lundi 28 avril 2014

Le « banc » fait la différence à Mont de Marsan (55/52)

« La victoire d’un groupe ». C’est en ces termes que Cyril a félicité ses joueuses au terme de la rencontre gagnée à Mont de Marsan « dans la douleur ». Et pour cause.
On a souvent vanté (à juste titre) la qualité exceptionnelle du « cinq majeur » roquebrunois.
Marine est magique!!!
A Mont de Marsan, Barbara n’était évidemment pas là, Sarah et Veronika étaient en… « quart » de teinte, Marylène en demi et Pauline en 9/10èmes.
Alors, Roquebrune a trouvé son salut du côté de son banc à commencer par une Marine magique. Au plus fort de la tempête montoise, elle a tenu l’équipe à bout de bras avec une série de trois paniers bonifiés consécutifs que l’on aurait tendance à qualifier « d’exceptionnelle »… sauf qu’elle est quasiment une routine pour elle ! Après, c’est Heidi qui a pris le relais, une Heidi façon « dame aux camélias » en raison d’une toux persistante mais, pour le coup, c’est elle qui a fait tousser les (admirables) supporteurs locaux. Et puis il y a eu Isabelle, l’invitée-surprise de ces play-off. Appelée en renfort après la blessure de Barbara, elle a eu l’occasion de découvrir une compétition qu’elle avait manquée il y a quatre ans pour la meilleure des raisons : elle venait juste de tomber enceinte.
Isa n’avait pour référence que quelques matches disputés cette saison avec l’équipe 2. Reprendre ses marques en NF2 n’a pas été simple mais elle ne cesse de se bonifier au fil des semaines et, à Mont de Marsan, elle a indiscutablement pesé sur le match, par ses points, par son influence sur le jeu.
Soyons honnête : Roquebrune n’a pas été étincelant à Mont de Marsan. L’évaluation globale de l’équipe est d’ailleurs la plus faible de la saison. Mais Roquebrune a gagné et c’est l’essentiel car c’est la force des grandes équipes, pardon, des grands groupes, que de pouvoir vaincre le jour où tout ne se passe pas comme on le souhaiterait.
Privé de plusieurs joueuses blessées (et la liste s’est encore allongée durant le match !), Mont de Marsan avait une carte majeure à jouer : la jeunesse. Avec des filles mettant un cœur énorme à l’ouvrage, se jetant sur tous les ballons et courant dans tous les sens. Juste ce que… n’aiment pas les Roquebrunoises qui ont toujours gênées par les équipes Espoirs qu’elles ont affrontées.
Durant le premier quart-temps, les deux adversaires firent jeu égal avec, de part et d’autre, beaucoup de gâchis au tir et une lutte énorme dans la raquette entre Mary et Pauline et la puissante intérieure montoise Mamadou-Debat. Les deux Roquebrunoises signaient 11 points, Sarah ajoutant un panier à la suite d’une interception gagnante. 13/11 au terme des dix premières minutes.
8 secondes après la remise en jeu, Mont de Marsan égalisait et emballait le rythme de la rencontre. Roquebrune avec Marine et Heidi parvenait cependant à faire front, 14/13 après 13 minutes. Dans les sept minutes suivantes, le point se faisait très rare, en particulier du côté de Roquebrune qui n’en marquait que 6 dans ces dix minutes… dont 5 de Sarah. Il est vrai que l’équipe consommait beaucoup de forces dans ses duels défensifs. On se retrouvait à 19/20 à la pause en faveur des joueuses landaises.
Comme précédemment, les Montoises frappaient d’entrée de deuxième mi-temps. 7 secondes leur suffisaient pour marquer ! Durant plusieurs minutes, on ne voyait que du « jaune et noir » sur le terrain. Les Montoises accaparaient le ballon, contraignant Marylène et ses partenaires à parer au plus pressé au détriment de l’efficacité offensive. Roquebrune mettait ainsi près de 4 minutes à retrouver le chemin du panier grâce à Isabelle qui, de loin, ramenait le score à 22/24. Mamadou-Debat toujours elle menait la vie dure aux joueuses de Cyril qui déployaient beaucoup d’énergie pour s’accrocher dans le sillage de Montoises omniprésentes. Celles-ci obtenaient jusqu’à 7 points d’avance (33/26 puis 35/28)… jusqu’à un premier panier bonifié de Marine qui sonnait la révolte (31/35, 28ème). Mont de Marsan ne lâchait rien et reprenait même quelque distance  (42/34, 29ème). Le public s’enflammait et c’est encore Marine qui éteignait l’incendie par un troisième panier bonifié consécutif laissant Roquebrune en vie (37/42) à l’entame du dernier quart-temps.
Une nouvelle fois, Mont de Marsan frappait immédiatement (9 secondes !) et sa vivacité continuait à poser d’énormes problèmes. Heureusement Heidi retrouvait son fameux coup de patte et Pauline s’arrachait sous le cercle, 43/44 (33ème).
La défense roquebrunoise annihilait les intentions adverses et Isabelle, quasiment depuis le seuil des vestiaires, remettait son équipe devant, 46/44 (34ème). Marylène sur un ballon gagné donnait un souffle d’air… La sérénité semblait revenue à Roquebrune mais tout était remis en question sur un panier bonifié de Mont de Marsan, 47/48 à cinq minutes du terme. Qui allait craquer ?
Les Landaises reprenaient le score sur un panier bonifié. La riposte venait d’Heidi qui signait deux paniers (le premier bonifié) pour un 53/49 (38ème). Les locales accusaient manifestement le coup. Pauline au terme d’une belle action collective donnait 6 points d’avance (55/49) à une quarantaine de secondes de la fin. Dès lors, les Roquebrunoises s’efforçaient de « manger » le temps. Mont de Marsan revenait à 3 points sur un panier bonifié à 17 secondes de la fin et avait encore une dernière cartouche pour une éventuelle égalisation mais ne parvenait pas à l’utiliser et Roquebrune finissait par s’imposer 55/52. On avait quand même eu très « chaud » !
 

Roquebrune bat Mont de Marsan 55/52 (13/11, 6/9, 18/22, 18/10)

Pauline 14, Marine 9, Marylène 9, Heidi 8, Sarah 7, Isabelle 6, Veronika 2, Amandine.

jeudi 24 avril 2014

Un test important pour Roquebrune à Mont de Marsan

Si RCM Basket est un fidèle des play-off auxquels il a participé aux quatre éditions depuis leur création, Mont de Marsan, au contraire, les découvre cette saison.

Et l’on peut parler de véritable événement, demain samedi, pour le public montois qui viendra certainement en nombre supporter son équipe.
Un public qui pourrait faire la différence dans un match qui s’annonce, a priori, très disputé.

Le bilan des deux équipes au terme de la première phase a été identique, 17 victoires, 5 défaites. Avec 1426 points marqués, Mont de Marsan est très loin de Roquebrune et ses 1582 points. Mais sa défense a fait beaucoup mieux que l’équipe de Cyril Lecocq, seulement 1270 points encaissés (meilleur score de la poule B) contre 1384. L’efficacité des deux défenses devrait donc être l’une des clefs du match et, samedi dernier face à Anglet, Marylène Guerra et ses partenaires ont démontré qu’elles sont, elles aussi, capables d’annihiler les ardeurs offensives de l’adversaire. Anglet n’a marqué que 50 points, son plus faible score de la saison !
Malgré sa défaite à Marseille samedi dernier, Mont de Marsan a d’ailleurs bien tenu face à l’armada du SMUC, n’encaissant que 53 points… mais n’en marquant aussi que 48 !

Cela dit, l’équipe montoise a prouvé tout au long de la saison qu’elle a de la ressource et qu’elle est capable de tous les exploits. Elle est ainsi allée s’imposer à La Couronne à quatre journées du terme à un moment où les résultats des matches entre prétendants aux P.O. devenaient particulièrement importants. Or, La Couronne avait gagné à l’aller à Mont de Marsan.

