Sabine 4, Marine 3, Charlotte 2
  

jeudi 5 novembre 2015

Roquebrune-St Laurent : un « classico » sur fond d’état d’urgence

Sabine a été l'une des rares à "surnager"
à Monaco samedi dernier...
Parler de « crise » serait aucun doute exagéré mais un certain « état d’urgence » a été décrété dans l’entourage de RCM Basket après le troisième échec consécutif enregistré samedi dernier à Monaco BA. Et le 32/6 encaissé durant le premier quart-temps est resté en travers de la gorge de Babette Aranda ! Celle-ci ne s’est pas privée de le faire savoir au cours d'un debriefing « musclé » en utilisant la vidéo du match diffusée sur un (très) grand écran de télévision où les lacunes des unes et des autres autant que leurs grossières erreurs sont clairement apparues.
Les dirigeants aussi sont intervenus dans le débat pour placer les joueuses-cadres devant leurs responsabilités.
Dans ce contexte, le match de ce samedi face à Saint Laurent pourrait être décisif pour la suite de la saison. Ou bien les joueuses se ressaisissent et sortent de la spirale négative dans laquelle elles sont engagées depuis le début du championnat (une victoire en cinq matches ), ou bien elles continuent de s’enfoncer on n’ose pas dire « dans les profondeurs du classement » vu qu’elles y sont déjà. Et là…
Le message est clair : l’entraîneur veut voir sur le terrain des « guerrières » faisant honneur à leur maillot et non des joueuses incapables de réagir dans l’adversité.
Et justement, « guerrières » est sans doute l’un des qualificatifs les mieux appropriés aux joueuses de Saint Laurent dont on peut être certain qu’elles ne « lâcheront » rien, surtout dans le contexte d’un derby qui est depuis des années un « classico » de la saison de basket sur la Côte d’Azur.
C’est d’ailleurs celui qu’utilise leur coach Crystelle Jouandon : « Je fais confiance à mes Warriors, je sais qu'elles peuvent sortir ce match que j'attends, la vraie bonne performance, car je sais que l’on peut jouer mieux que ce que l'on fait depuis le début".
Après un démarrage poussif (défaites à domicile contre Saint Chamond puis à Marseille), les Laurentines viennent d’aligner trois victoires consécutives, face à Annemasse (l’un des favoris de la poule), à Toulouse et contre Montpellier. Les écarts, 5, 3 et… 1 point sont révélateurs de l’état d’esprit des joueuses qui ont su aller au bout de leurs forces pour vaincre. Et elles sont certainement prêtes à en faire de même au gymnase Valgelata.
Globalement, les deux équipes ont marqué le même nombre de points depuis le début de saison (283) mais l’avantage va nettement à Saint Laurent pour ce qui est de la défense, 289 points encaissés contre 321 pour Roquebrune. Or, on sait bien que la défense est avant tout le reflet d’un état d’esprit…
Aux joueuses de Babette Aranda de démontrer à leurs fidèles supporteurs qu’elles sont capables de redresser la tête et de remporter un  succès qui ferait beaucoup de bien au classement… et dans les têtes.

Après la visite de Saint Laurent, Roquebrune aura celle de Saint Chamond. Deux matches à domicile qui doivent marquer le renouveau d’une équipe locale qui, intrinsèquement, vaut bien mieux que son modeste ( !) classement actuel.

dimanche 1 novembre 2015

Monaco BA bat Roquebrune 81-63 :et ça aurait pu être pire !