Mais ces sursauts d’orgueil peuvent parfois aussi cacher d’étonnantes « baisses de tension » comme ce large échec 78/54 à Anglet alors que Mont de Marsan avait gagné l’aller sur un score quasiment identique, 76/52… Soit un différentiel de 48 points sur les deux matches !
Une chose est sûre : les Roquebrunoises vont trouver face à elles une équipe de Mont de Marsan surmotivée qui aura à cœur d’ »effacer » son échec de Marseille et se relancer dans la course au Final Four, plus exactement de la deuxième place car la première est plus que jamais destinée au SMUC qui, en raison de son avance initiale, n’a besoin que de trois victoires à domicile pour l’obtenir.

Côté RCM Basket, il faut bien dire que la victoire de samedi dernier a été, dans une certaine mesure, une « divine » surprise. Guerra et ses partenaires ont su compenser l’absence de Cousin par une rigueur exceptionnelle et, aussi, un « cœur » monumental. A partir de là, tout reste possible et, dans une certaine mesure, ce match à Mont de Marsan aura valeur de test. Car, comme chaque année, l’équipe qui parviendra à vaincre à l’extérieur prendra une option sur la qualification. Et si défaite il devait (quand même) y avoir, l’important sera de « limiter la casse » en prévision du match retour.
Conscientes de l’enjeu, les joueuses ont beaucoup travaillé cette semaine sous la direction de Cyril, peaufinant la défense mais testant aussi des combinaisons offensives lors d’un match contre… les « loisirs » masculins du club. Elles s’attendent en effet à un gros défi physique. La « recette » avait très bien marché la saison dernière. Alors pourquoi pas cette année encore ?

Sans Barbara Cousin ni Elena Pesante (obligations professionnelles), le groupe sera constitué de la capitaine Marylène Guerra, Sarah Bohy, Heidi Lecocq, Veronika Matajova, Pauline Machu, Marine Cappelli-Manas, Isabelle Laloum-De Lapeyre et Amandine Tixier, une intérieure opérant habituellement avec l’équipe 2.

mardi 22 avril 2014

Pauline taille 42 !


L’actualité très fournie de ces derniers temps ne nous a pas permis de mettre l’accent sur la performance individuelle de Pauline lors de la dernière journée du championnat à Montpellier.
Elle a en effet obtenu une évaluation à 42 grâce à 27 pts avec des pourcentages impressionnants au tir (75% à 2 pts, 86% aux lancers et même un 50% à 3 pts), 14 rebonds (soit son onzième double double de la saison !), 4 passes décisives, 3 interceptions.

C’est la deuxième meilleure performance de ces dix dernières années, juste derrière le 43 réalisé par Jezabel Richard lors de la saison 2005/06 (déjà à Montpellier!) et devant cette même Jezabel, 41 (saison 2004/05).
Les chiffres parlent d’eux-mêmes mais une chose est peut-être encore plus impressionnante. Alors que Jezabel ou Marylène sont des« intérieures » de formation en raison de leur grande taille, Pauline est arrivée voici 6 ans à Roquebrune plutôt en tant qu’ailière susceptible de donner « un coup de main » à l’intérieur. Ce secteur de jeu étant par la suite plutôt démuni, Pauline a entamé sa reconversion en travaillant d’arrache-pied sous la direction de Cyril. Tout cela ne s’est évidemment pas fait en un jour mais il est certain que Pauline est, depuis au moins deux ans, l’une des toutes meilleures intérieures du championnat de NF2.

Ce véritable exploit ferait (presque) oublier les performances de trois autres Roquebrunoises.
Toujours dans le secteur intérieur, Marylène s’est« fendue » cette saison, toujours à Montpellier d’ailleurs, d’un 32 qui lui permet – enfin – d’entrer dans le Top Ten des dix dernières années. Elle avait auparavant été créditée d’un 31 à Venelles et de deux 30 contre BO Savoie et Monaco.

Du côté des « extérieures », Barbara a battu son record personnel de la saison précédente en atteignant deux fois la barre des 30 (contre Montpellier et au Cavigal), confortant sa deuxième place derrière Karine Pio dont le record à 32 tient depuis maintenant dix ans !
Et puis, et puis, il y a Marine qui a frappé un très grand coup voici quelques semaines à Meyzieu : une évaluation à 26 égale au nombre de points marqués avec surtout un extravagant 78% à trois points (7/9). Marine avait précédemment été créditée de deux 18 (Meyzieu à l’aller, Monaco) et d’un 17 (Venelles). L’enfant du club vole aujourd’hui de ses propres ailes et a assurément réalisé sa toute meilleure saison avec une évaluation moyenne double de celle de l’an dernier. Tout cela au prix de gros efforts qui ont été récompensés. Marine a réussi à se positionner à la lisière d’un cinq majeur d’exception. Dire que tout RCM Basket en est ravi serait un doux euphémisme !!!

A vrai dire, Marine a fait un jour, beaucoup, beaucoup mieux encore, mais avec l’équipe 2 en championnat Régional. Elle a en effet signé une évaluation à 39 lors d’un match contre Vence (saison 2010/11) avec 31 pts, 8 rebonds, 8 ballons gagnés et 5 passes décisives. On note encore un 25 la saison dernière (contre le GSEM)
Jana – que l’on espère tant voir revenir la saison prochaine– a pour sa part été créditée, la même saison, d’un 32 dans un match contre Carqueiranne.

Citons encore parmi les grosses perfs individuelles en ERF chez les intérieures, Heidi avec 33 (Cavigal) lors de la saison 2011/12 et 30 contre Golfe Juan la saison dernière mais aussi Sandra Zaplata, 38 lors d’un match contre Carqueiranne (2011/12).

Les nouveaux Top Ten


Intérieures.

1. Jezabel RICHARD (saison 2005/06) 43

2. Pauline MACHU (2013/14) 42

3. Jezabel RICHARD (2004/05) 41

4. Agnès VERNHES (2005/06) 38

5. Adriana OPRALOVA (2010/11) Agnès VERNHES (2005/06) 34

7. Jezabel RICHARD (2006/07), Agnès VERNHES (2005/06) 33

9. Marylène GUERRA-NOGUES (2013/14), Adriana OPRALOVA (2010/11)
   
    Agnès VERNHES (2005/06), Jezabel RICHARD (2006/07) 32

* * *

Extérieures.

1. Karine PIO (saison 2004/05) 32

2. Barbara COUSIN (2013/14) 30 (2 fois)

3. Barbara COUSIN (2012/13) 29

4. Marianne CIPAN (2006/07) 28

5. Babette ARANDA (2004/05) 27

    Pauline MACHU (2009/10) 27

7. Marianne CIPAN (2006/07) 26

    Veronika MATAJOVA (2011/12) 26

     Marine CAPPELLI-MANS (2013/14) 26

10. Barbara COUSIN (2012/13) 25

dimanche 20 avril 2014

Roquebrune endosse le bleu de chauffe face à Anglet (57/50)

On croyait avoir tout vu avec l’équipe roquebrunoise championne de France en titre. Eh bien non !

Samedi soir, les artistes capables d’enflammer un gymnase par leur capacité à produire un basket collectif chatoyant avaient endossé le bleu de chauffe pour, d’abord tenir en respect, ensuite prendre l’ascendant sur une équipe d’Anglet dont la déception au terme de la rencontre en disait long sur les ambitions qu’elle nourrissait.
De fait, les joueuses basques mirent le feu dès les premières secondes, se détachant irrésistiblement 12/2 après quatre minutes grâce notamment à deux paniers bonifiés consécutifs.
Cela sentait vraiment le roussi pour des Roquebrunoises qui avaient du mal à trouver leurs marques.
Peu à peu, cependant, le jeu collectif se mettait en place et, surtout, la défense commençait à être efficiente… Pauline puis Wera sur des lancers donnaient le signal d’une remontée boostée par une pétillante Sarah. 8/12 après 8 minutes, cela allait mieux. Anglet frappait encore de loin… s’attirant une riposte immédiate de Mary livrant, avec Pauline, un homérique duel aux intérieures adverses sous les panneaux. Le premier quart-temps s’achevait sur un 11/15 presque inespéré au regard des premières minutes.
En début de deuxième quart-temps, les deux équipes – Roquebrune avec Elena à la mène succédant à Isabelle – se neutralisaient un bon moment avec des occasions avortées de part et d’autre. Une sublissime Pauline (pléonasme) ramenait son équipe sur les talons basques, 14/15 puis 16/17 (14ème). Et une impériale Mary (re-pléonasme) faisait enfin basculer le score avec Roquebrune devant 18/17 pour la première fois du match (15ème).
Un chassé-croisé allait alors débuter 24/20 (17ème) pour Anglet, 27/25 pour Roquebrune (19ème) avec notamment un déboulé de Sarah et un bijou de panier bonifié de Marine qui s’ouvrait le panier grâce à une admirable feinte de passe. Le dernier mot restait cependant à Anglet qui virait en tête à la pause 29/27.
Comme on s’y attendait, les Basques attaquaient la seconde période pied au plancher mais sans pouvoir réellement faire la différence, 31/24 (22ème), 34/33 (26ème), par la faute principalement d’une Marylène surmotivée. Curieusement, le match allait basculer… sur une erreur technique. Un tir lointain de Sarah complètement manqué se transformait en passe décisive pour Pauline qui égalisait et replaçait son équipe devant sur un lancer franc consécutif à l’action, 38/37 (28ème) !
Roquebrune resserrait encore la défense et bouclait ce troisième quart-temps 41/39. Tout restait à faire d’un côté comme de l’autre.
Au fil des dix dernières minutes, l’atmosphère du match allait devenir irrespirable tant il y avait de tension nerveuse de part et d’autre. Le point se faisait rare et il fallait attendre près de deux minutes pour voir Wera inscrire enfin un panier. L’équipe de Cyril dressait les barbelés mais voyait Pauline sanctionnée pour la 4ème fois ce qui n’était évidemment pas une bonne nouvelle (33ème). Mary offrait 4 points d’avance 45/41 (34ème) bien vite ramenés à… 1 dans la minute suivante avant un magistral coup de patte d’Heidi dans l’angle droit quasiment à 0°. 48/45 puis 50/47 sur deux lancers d’une Marine aux nerfs d’acier avant la sortie définitive de Pauline à un peu moins de deux minutes du terme. Sur un lancer Anglet revenait à 50/48 à une minute de la fin. Trente secondes plus tard le match basculait définitivement sur un bijou de panier bonifié d’Isabelle que la défense basque avait « oubliée » dans l’angle gauche du terrain, 53/48.
Dans les dernières secondes et entre une succession de temps morts, Marine et Isabelle devenue le punching ball favori des Basques ajoutaient encore quatre points sur des lancers pour sceller une victoire 57/50. Avant le match, Cyril avait prédit que la clef de la victoire serait de laisser Anglet à 50/55 points maximum. Bien vu ! Jamais, cette saison, Anglet n’avait marqué aussi peu de points depuis un match perdu à Mont de Marsan 76/52 en tout début de championnat. C’est dire la valeur de la performance roquebrunoise.

Roquebrune bat Anglet 57/50 (11/15, 16/14, 14/10, 16/11)

Pauline 14 (double double), Marylène 14 (double double), Veronika 9, Sarah 6, Marine 6, Isabelle 6, Heidi 2, Elena.

jeudi 17 avril 2014

Tout à craindre d’Anglet

Le moins que l’on puisse en dire est que RCM Basket est un fidèle des Play-Off de Nationale 2. A partir de samedi, le club va en effet y participer pour la quatrième fois… en quatre éditions.

Et il accueille un autre fidèle, Anglet, qui en est pour sa part à sa troisième participation tout comme La Couronne qui viendra dans quelques semaines au gymnase Valgelata.
Le club roquebrunois avait vécu un véritable calvaire au cours des deux premières éditions avec le famélique bilan de deux victoires en dix matches (il n’y avait eu que 5 clubs lors de la saison 2011/12 en raison du forfait de Cholet).

L’an dernier, Roquebrune avait débuté par un échec à La Garnache ne laissant rien présager de bon. En fait, cette défaite eut un effet d’électrochoc sur l’équipe de Cyril Lecocq qui allait ensuite remporter quatre matches consécutifs (et perdant le cinquième sans enjeu) pour accéder au final four et obtenir le titre de championne de France en dominant en finale… La Garnache !
Cette saison, le SMUC a déjà un pied au final Four grâce à ses deux points d’avance sur Roquebrune et les trois clubs de la poule B (La Couronne, Anglet, Mont de Marsan).

Sur un plan purement mathématique, la lutte s’annonce donc serrée pour la deuxième place qualificative, étant entendu qu’Annemasse qui a deux points de retard sur le quatuor et quatre sur le SMUC en est pratiquement exclu.
Pour cette ouverture de la compétition, Roquebrune accueille une équipe d’Anglet certainement revancharde après sa double défaite de la saison dernière.

Les deux formations présentent des bilans de la saison « régulière » étonnamment semblables : 17 victoires, 5 défaites pour l’une et l’autre, 1605 points marqués par Anglet, 1582 par Roquebrune, 1373 points encaissés par Anglet, 1384 par Roquebrune.
L’analyse plus détaillée des résultats fait cependant apparaître une différence importante.

Alors que les stats de Roquebrune sont très équilibrées avec la 3ème attaque et la 4ème défense, celles d’Anglet font apparaître une 2ème meilleure attaque de son groupe et seulement  la 7ème défense. C’est probablement le signe d’une équipe plutôt « joueuse » alors que les Roquebrunoises ont, depuis plusieurs saisons, construit leurs succès sur la fiabilité de leur défense. Mais les caractéristiques même des Play-Off où le réalisme est essentiel peuvent modifier les comportements !
Une chose est certaine : le club basque veut la montée et le chemin passe inéluctablement par une victoire au gymnase Valgelata. De quoi donner beaucoup de piment à la rencontre !

Le groupe roquebrunois – privé de Barbara – sera composé de la capitaine Marylène, Elena, Sarah, Heidi, Veronika, Pauline et Marine ainsi que de la « revenante » Isabelle.
 

Les cadettes contre Annecy

Le tirage au sort des quarts de finale nationaux des Cadettes France a été effectué au siège de la FFBB. Roquebrune affrontera l’Union des clubs d’Annecy. Match aller le 4 mai en Savoie, match retour le 18 mai au gymnase Valgelata

mardi 15 avril 2014

L’aventure des Play-Off débute samedi

Les Play-Off de Nationale 2 débutent ce samedi 19 avril.
Dans le groupe Sud, le Stade Marseillais partira avec un réel avantage, 2 points d’avance sur Roquebrune, La Couronne, Mont de Marsan et Anglet tandis que les chances d’Annemasse seront extrêmement réduites avec 4 points de retard sur le SMUC et donc 2 sur les autres clubs.

Si Marseille a déjà quasiment un pied au Final Four et donc en NF1, la lutte pour la deuxième place qualificative s’annonce très incertaine.

Dans ce contexte, Roquebrune a, sur le papier, des chances certaines.
La réalité du terrain est malheureusement autre.


Isabelle Laloum-De Lapeyre va découvrir les P.O.
A l’image de ce qui s’était passé lors de ses deux premières participations à ces Play-Off, l’équipe de Cyril Lecocq sera privée d’un atout majeur, à savoir Barbara Cousin victime d’une sérieuse blessure à un genou lors du match contre Annemasse au gymnase Valgelata. S’il n’y a pas eu rupture totale des ligaments – ce qui évitera une opération -, la blessure est suffisamment grave pour lui interdire de jouer jusqu’à la prochaine saison. Quand on connait l’influence de Barbara sur le jeu mais aussi le comportement général de l’équipe, c’est un énorme coup dur comme l’avaient été, les autres fois, les renoncements d’Isabelle Laloum-de Lapeyre et Marylène Guerra.


Par un étrange signe du destin, Isabelle va avoir l’occasion de découvrir, trois ans plus tard, les Play-Off. Revenue cette saison à la compétition et plusieurs fois appelée avec l’équipe 2 en championnat de Ligue, elle a fait son grand retour en équipe première lors du déplacement de Montpellier.
Elle y retrouvera notamment sa complice Heidi qui a, une fois encore, repoussé la date de sa retraite sportive. Elle a disputé un certain nombre de matches en NF2 et participera à l’ensemble des Play-Off.