On avait annoncé un (très) court mais (très) périlleux déplacement . On a failli être encore au-dessous de la vérité !
Certes Roquebrune s’est incliné sur un écart de 18 points qui, s'il est significatif d'une supériorité certaine n'est pas infâmant. Comme auraient pu l'être les 35 points de retard que comptait, à la pause, l’équipe de Babette… et encore un de plus au terme d’un troisième quart-temps équilibré!
Assitan, une des satisfactions de la soirée
Bien évidemment tout espoir de victoire était envolé depuis longtemps, très longtemps même, en fait dès la 5ème minute de jeu où les Monégasques d’Olga menaient 18/0. On ne remonte pas un tel handicap à un adversaire de ce calibre qui vise ouvertement la NF1.
Une belle réaction d’orgueil couplée avec une certaine perte de concentration des Monégasques assurées du succès allait se traduire par un improbable 30/12 des Roquebrunoises emmenées par un trio majeur Melissa-Assitan-Barbara. L’humiliation totale avait été évitée mais il va quand même bien falloir commencer à se poser de sérieuses questions sur l’avenir car, tout doucement, la hiérarchie du championnat est en train de se dessiner et Roquebrune, 11ème, va devoir rapidement se ressaisir pour ne pas laisser les écarts se creuser. Dans ce contexte, les deux prochains matches à domicile face à Saint
Laurent et Saint Chamond seront cruciaux, surtout d’ailleurs le second face à un adversaire direct pour le maintien.
Parmi ces questions, une au moins interpelle fortement : 0 passe décisive contre Monaco BA et au total 26 en cinq rencontres. Ou est passé le jeu collectif qui faisait merveille les saisons précédentes ? Paradoxalement, l’attaque n’est pourtant pas le défaut majeur de l’équipe, 6ème avec une moyenne de 56 points grâce surtout à l’efficacité d’une épatante Melissa qui va franchir la barre des 100 points et possède la meilleure évaluation moyenne depuis le début de saison. Elle est aussi la seule à avoir réussi deux Double-Double face aux deux équipes de Monaco. Cette performance a été « frôlée » par Assitan deux fois et Barbara à Monaco BA mais pour celle-ci d’une façon pour le moins étonnante : 14 points et 9 rebonds… et aucune passe décisive. Le monde à l’envers !
Par contre la défense est la plus mauvaise du championnat avec une moyenne de 64 points encaissés. 56-64, l’écart n’est pas énorme mais, actuellement, il pèse très lourd. Du mauvais côté de la balance.

Monaco BA bat Roquebrune 81/63 (32/6, 20/11, 17/16, 12/30)


Melissa 20 (DD et évaluation 22), Assitan 16, Barbara 14, Heidi 4, Sabine 4, Charlotte 3, Sarah 2, Marine, Jana