 Voici le programme complet des Play-Off.



Heidi toujours fidèle au poste!
19/04/2014
ROQUEBRUNE- Anglet
Marseille – Mont de Marsan
Annemasse – La Couronne

 26/04
Mont de Marsan – ROQUEBRUNE
La Couronne – Marseille
Anglet- Annemasse

 03/05
ROQUEBRUNE- La Couronne
Marseille – Anglet
Annemasse – Mont de Marsan

 17/05
Anglet – ROQUBRUNE
Mont de Marsan- Marseille
La Couronne – Annemasse

24/05
ROQUEBRUNE – Mont de Marsan
Marseille – La Couronne
Annemasse – Anglet

31/05
La Couronne – ROQUEBRUNE
Anglet – Marseille
Mont de Marsan - Annemasse

dimanche 23 mars 2014

Roquebrune bat Annemasse (80/72)… mais tremble déjà !


Après le genou de Claire, le genou de Barbara
Mission accomplie pour les Roquebrunoises qui ont su, une fois de plus, être présentes, lors de l’un des grands rendez-vous de la saison.
Grâce à la victoire obtenue sur Annemasse, RCM Basket abordera les play-off avec 6 points, à égalité avec les trois clubs de la poule B, et c’était l’enjeu majeur de ce match.

Inversement, Annemasse n’aura que  4 points (4 de moins que le SMUC !) et ses Play-Off sont déjà terminés avant même d’être joués !
Bref, alors que l’on aurait toutes les raisons d’être satisfait, une grosse ombre plane- déjà – sur cette deuxième partie de la saison dans le camp roquebrunois. A croire que Roquebrune est le club « maudit » des play-off si l’on fait exception, bien entendu, de ceux de l’an dernier.

Ceux d’il y a trois ans avaient été « plombés » par le renoncement d’Isabelle, la meneuse en titre. Ceux d’il y a deux ans l’avaient été de même à la suite du forfait de Marylène.
Et voilà que l’on tremble aujourd’hui pour Barbara et Marine qui ont dû quitter le terrain à quelques secondes d’intervalle. On peut espérer que Marine se remette assez rapidement d’une entorse à la cheville que Cyril a pu « traiter » immédiatement en remettant l’articulation en place. Mais il va maintenant falloir attendre les résultats d’une IRM pour savoir dans quel état se trouve le genou gauche de Barbara. Et l’on peut craindre le pire, à savoir une rupture des ligaments qui signifierait une fin de saison prématurée…

Autant dire que la fête a été plutôt gâchée samedi soir au terme d’un très beau match que les joueuses de Cyril ont eu beaucoup de mérite à remporter car, en face, les Savoyardes qui jouaient leur va-tout leur ont opposé une farouche résistance.
Et ce n’est certes pas un hasard si les visiteuses menaient au terme du premier quart-temps (23/20). La plupart de leurs points avait été inscrit sur des contre-attaques rondement menées que la défense roquebrunoise avait le plus grand mal (doux euphémisme !) à maîtriser. Heureusement , dans les premières minutes, Sarah, Veronika et Barbara firent preuve d’adresse de loin, permettant ainsi à leur équipe, par moment en grosse difficulté, de rester au contact. Marine, bien sûr, y allait aussi de son panier bonifié et Pauline sur deux lancers francs, limitait les dégats.

En début de deuxième quart-temps, Annemasse continuait à mettre la défense roquebrunoise au supplice mais, peu à peu, l’équipe (re)trouvait ses repères offensifs à l’image de ce caviar de Marine pour Pauline tandis que Barbara enquillait encore de loin pour une égalité à 25 (12ème). Marylène mettait enfin Roquebrune devant et Barbara encore scorait de loin… sur passe décisive de Marine. Le monde à l’envers. Tout doucement l’écart se creusait, 39/34 (18ème) et 43/36 à la pause avec notamment un doublé d’Heidi sur un genre de bras-main roulé diantrement efficace dont elle a le secret.
A la reprise, l’équipe de Cyril enclenchait la vitesse supérieure avec notamment un panier de Veronika en conclusion d’une action d’école 48/40 (22ème). Malmenées, les Savoyardes n’abdiquaient cependant pas et restaient au contact, 55/46 (24ème), 62/53 (27ème). On retiendra cependant un exceptionnel panier de Pauline en conclusion d’une action avec une bonne dizaine de passes instantanées pour déstabiliser la défense adverse. Superbe !

Sur des lancers, Annemasse sauvait les meubles et se retrouvait à seulement 7 points (57/64) à l’entame des dix dernières minutes. Tout restait possible. Après une superbe accélération de Sarah, un coup de froid tombait sur le public avec la blessure de Barbara (32ème). Quelques instants plus tard, c’était au tour de Marine de rester au sol. Cela commençait à faire vraiment beaucoup.
Si Roquebrune maintenait dans un premier temps  l’écart (71/63, 74/65, 76/70), Annemasse finissait quand même par grignoter son handicap et revenait à 4 points (76/72) à un peu moins de deux minutes du terme. Sur la touche, Barbara et Marine, dégoulinantes de strap, étaient prêtes à revenir mais Cyril hésitait légitimement.

Finalement, sur des lancers, Marylène et Sarah redonnaient de l’air tandis que la défense montait bonne garde et Roquebrune s’imposait finalement 80/72.

Roquebrune bat Annemasse 80/72 (20/23, 23/13, 21/21, 16/15)

Sarah 16, Pauline 14 (double double), Barbara 13 (double double), Veronika 12, Marylène 11, Marine 8, Heidi 6, Elena.

vendredi 21 mars 2014

Roquebrune-Annemasse : décisif pour les Play-Off

Bien que la qualification aux Play-Off soit quasiment acquise, le match de ce soir face à Annemasse aura une importance majeure pour les basketteuses roquebrunoises.

La raison en incombe aux caractéristiques mêmes de ces play-off. Ne sont en effet conservés que les résultats acquis par les trois qualifiés entre eux et donc, pour la poule A, le SMUC, Roquebrune et Annemasse.
Le SMUC totalisera 8 points pour avoir battu deux fois Roquebrune et Annemasse. Actuellement, Roquebrune compte 4 points (une victoire à Annemasse et deux défaites au SMUC) et Annemasse 3 points (trois défaites face au SMUC et Roquebrune).

Un succès permettrait donc à l’équipe de Cyril d’aborder les Play-Off avec 6 points, soit 2 points de retard sur le SMUC mais à égalité avec les trois clubs de la poule B qui se sont tous neutralisés (une victoire, une défaite pour chacun d’eux face à leurs adversaires respectifs). Tout resterait donc possible pour terminer au moins deuxième et obtenir l’accession à la NF1.
Inversement, un échec mettrait les Roquebrunoises en position délicate avec trois points de handicap sur le SMUC et un sur les quatre autres clubs.

Mais les conséquences d’une défaite seraient encore pires pour Annemasse qui aborderait les P.O. avec quatre points de handicap sur le SMUC et deux sur les quatre autres clubs. Ses chances d’obtenir la deuxième place seraient donc proches du zéro.
Les données du match de ce soir sont donc claires : ni Roquebrune, ni Annemasse n’ont le « droit » de perdre.

A priori, les Roquebrunoises ne devraient pas être inquiétées outre mesure  par une équipe qu’elles ont nettement dominée à l’aller (77/63). Mais on sait bien qu’un match ne ressemble jamais à un autre et la vérité du mois de mars ne sera pas forcément celle du mois de novembre !
Au demeurant, depuis cette défaite à domicile, Annemasse a accompli un très beau parcours avec 8 victoires (dont 6 consécutives) et seulement deux défaites à Saint Jean de Muzols et face au SMUC. Ces deux clubs auront d’ailleurs été cette saison les bourreaux des Savoyardes qu’ils ont battues à deux reprises.  

Annemasse qui n’a jamais caché ses ambitions de rejoindre la NF1 est donc au pied du mur et va certainement jouer son va-tout face à une équipe roquebrunoise un peu moins dominatrice que l’an dernier mais dont le bilan de 15 victoires pour seulement 5 défaites est très proche (4 défaites durant la saison 2012/13). Seul le SMUC a vraiment été au dessus du lot.

Marylène et ses partenaires connaissent l’importance du match de ce soir et on peut être certain qu’elles mettront tout en œuvre pour être, une fois de plus, à la hauteur de leurs espérances pour la deuxième partie de la saison.
Notons encore que les Cadettes France qui rêvent elles aussi de Play-Off (mais elles en sont encore loin en dépit de leur première place actuelle) recevront demain Venelles (15H30) pour un match également décisif.

 

lundi 17 mars 2014

Marine et Pauline font pleurer Meyzieu (91/54)


Face au dernier du classement toujours à la recherche d’un premier succès, les basketteuses roquebrunoises n’ont pas eu à forcer outre mesure leur talent pour remporter un large succès.

Le score final 91/54 suffit à souligner leur supériorité sur un adversaire qui n’avait guère que son courage à leur opposer.
De fait, les joueuses rhodaniennes réalisèrent un excellent premier quart-temps au terme duquel elles n’accusaient que quatre points de retard. Et encore le faible avantage roquebrunois devait-il beaucoup à l’adresse à mi-distance d’une certaine Marine auteur de trois paniers bonifiés consécutifs… qui n’étaient cependant qu’un commencement.
Marylène et ses partenaires allaient passer la vitesse supérieure dès l’entame du deuxième quart-temps avec notamment une Pauline irrésistible sous les panneaux. Roquebrune se détachait inexorablement pour atteindre la pause avec une avance de 15 points (44/29) reflétant mieux sa supériorité.
A l’entame du troisième quart-temps, Marine reprenait son « show » avec trois nouveaux paniers bonifiés… et donnait des idées à Sarah et Barbara qui ne tardaient pas à l’imiter. L’emprise roquebrunoise était totale et les malheureuses rhodaniennes n’avaient guère que leurs yeux pour pleurer. Roquebrune remportait ce troisième quart-temps 33/11 et avec désormais une avance de 37 points, le match était évidemment « plié ».

Ce qui peut expliquer un dernier quart-temps… poussif au cours duquel Meyzieu put jouer les yeux dans les yeux avec l’équipe de Cyril pour un 14/14 qui ne changeait rien au résultat final mais constituait une sorte de récompense aux efforts des Lyonnaises.
Celles-ci garderont cependant un très mauvais souvenir de deux joueuses roquebrunoises. Pauline a marqué 23 points et obtenu son énième double double de la saison avec également 10 rebonds. Quant à Marine, elle a réalisé une performance individuelle remarquable. Son évaluation de 26 est l’une des meilleures de la dernière décennie à RCM Basket grâce notamment à son incroyable adresse à mi-distance, 7 réussites sur 9 tentatives, soit 78% de pourcentage alors que la moyenne de l’exercice se situe aux alentours de 35% !

A noter encore la très encourageante performance de la jeune Estelle qui est par ailleurs l’un des atouts majeurs de l’équipe cadettes France. Celle-ci est venue à bout du Rousset et occupe toujours  la première place de son groupe.

 Roquebrune bat Meyzieu91/54 (18/14, 26/15, 33/11, 14/14)

Marine 26, Pauline 23, Sarah 12, Barbara 11, Veronika 9, Marylène 8, Estelle 2, Elena.

jeudi 13 mars 2014

Début de la dernière ligne droite à Meyzieu


Il aura bien fallu quinze jours aux basketteuses roquebrunoises pour « digérer » la défaite concédée à Marseille avec le sentiment d’être passées très près de l’exploit.
Cet échec ne compromet cependant pas les chances de RCM Basket pour la suite de la compétition. La qualification aux Play Off est quasiment acquise (un infime doute subsiste d’un point de vue purement mathématique) et Roquebrune les abordera sur la même ligne que les trois clubs de la poule B (La Couronne, Anglet, Mont de Marsan) à condition toutefois de battre Annemasse la semaine prochaine. Mais attention : il n’y aura en fait qu’une seule place en jeu pour l’accession à la NF1. La seconde est déjà pratiquement attribuée au SMUC qui débutera les P.O. avec un avantage de deux points sur ses adversaires. Mais on aura l’occasion de reparler de tout cela.

En attendant la venue d’Annemasse au gymnase Valgelata, l’équipe de Cyril Lecocq va effectuer ce samedi le déplacement de Meyzieu pour un match qui pourrait être plus délicat qu’il ne paraît lorsque l’on consulte le classement. Les Lyonnaises n’ont, à ce jour, gagné aucun match et on se doute qu’elles voudraient bien ne pas terminer le championnat « capot ». Qui plus est, faire tomber le champion de France sera pour elles une motivation supplémentaire.
La semaine a été assez perturbée à l’entraînement avec un groupe très restreint du fait de petits « bobos » touchant les unes et les autres. Lecocq a donc été très heureux de pouvoir compter sur quelques Cadettes France qui sont venues donner la réplique tout en préparant, elles aussi, la reprise du championnat.

Car, à cette période de l’année, l’attention va autant se focaliser sur l’équipe première que sur celle des Cadettes France qui peut, elle aussi, lorgner du côté des Play-Off. Mais la comparaison s’arrête là car les joueuses de Corinne et Jean-Michel Loaso ne sont pas en position de force. Elles doivent absolument gagner les cinq matches à venir dont un qui sera décisif début avril à Hyères-Toulon. Un sacré défi à relever avec, dès ce dimanche (15H30) la venue du Rousset.

dimanche 2 mars 2014

Roquebrune perd gros à Marseille (70/76)

En se rendant à Marseille pour un match au sommet capital pour les deux clubs, les basketteuses roquebrunoises savaient qu’une victoire ressemblait fort à une « mission impossible ».

Et pourtant, elles ont failli la réussir. On serait presque tenté d’écrire qu’elles l’ont réussie en faisant la course en tête durant 36 minutes. La sortie définitive pour cinq fautes de Marylène et Pauline à quelques secondes d'intervalle allait changer la physionomie du match.
Les quatre dernières minutes ont ressemblé à une longue descente aux enfers avec « en prime » une dirigeante (Pierrette) et la mère d’une joueuse (Barbara) agressée dans les tribunes sous le regard goguenard des Marseillaises et l’œil impavide des dirigeants et entraîneur qui n’ont même pas tenté de ramener le calme tandis que Cyril se portait à leur secours. 
Le SMUC jouera probablement la saison prochaine en NF1… et ce sera tant mieux car, vraiment, personne n’a envie de le revoir de sitôt.

Voici quelques semaines à Saint Laurent, la petite délégation roquebrunoise n’avait pu que quitter le gymnase la tête basse, Roquebrune battu à la régulière par une belle équipe de surcroît en état de grâce.

A Marseille, la frustration a été totale car l’équipe de Cyril a livré l’un de ses plus beaux matches de la saison, en particulier en première période.
Avec une Sarah en état de grâce en attaque mais aussi avec une défense collective de fer, les Roquebrunoises prirent peu à peu l’ascendant dans le premier quart-temps avec notamment un extraordinaire 10/0 dans les quatre dernières minutes où le score passa de 14/13 à 24/13 en leur faveur.

La réaction marseillaise à l’entame du deuxième quart-temps fut brutale avec un 6/0… tandis que Marylène subissait (déjà) sa troisième faute ! Mais les Roquebrunoises, un instant malmenées, surent redresser la tête et reprendre peu à peu leurs distances, 28/19 (14ème), 33/24 (17ème) et pour finir 43/32 à la pause avec, entre-temps, cependant, la 4ème faute sifflée à Pauline…
L’écart se stabilisait en début de deuxième mi-temps – abordée sans Pauline - avec notamment une superbe contre-attaque de Veronika pour un 43/35 après 23 minutes. Quelques secondes plus tard Marylène était sanctionnée pour la 4ème fois et Marseille recollait à 43/45. Cyril lançait alors Marine et remettait en jeu Pauline qui scorait immédiatement. Mais la lumière venait de Barbara omniprésente qui redonnait de l’air sur un panier bonifié 53/47 et enfin sur un éclair de Marylène revenue elle aussi. 55/47, Roquebrune tenait le bon bout même si, évidemment, rien n’était fait.