jeudi 29 octobre 2015

Un (très) court… mais (très) périlleux déplacement au Monaco BA

Nos basketteuses vont effectuer ce samedi leur plus court déplacement de la saison et probablement de tous les temps en compétition officielle nationale. Moins de dix kilomètres, en effet, séparent les gymnases Valgelata de Roquebrune et de l’Annonciade à Monaco, le fief du Monaco Basket Association.
Créé il y a moins de dix ans, le club du président Eric Ellena a avalé les obstacles à une allure qui n’a de comparable que celle de… Roquebrune il y a quarante ans. Pour l’instant le MBA est un cran au dessous de ce qu’avaient réalisé les fameuses « demoiselles de Roquebrune » en accédant à la NF1 qui était alors le plus haut niveau national. Pour l’instant. Car les dirigeants monégasques ne cachent pas leurs ambitions et, au fil des saisons, ils se sont donné les moyens de les atteindre.
Au demeurant, si le MBA n’apparaît, après les 4 premières journées, qu’à la 7ème place, il est en fait 3ème ex-aequo, dans le sillage des deux leaders invaincus, Caluire et le SMUC. Et les deux points de retard n’ont rien de rédhibitoire. Ils sont simplement le reflet d’une équipe encore à la recherche de son équilibre mais qui montera certainement en puissance au fil des semaines.
Le bilan monégasque est équilibré avec deux victoires face à Toulouse à domicile et surtout à Annemasse - un autre sérieux prétendant à la montée -  et deux défaites, l’une à domicile face au SMUC (le grand favori de la poule) l’autre plus surprenante à Montpellier… d’un point. En fait, les Monégasques sont tombées sur une équipe Espoirs au grand complet. On sait que  ce n’est pas toujours le cas, les Espoirs ne cessant, depuis des années, de fausser le championnat. Mais c’est une autre histoire.
En tout cas, les joueuses d’Olga Tarasenko vont aborder ce match contre Roquebrune avec la ferme volonté de ne pas commettre un faux pas qui, pour le coup, aurait des conséquences importantes sur l’avenir du club dans ce championnat.
En face, il ne faut pas se cacher que le ciel roquebrunois est actuellement assez sombre avec une seule victoire en quatre matches. Le début de saison est difficile (doux euphémisme) avec une virtuelle 11ème place (sur 12) dans la mesure où l’AS Monaco compte un match de retard.
Fort heureusement les écarts restent faibles et Roquebrune n’est jamais qu’à un point… de la 3ème place. Si l’on excepte Caluire et le SMUC qui accomplissent un sans faute, on a le sentiment que tout le monde peut battre tout le monde. Il suffit de deux défaites consécutives pour rejeter un club en bas de tableau, deux victoires consécutives le projetant vers le haut. Il n’y a donc pas lieu de trop s’alarmer. Pour l’instant…
Par contre, Babette a une mission précise : trouver le moyen d’éviter ces pertes de concentration qui ont coûté cher lors des trois défaites. 
Face à l’AS Monaco, lors du dernier match, il ne faut pas chercher ailleurs qu’au deuxième quart temps les raisons de la défaite : un 4/17 dont l’équipe ne s’est pas remise avec une incapacité de marquer durant 8 minutes. C’est d’autant plus rageant que Roquebrune a gagné les trois autres quart-temps mais sur des écarts trop faibles pour totalement effacer le handicap concédé entre la 10ème et la 20ème minute.
Le staff roquebrunois est bien conscient que le déplacement de demain au MBA ressemblera fort à une « mission impossible » face à une équipe désireuse de repartir de l’avant.
Mais on sait bien qu’un match n’est jamais joué d’avance. Barbara et ses partenaires sont donc bien décidées à jouer à fond les petites chances qu’on peut légitimement leur accorder. Et si, malheureusement, leurs efforts ne sont pas récompensés, ce match doit à tout le moins servir de préparation à un autre grand choc programmé le samedi suivant avec la venue de Saint Laurent au gymnase Valgelata.

Notons  enfin que le match a été programmé à 17 heures et que le soir à partir de 20H30 au gymnase Valgelata, l’équipe 2 recevra Cagnes sur  Mer en championnat Pré-Nationale. 