Dès l’entame du dernier quart-temps, le SMUC frappait de loin et l’écart se resserrait, 57/55, 62/59 toujours en faveur de Roquebrune. En définitive les Marseillaises inversaient le score 63/62 à quatre minutes du terme. Pauline d’abord, Marylène ensuite quittaient alors le terrain. On connaît la suite au point de faire perdre ses nerfs à Barbara qui écopait d’une technique et, sur une succession de lancers francs, le SMUC confortait son avance pour un score final 76/70 ,ne reflétant absolument pas la physionomie du match.
Le SMUC abordera donc les play-off avec au moins deux points d’avance (et le goal-average) sur Roquebrune. Une place au Final Four lui est déjà quasiment promise… Quant à Roquebrune, rien n’est encore vraiment perdu mais il faudra tout gagner à domicile et aller chercher des victoires à l’extérieur face à des clubs de la poule B qui s’annoncent particulièrement redoutables… En priant le ciel de ne pas « tomber » sur des arbitres comme ceux de Marseille !

SMUC bat Roquebrune 76/70 (13/24, 19/19, 15/12, 29/15)

Sarah 26, Barbara 14, Veronika 12, Marylène 12, Pauline 5, Marine 1, Heidi, Elena, Estelle

vendredi 28 février 2014

Quitte ou double à Marseille

C’est « le » match que Cyril Lecocq et les basketteuses roquebrunoises attendent depuis maintenant trois mois et demi, depuis très exactement le 16 novembre.

Ce soir là, au gymnase Valgelata, les Azuréennes avaient interprété une nouvelle version de la fameuse fable du lièvre et de la tortue. Avec les Marseillaises dans le rôle du lièvre pour, à la pause, mener de 19 points 42/23. La « tortue roquebrunoise » s’était réveillée en deuxième mi-temps au point de revenir à 2 points seulement mais, contrairement à l’issue de la fable, c’est quand même le lièvre phocéen qui avait gagné 63/59.
Trois mois et demi plus tard, donc, a sonné l’heure de la revanche. Mais le match aura une résonnance bien plus importante dans le contexte des play-off.

On sait que les trois premiers (hormis les clubs espoirs) obtiennent le droit de disputer cette deuxième phase du championnat contre leurs homologues de la poule Sud-Ouest.
Le gros problème vient du fait que les résultats des équipes concernées entre elles sont pris en compte dans le classement de départ des Play-Off.

A ce jour, le SMUC a déjà validé son billet et Roquebrune est sur une très bonne voie (même en cas de défaite à Marseille). La dernière place se jouera entre Saint Laurent et Annemasse avec probablement un petit avantage à Saint Laurent.
Le SMUC a battu deux fois Saint Laurent et Annemasse plus Roquebrune une fois et compte donc déjà 6 points quel que soit le dernier qualifié. Son total sera de 8 points en cas de victoire demain, de 7 en cas de défaite.

Roquebrune a fait 1-1 avec Saint Laurent, a perdu contre le SMUC et gagné à Annemasse qu’il recevra prochainement.
En gagnant au SMUC, il pourrait donc totaliser 6 points si Saint Laurent se qualifie, 7 si Annemasse se qualifie (et perd au Valgelata). Le « coup » resterait donc jouable pour la suite de la compétition.

En cas de défaite au SMUC, le total ne serait plus que de 5 points  si Saint Laurent se qualifie, 6 si Annemasse se qualifie (et perd au Valgelata).
Perdre deux fois contre le SMUC signifierait donc pour Roquebrune avoir un handicap d’au moins deux points (sans parler du goal-average direct !). En clair, il n’aurait strictement rien à espérer de ces Play-Off !

A l’inverse, les Marseillaises ont certainement fait, elles aussi, leurs calculs. Vaincre samedi soir leur assurerait quasiment une place en NF1 la saison prochaine, ni plus, ni moins. Avec 8 points au début des Play-Off (et le goal-average sur Roquebrune), elles seraient quasiment assurées de terminer les P.O. premières ou deuxièmes et donc d’accéder à l’échelon supérieur.

L’enjeu sera donc énorme pour les deux équipes et plus particulièrement pour Roquebrune. Ce sera en fait un véritable « quitte ou double ».
Marylène et ses partenaires peuvent-elles gagner à Marseille ? Si tel n’était pas le cas, il serait presque inutile de faire le déplacement !

Bien sur, on côtoie la « mission impossible » mais c’est peut-être ce contexte hautement défavorable qui peut permettre à l’équipe de se surpasser, de se sublimer, pour arracher la victoire. Après tout, elle a déjà gagné dans la salle du SMUC et pas plus tard que la saison dernière. Alors pourquoi ne pas croire à l’exploit ?
Le score du match aller, même à l’avantage du SMUC, prouve qu’il n’y a probablement pas un énorme écart entre les deux équipes. Sachant de surcroît, que les Roquebrunoises n’avaient en fait joué que 20 minutes. Le match s’était joué à rien en seconde période et le seul regret à avoir est qu’elles n’aient pas réussi à égaliser. Le match aurait probablement basculé dans l’autre sens. Mais remonter 17 points (sur 19) à une équipe comme le SMUC prouve que les joueuses de Cyril sont capables de repousser leurs limites.

Il faudra simplement qu’elles aillent encore plus loin demain soir en soignant tout particulièrement l’entame de match afin d’éviter d’avoir à livrer une course-poursuite très aléatoire.

samedi 22 février 2014

Roquebrune remporte de haute lutte le derby face à Monaco (77/67)


67 points au match aller, 67 points au match retour, Monaco a fait preuve d’une belle constance dans le derby avec Roquebrune.
La différence, c’est que Marylène et ses partenaires avaient inscrit 68 points à l’aller, arrachant sur le fil une victoire qui ne reflètait pas forcément la physionomie de la rencontre. Et qu’elles ont hissé la mire à 77 pour un succès qui, cette fois, ne souffre aucune contestation.

Il faut cependant souligner en préambule la très belle résistance proposée par les joueuses de J.P.P. (pas Papin, Perez) qui, parfois dominées, n’ont jamais baissé, ni les bras, ni les yeux, et ont fait durer le suspense pratiquement jusqu’au bout. Il faut être deux pour faire un bon match. Ce fut le cas pour le plus grand plaisir des trois « grands témoins » de la soirée, le maire Patrick Cesari, le Président de la Ligue Côte d’Azur Patrick Collette et le Président du Comité des Alpes-Maritimes Yves Crespin.
Le duel des deux Marine Cappelli-Manas et Peglion a tourné à l'avantage de la première
D’entrée, les Roquebrunoises surent éviter l’erreur commise à l’aller où elles avaient manifestement pris le match un peu « à la légère ». Une superbe Pauline (euphémisme) et une opportuniste Veronika permirent à leur équipe de rapidement mener 5/0 puis 7/2 avec notamment un panier de Pauline sur une passe chistera de Marylène. Du grand art.

Cueillies à froid, les Monégasques n’allaient pas tarder à réagir pour revenir à 7/5 (4ème). Le score évoluait ensuite à l’avantage croissant de Roquebrune avec le duo Marylène-Barbara qui faisait feu de tout bois, 14/9, 18/11 et 20/14 au terme du premier quart-temps sur un slalom géant de Barbara au cœur de la défense adverse.

L’indécision régna tout au long du deuxième quart-temps. Monaco trouvait peu à peu ses marques, notamment en défense, et Roquebrune alliait son jeu collectif à… une certaine maladresse à la conclusion. Cyril qui avait largement fait tourner reconstituait peu à peu son cinq majeur pour s’opposer aux velléités adverses. Pauline défiait beaucoup la défense monégasque et se créait ainsi un véritable supplice sur les lancers francs qui restent son « péché mignon ». Roquebrune allait aussi inscrire deux paniers d’école sur des actions Pauline-Marylène, une fois l’une, une fois l’autre à la conclusion avec passes décisives réciproques. Le score progressait régulièrement mais l’écart ne variait guère, aux alentours des cinq points et en définitive un 36/31 pour Roquebrune à la pause.
Dès la reprise on ne voyait plus qu’une seule joueuse sur le terrain : Marine. Et un, et deux, et trois, et quatre… passes décisives  pour chacune de ses partenaires, un panier (bonifié évidemment) pour elle-même et le score enflait brutalement à 50/34 (25ème). Les Asémistes avaient alors assez de ressources pour stopper l’hémorragie et entamer un début de remontée qui les ramenaient à 9 points au terme de ce troisième quart-temps (52/43). Roquebrune tenait certes le bon bout mais on sentait que bien des choses pouvaient encore se produire.

En fait, l’écart allait faire du yo-yo tout au long des dix dernières minutes. Monaco réduisait l’écart à 7 points (47/54) avant un panier particulièrement bienvenu de Pauline (32ème). Marine se déchaînait dans son exercice préféré, le tir longue distance et Monaco malgré tous ses efforts se retrouvait systématiquement éloigné à 10 points, 63/53 (34ème), 71/61 (37ème), 74/64 (38ème). Marylène était un cauchemar pour ses adversaires qu’elle contraignait à faire beaucoup de fautes, obtenant ainsi des lancers francs transformés avec une régularité de métronome, 9/10 !
Le dernier mot restait cependant à Veronika… et Roquebrune pour un 77/67 final conforme à la logique.

Evaluation globale de l’équipe de Cyril : 104. L’un de ses meilleurs « scores » de la saison. De quoi la mettre en confiance avant le déplacement au SMUC, samedi prochain.

Roquebrune bat Monaco 77/67 (20/14, 16/17, 16/12, 25/24)

Marylène 21, Pauline 14, Barbara 14, Marine 13, Veronika 11, Heidi 4, Elena, Sarah, Estelle.

 

vendredi 21 février 2014

Le parfum du derby contre Monaco

Il y aura certainement de l’ambiance ce vendredi au gymnase Valgelata où les basketteuses roquebrunoises accueillent l’AS Monaco pour le compte de la 18ème journée du championnat de Nationale 2 Féminine.

Même si les deux clubs entretiennent des relations très amicales, les matches qui les opposent dans toutes les catégories ont un « parfum » particulier, celui du derby à nul autre pareil.

La semaine dernière ce sont les Cadettes France qui rendaient visite à leurs voisines monégasques. Cette fois ce sont les équipes premières qui seront aux prises avec, de part et d’autre, la même volonté de gagner. Sur la route des Play-Off, Roquebrune ne peut se permettre de gaspiller des points, surtout avant d’aller rendre visite au leader le SMUC la semaine suivante. Pour Monaco, il s’agit de conforter une place en Nationale 2 la saison prochaine. L’équipe de Jean-Pierre Perez a fait un grand pas en ce sens en dominant Venelles lors de son précédent match mais rien n’est encore définitif.

Et puis, planera sur ce match retour l’ombre de la rencontre « aller » remportée d’un tout petit point par Roquebrune, une victoire qui ressemblait fort à un hold-up, il faut bien le reconnaître ! Ce match s’était d’ailleurs poursuivi sur un autre terrain à la suite d’une réclamation monégasque finalement classée sans suite par les instances de la FFBB.

Inutile de dire que les joueuses asémistes viendront chercher leur revanche dans un gymnase Valgelata que certaines connaissent comme leur poche pour avoir porté le maillot roquebrunois. On pense notamment à Jezabel Richard et Marianne Cipan qui sont aujourd’hui des atouts majeurs du groupe de Monaco mais aussi à Melissa Montay, aux sœurs Prevot-Darville et à Caroline Hocquard.

Même si elle est un peu en difficulté actuellement, l’équipe monégasque a prouvé tout au long de la saison qu’elle avait largement sa place en Nationale 2, parvenant à jouer les yeux dans les yeux avec quasiment tous ceux qui l’ont battue. Le bilan de 8 victoires pour 9 défaites est tout à fait satisfaisant pour un club promu et l’on se souviendra que Monaco avait même occupé la tête du classement en début de saison.

Pour sa part, Roquebrune accomplit un parcours qui n’est finalement pas si éloigné de la saison dernière avec, à ce jour, 13 victoires pour 4 défaites et une seconde place derrière le SMUC. Les dirigeants auraient sauté de joie voici quelques années devant un tel bilan mais évidemment il y a eu entre-temps la fantastique épopée de l’an dernier et le titre de champion de France qui font (presque) paraître fades les résultats de cette saison. Ces derniers temps, l’équipe a paru moins souveraine avec la grosse « gifle » reçue à Saint Laurent mais elle a su se ressaisir face à Lyon et voudra le confirmer contre Monaco.

Bref, tous les ingrédients sont réunis pour une grande soirée sportive qui débutera à 20H30.

samedi 8 février 2014

Roquebrune lime les crocs de Lyon (63/56)

Le match des deuxièmes entre Roquebrune et Lyon s’inscrivait dans le contexte très particulier de la déroute subie une semaine auparavant par les Roquebrunoises à Saint Laurent. L’équipe de Cyril allait-elle être capable de redresser la tête ?

Il fut dans un premier temps bien difficile de répondre à cette question dans la mesure où Barbara, Sarah et Marylène restaient sur le banc au coup d’envoi.
Sarah a déstabilisé la défense lyonnaise
Peut-être pour « brouiller les cartes », Cyril avait en effet décidé de démarrer avec un cinq inédit composé d’Elena, Marine, Heidi, Pauline et Veronika.

Un cinq qui allait surtout éprouver de très grosses difficultés en défense avec beaucoup de rebonds défensifs perdus. Il est vrai que Lyon, en face, alignait une équipe très physique avec de jeunes joueuses sautant sur tout ce qui bougeait. Pourtant les Roquebrunoises faisaient front avec abnégation et « tenaient » leurs adversaires. Roquebrune menait 6/5, se faisait passer 9/6 sur une rapide contre-attaque (8ème) et Lyon terminait le premier quart-temps en trombe avec un panier bonifié lui donnant un avantage de 16/8. Entre-temps, Barbara avait succédé à Elena. Une Barbara qui, dès le début du deuxième quart-temps, commençait à marquer le match de son empreinte. Mary aussi était revenue et bientôt Sarah qui ne tardait pas à signer un panier bonifié. En quatre minutes Roquebrune refaisait son handicap  et Mary égalisait à 20 (14ème). Sarah replaçait son équipe devant (222/21), Pauline marquait dessous sur un caviar de Barbara et Vera y allait de son panier au terme d’une remarquable action collective (26/21). Barbara et Mary s’entendaient comme larronnes en foire et le score « grossissait » à 30/23 (19ème) et 34/25 à la pause après qu’Estelle eut à son tour fait son apparition.
Roquebrune reprenait le match avec Barbara, Sarah, Pauline, Mary et Marine. Laquelle ne tardait pas à marquer . Tout doucement l’équipe de Cyril creusait l’écart, quasiment point par point, 36/25, 40/27, 43/31 (26ème) avec une Pauline héroïque au sein de la défense adverse.

L’écart se stabilisait et le match avait tendance à se durcir légèrement. Roquebrune tenait bon et confortait son avantage dans les derniers instants de ce troisième quart-temps sur un slalom de Barbara et un panier au buzzer de Marine (47/35).
La victoire se dessinait, certes, mais elle était loin d’être acquise.

De fait, les jeunes Lyonnaises se déchaînaient à l’entame des dix dernières minutes et effaçaient la moitié de leur retard, 49/43 (34ème). Le match pouvait d’autant plus basculer que Pauline et Marylène étaient à 4 fautes… ce qui n’était pas une bonne nouvelle !
Malgré Pauline opportuniste et une démoniaque Sarah, Lyon sortait les crocs et « recollait » à 52/51 (37ème) sur un panier bonifié. Le suspense montait de plusieurs crans. Mary sur deux lancers transformés dans un silence de cathédrale puis Sarah inégalable redonnaient un peu d’air à leur équipe, 56/51 (38ème).