dimanche 18 octobre 2015

Roquebrune s'incline face à l'AS Monaco 56/58

 Le premier des quatre super-derbies entre Roquebrune et les deux équipes de Monaco a tourné à l’avantage des Asémistes d’Olivier Tuso victorieuses au gymnase Valgelata. L’écart de deux points (56/58) reflète l’intensité d’une rencontre au cours de laquelle les Roquebrunoises ont malheureusement été dans la position du lièvre courant désespérément après la tortue.
Et pourtant tout avait si bien commencé ! Au bout de deux minutes, Roquebrune menait 8/0 sur des paniers de Melissa – déjà au top -, Assitan, Sarah et Heidi. Bref, cela partait dans tous les sens.
Melissa a tout tenté. En vain.
Un temps mort permettait à Tuso de remettre son équipe dans le bon chemin. De fait, les visiteuses ne tardaient pas à égaliser sur un 8/0. Les égalités se succédaient jusqu’à 12 avant que Melissa ne donne un avantage 14/12 au terme du premier quart-temps.
Dès la reprise, Monaco haussait le ton et passait devant pour la première fois, prenant un avantage psychologique indubitable. Face à des Roquebrunoises brutalement frappées d’impuissance, Monaco, comme à la parade, se détachait inexorablement avec un surréaliste 15/0 ! Roquebrune allait ainsi mettre près de 8 minutes à enfin marquer sur une action individuelle de Barbara… panier qui ne changeait d’ailleurs rien à la physionomie d’un match désormais totalement maîtrisé par les Asémistes qui atteignaient la pause sur un avantage de 29/18, ce qui revient à dire que Roquebrune n’avait marqué que 4 points durant ces dix minutes.
L’écart n’allait plus guère être modifié durant les quinze minutes suivantes. Sarah démoniaque et Assitan avaient beau tenter de redonner du souffle, Monaco répondait du tac au tac le plus souvent par l’intermédiaire de l’Américaine Evans qui faisait à peu près tout ce qu’elle voulait. Le quart-temps s’achevait sur un écart de 10 points (38/48) avec un panier d’une certaine Pauline dont le panache blond évoquait bien des souvenirs aux supporteurs roquebrunois…
Ceux-ci reprenaient un peu espoir lorsque Barbara signait deux lancers pour ramener l’écart à 8 points. Melissa superbe prenait le relais mais la réplique asémiste était cinglante et de panier en lancer franc, l’écart était stabilisé aux alentours des 8 points, 45/53 (35ème).
Assitan donnait une nouvelle fois le signal de la révolte en provoquant de nombreuses fautes adverses. Hélas, le lancer franc n’a jamais été sa tasse de thé… Mais il suffisait qu'elle en convertisse enfin deux consécutifs pour relancer son équipe. Brusquement Roquebrune retrouvait son équilibre défensif, Melissa récupérait un rebond offensif pour faire tomber l’écart à 5 points, 51/56 (37ème). Allait-on assister au miracle ?
Le problème, c’est que Roquebrune perdait Barbara sur une cinquième faute jugée anti-sportive qui donnait deux lancers (réussis par Evans) et possession à Monaco. Une fois encore tout était à refaire.
Les joueuses de Babette s’attelaient à cette mission impossible, Melissa réussissait un doublé alors que Pauline quittait à son tour le terrain pour 5 fautes. 56/57 à une grosse minute de la fin, le renversement de situation était possible. Hélas, Roquebrune gâchait une munition importante, Monaco récupérait et faisait tourner le ballon jusqu’à une faute indispensable mais trop tardive à 4 secondes du terme. De fait Mahouchiza clôturait la marque sur un lancer, une ultime attaque roquebrunoise étant stoppée par le buzzer. Monaco s’imposait 58/56. Le meilleur avait gagné même si les joueuses roquebrunoises ont tout donné pour inverser la tendance. Elles ont d’ailleurs remporté 3 quart-temps sur 4. Mais on ne peut gagner un tel match avec un consternant 0/15 à 3 points…

AS Monaco bat Roquebrune 58/56 (12/14, 17/4, 19/20, 10/18)

Melissa 21, Assitan 14, Sarah 8, Barbara 8, Sabine 3, Heidi 2, Marine, Lucie, Marion


Monaco. Evans 29, Bianchi 6, Cipan 6, Machu 5, Peron 5, Cyprien 3, Dubois 2, Mahouchiza 2, E. Lecocq, E. Prevot-D’Arville

vendredi 16 octobre 2015

Un « super-derby » contre l’AS Monaco

Si un match contre une équipe niçoise est qualifié de « derby », un match contre une équipe de Monaco peut revendiquer l’appellation « super-derby ». A vol d’oiseau, quelques kilomètres seulement séparent le gymnase Valgelata du stade Louis II, fief de l’AS Monaco. Et encore moins le gymnase de l’Annonciade où évolue le Monaco BA .
Hasards du calendrier, Roquebrune va successivement affronter les deux équipes de la Principauté. Ce samedi, l’équipe de Babette Aranda accueille l’AS Monaco et, le 31 octobre, se rendra chez le Monaco BA. Des rencontres qui vont cristalliser l’attention des amateurs de basket de l’Est du département…  avant l’explosif choc des deux équipes monégasques début décembre !
Le Président de l’AS Monaco Arnaud Giusti n’a pas hésité à afficher clairement ses ambitions. Elles sont d’ailleurs presque nécessaires dans le contexte de l’émergence d’un rival au sein même de la Principauté, le Monaco BA d’Eric Ellena. Celui-ci a fait une irruption remarquable dans le paysage du basket azuréen avec une ascension exceptionnelle au rythme quasiment d’une montée par saison depuis le championnat départemental. Paradoxe : cette ascension a été réalisée pour la plus grande partie sous la conduite de Babette Aranda aujourd’hui revenue dans son club de cœur, RCM Basket, dont elle fut une icône voici quelques années en tant que joueuse emblématique.
Dans le sillage de la section masculine, les basketteuses de l’AS Monaco veulent aujourd’hui s’affirmer au plus haut niveau. Le projet du président Giusti a séduit l’ancien coach roquebrunois Olivier Tuso désireux de relever un nouveau challenge après une belle saison de NF1 conclue par un maintien sportif (mais refusé par les dirigeants pour des raisons financières). Tuso a ainsi succédé à Cyril Lecocq qui avait pris la tête de l’équipe asémiste après avoir quitté Roquebrune !
Le choc de ce soir au gymnase Valgelata s’annonce particulièrement indécis entre deux équipes manifestement à la recherche de leur équilibre.
Les joueuses d’Olivier Tuso ont perdu à domicile lors de la première journée mais en donnant beaucoup de fil à retordre à Annemasse que l’on présente comme l’un des grands favoris de la poule. Elles se sont ensuite inclinées à Toulouse, une contre-performance liée à un manque de cohésion dans un groupe dont certaines recrues – et notamment une intérieure américaine de grande qualité – sont arrivées tardivement. De ce point de vue, le report du troisième match samedi dernier a certainement compliqué la tâche du coach monégasque mais il ne fait aucun doute que l’AS Monaco va monter en puissance au fil des rencontres…
En face, les Roquebrunoises sont, elles aussi, à la recherche d’un équilibre. Babette Aranda doit tout reconstruire en s’appuyant sur les « rescapées » de la saison dernières, Barbara Cousin, Sarah Bohy et Marine Foiret. Cette dernière n’a pas vraiment un statut de titulaire mais elle est précieuse et c’est bien souvent lorsqu’elle est sur le terrain que l’équipe réussit ses meilleures séquences.
En fait, aussi bien à Saint Jean de Muzols qu’à Caluire samedi dernier, les joueuses ont craqué dans les dernières minutes. Peut-être un problème de physique, peut-être aussi un problème de mental comme si l’équipe n’avait pas les ressources suffisantes pour faire front quand l’adversaire fait souffler la tempête.
La tache de Babette Aranda cette semaine s’est trouvée compliquée par les aléas de la santé. Tour à tour Assitan, Foiret et Cousin ont été malades. L’entraînement du lundi a même été annulé. Pas la meilleure situation pour une équipe qui a au contraire besoin de beaucoup travailler pour hisser son niveau de jeu.
En contrepartie, Charlotte Loaso a pu reprendre et le coach roquebrunois comptera ce soir pour la première fois de la saison sur Lucie Gallo. L’intérieure slovaque – qui a fait autrefois les beaux jours du club sous le nom d’Opralova – apportera ses centimètres (195 !) et son expérience à un groupe rajeuni qui en a bien besoin. Sa présence devrait être un « plus » aussi pour Melissa Rondinelli tandis qu’une autre grande figure du club, Heidi Lecocq, sera là pour prêter main forte aussi bien dans la raquette que sur une aile.
Mais, au-delà de toutes les supputations strictement sportives, ce match se jouera d’abord « dans les têtes ». La pression sera sur Roquebrune qui reçoit et doit donc « théoriquement » gagner.
De leur côté, les Monégasques auront le double avantage de n’avoir rien à perdre… tandis que leur entraîneur qui connaît évidemment très bien les joueuses adverses saura trouver le meilleur moyen de les contrarier au maximum !Bref, tout peut arriver et l’impact psychologique des premières minutes pourrait être décisif.