Dans les tribunes, Jana menait la chorale des jeunes supportrices avec une rare efficacité. Roquebrune s’accrochait à son frêle avantage avec une énergie digne d’éloges devant des Lyonnaises remontées à bloc.  Mary quittait définitivement le terrain à un peu moins d’une minute et demie du terme, relayée par Heidi. Barbara provoquait et obtenait deux lancers convertis sans trembler, 57/51 à 40 secondes de la fin. Lyon marquait immédiatement derrière.
Les visiteuses écopaient d’une « anti-sportive », deux lancers francs de Barbara et une possession mal utilisée. Barbara était ensuite « séchée » et se «vengeait » avec deux lancers mais Lyon répliquait par un panier bonifié, 61/56 à 8 secondes de la fin.

Finalement, Barbara, encore et toujours elle, clôturait le score sur deux lancers. 63/56. L’équipe de Roquebrune est toujours vivante…

Roquebrune bat Lyon Espoirs 63/56 (8/16, 26/9, 13/10, 16/21)

Pauline 15, Marylène 14, Sarah 14, Barbara 12, Marine 4, Heidi 2, Veronika 2, Elena, Estelle.

vendredi 7 février 2014

Roquebrune-Lyon (Espoirs) : un tournant de la saison

Après avoir pris leur revanche sur Saint Jean de Muzols qui les avait battues à l’aller, les basketteuses roquebrunoises vont tenter ce samedi de faire de même avec les Espoirs de Lyon contre lesquelles elles s’étaient inclinées voici très exactement deux mois.

Entre temps, bien de l’eau a coulé sous les ponts, une eau qui a provoqué un véritable naufrage samedi dernier à Saint Laurent du Var. 92 à 57, le score est sans appel et, malheureusement, il est le parfait reflet du « non-match » livré par les joueuses de Cyril Lecocq.
La question qui se pose désormais est très simple : s’est-il agi d’un « accident de parcours » comme quasiment toutes les équipes en connaissent, à un moment ou un autre de la saison, ou bien est-il le signe annonciateur d’une lente mais inéluctable « descente aux enfers » ?

Il est évident que l’équipe roquebrunoise n’est plus aussi souveraine, depuis le début de l’année, qu’elle avait pu l’être tout au long de 2013 avec notamment, fin novembre, un superbe succès à Annemasse et une autre victoire à Venelles.
Roquebrune a certes gagné ses trois premiers matches de 2014 (face au BO Savoie et Saint Jean de Muzols à domicile, au Cavigal de Nice en déplacement) mais avec de réelles difficultés, notamment à Nice où Veronika Matajova avait signé le panier de la victoire à l’ultime seconde. La déroute de Saint Laurent a confirmé, comme on dit en langage boursier, cette tendance « baissière ».

Dans ce contexte, le match de ce samedi servira de révélateur. Les Espoirs lyonnais sont en effet actuellement troisièmes (juste derrière Roquebrune) et elles ne seront probablement pas loin du titre de championnes de France de leur catégorie. C’est en tout cas ce que pense, à juste titre, l’entraîneur de Monaco Jean-Pierre Perez, dont l’équipe a été elle aussi laminée la semaine dernière (85/45).
Qui plus est, les Roquebrunoises ont toujours été en difficulté face à de jeunes joueuses qui allient le plus souvent la technique  et le physique. Et la différence pourrait se faire sur ce dernier point tant les Roquebrunoises en ont manqué à Saint Laurent.

Mais, inversement, il fallait peut-être une bonne « claque » pour réveiller un groupe qui accumulait les succès et s’était peut-être un peu laisser « griser ».

L’échec de la semaine dernière ne compromet pas les chances de qualification aux Play-Off. La marge de trois points sur Saint Laurent, quatrième (et actuellement troisième qualifié puisque Lyon ne compte pas dans ce classement) reste importante. Par contre une nouvelle défaite pourrait remettre pas mal de choses en question d’autant que Saint Laurent gagnera probablement à Meyzieu, lanterne rouge.
Bref, ce match contre Lyon pourrait constituer le tournant de la saison. D’où son extrême importance.

Rappelons que la rencontre débutera à 17 heures.

dimanche 2 février 2014

Naufrage à Saint Laurent (57/92)

On attendait un derby passionné dans la lignée de ceux qui, depuis plusieurs saisons, l’avaient précédé. Il l’a été. Mais d’un seul côté.

Les Laurentines emmenées par une époustouflante Elodie Demortier haut, très haut dans la stratosphère, ont fait absolument ce qu’elles ont voulu face à une équipe roquebrunoise dont on ne peut même pas dire qu’elle a livré un mauvais match. Elle ne l’a (quasiment) pas joué du tout.
"Mamie" Heidi a été l'une des rares à surnager
Au bout de cinq minutes seulement l’affaire était quasiment pliée, Saint Laurent menait 15/1 ! Même lors du  funeste match contre le SMUC au gymnase Valgelata voici trois mois, cela n’avait pas été aussi terrible. Il fallut en fait attendre cinq minutes et demie pour voir – enfin – le premier panier roquebrunois inscrit par Veronika. Jusqu’alors, les Roquebrunoises semblaient s’être fixées comme objectif de rater le plus grand nombre possible de tirs. Avant celui réussi par Veronika, on en était déjà à 0/8 alors qu’à l’inverse les joueuses de Crystel Jouandon tiraient un véritable feu d’artifice.

Le score enflait ensuite à 21/5 (7ème) avant que Roquebrune ne parvienne à stopper l’hémorragie et à se refaire un brin de santé pour atteindre la fin du quart-temps à 28/11. C’était déjà quand même un sacré handicap à remonter.
Un slalom de Barbara à la reprise parut signifier un déclic. En fait… ce ne fut qu’une étincelle insuffisante pour allumer le feu. Défense aux abonnés absents, adresse ou plutôt maladresse consternante et bien vite la barre des +20 était atteinte pour une équipe laurentine qui donnait parfois l’impression d’être à 6 sur le terrain. Tant bien que mal Roquebrune allait toutefois parvenir à stabiliser l’écart avec, dans les derniers instants, un inédit duo de pivots Heidi-Estelle. 47/28 à la pause.

L’écart de 19 points étant exactement identique à celui du fameux match contre le SMUC, les plus optimistes – dont Cyril - pouvaient se dire que l’équipe roquebrunoise avait désormais un sacré challenge à relever.
Eh bien non. En quatre minutes, Demortier diabolique à mi-distance scellait définitivement le sort de la rencontre en portant l’avance de Saint Laurent à 28 points (60/32). Il n’y avait désormais plus rien à espérer sinon éviter l’humiliation totale des cent points qui se profilait à l’horizon.

Au terme du troisième quart-temps (76/43), Saint Laurent était pile poil dans le bon timing. Les Roquebrunoises allaient cependant un peu mieux défendre (ce qui n’était pas bien difficile au regard des trente minutes précédentes !) pour contenir leurs adversaires à 92 points, elles mêmes retrouvant quelques (pales) couleurs en attaque à l’image d’une splendide combinaison Elena-Estelle ou encore d’une Marylène de devoir ou d’une fière Heidi . Au final 92/57.
Les plus optimistes diront qu’il vaut mieux perdre une fois de 30 points que trois fois de 10. Mais quand même…

Reste à savoir si cette déroute est un simple accident de parcours comme la plupart des équipes en subissent au moins une fois par saison ou si elle est le signe précurseur d’une période de grands froids auxquels on  n’était plus habitué depuis bien longtemps. Certaines joueuses ont paru physiquement « à la rue » mais l’impression a – peut-être – été amplifiée (et donc déformée) par le rythme fou des Laurentines.

Le prochain match de samedi face à Lyon devrait permettre d’y voir un peu plus clair.

Saint Laurent bat Roquebrune 92/57 (28/11, 19/17, 29/15, 16/14)

Marylène 16, Pauline 12, Heidi 8, Veronika 5, Barbara 5, Marine 4, Elena 3, Sarah 2, Estelle 2