jeudi 16 avril 2015

RCM Basket ne repartira pas en Nationale 1

Article paru le 14 avril 2015 dans Nice-Matin (édition Menton)

En s'inclinant contre Geispolsheim (80-82) samedi soir au Valgelata, RCM Basket a dit au revoir à son public mais aussi - très certainement - à la Nationale 1. Une rétrogradation de l'équipe fanion souhaitée par le comité directeur et confirmée par le président, Lucien Platano, qui a bien voulu accepter de commenter ce moment difficile : rencontre.


Président, une rumeur persistante annonce que l'équipe fanion ne repartirait pas en Nationale 1. Est-elle fondée ?
Elle l'est, nous ne repartirons pas en Nationale 1, c'est une décision que nous avons prise en comité directeur. J'ai présenté une situation financière globale qui fait apparaître qu'en raison de nombreuses incertitudes sur l'avenir, on ne peut pas se risquer de faire une deuxième saison à ce niveau.

Les raisons sont uniquement financières ?
Oui c'est l'unique raison. Je dois dire en préambule que je veux rendre grâce à notre équipe qui s'est battue bec et ongles pour obtenir un maintien sportif. C'est une chose à laquelle je tenais beaucoup. Après, il y a une décision politique et il faut préciser que le comité directeur à l'unanimité m'a suivi.

Est-ce le niveau Nationale 1 qui vous a mis en situation financière délicate ?
Pas cette année, car nous avions refusé une première fois l'accession (saison 2012-2013, ndlr) avec aucune garantie financière. On a accepté cette saison car nous avions des certitudes. On savait que la Ville nous maintenait sa subvention et que le Conseil Général allait augmenter la sienne. On va finir la saison probablement avec un petit déficit tout à fait acceptable, mais le problème pour l'avenir c'est que nous n'avons pas de garanties hormis le fait que les subventions vont inéluctablement baisser.

Quel est le budget 2014-2015 de RCM Basket toutes équipes confondues ?
Le budget global est de l'ordre de 150 000 euros. On a 120 000 euros entre les subventions de la Ville et du Conseil Général. C'est la base même de notre fonctionnement.

En clair, les aides publiques vont considérablement baisser ?
Oui, cela a été annoncé au plus haut niveau de l'État et ce sera répercuté. Tout le monde sait que la subvention de fonctionnement de la Ville est en baisse, idem pour le Conseil Général. C'est une cascade, moins la Ville reçoit d'argent, mois elle en distribue.

Comment avez-vous appris la nouvelle aux joueuses et à l'entraîneur ?
On les a réunis pour leur faire part de notre décision. Elle a été difficile à accepter car les joueuses se sont battues toute la saison presque au-delà de leurs possibilités. Mais ce sont des filles intelligentes qui ont compris notre décision car continuer de la sorte c'était non seulement mettre le club en péril mais peut-être le faire disparaitre aussi de la carte. Il y des clubs dans la saison qui mettent la clé sous la porte, on ne veut pas en arriver là !

Sportivement, vous redémarreriez en quelle division ?
Alors ça, nous ne l'avons pas encore déterminé. Nationale 2 ou 3, en fait on a la possibilité de choisir et même au sein du comité directeur, il n'y a pas d'idées préconçues. C'est une décision que l'on prendra en concertation générale, mais si on repart en Nationale 2, l'accession ne sera pas d'actualité.

Quand le saura-t-on ?
Dans un mois et demi au plus tard, l'idée est de présenter un projet sportif aux filles et de repartir avec un groupe de base mais intégrer les joueuses du club qui est l'essence de notre association.

Il y aura donc forcément des départs ?
Oui, un ou deux. Elodie Bertal est une joueuse qui a un niveau largement supérieur à la N1 et qui est très courtisée. Lauraine Tony est aussi très demandée. Les autres filles sont installées dans la région, on espère pouvoir leur présenter quelque chose. Certaines sont là depuis quatre ans et montrent un attachement au club, on espère les conserver.

Avec le même entraîneur ?
C'est en discussion aussi...

Concernant la saison calamiteuse de l'équipe réserve en Nationale 3 (*), n'avez-vous pas eu les yeux plus gros que le ventre ?
Non, même si on savait que ça allait être extrêmement difficile. On a peut-être surévalué certaines de nos filles et disons qu'on ne passe pas d'un niveau cadette à senior sans difficultés. On l'avait peut-être occulté. Le niveau N3 a également augmenté et je pense qu'avec une joueuse supplémentaire confirmée, nous aurions pu faire une saison honorable. Avec la spirale des défaites ce fut compliqué de garder la motivation.

Pour revenir à la rétrogradation de l'équipe fanion, est-elle obligatoire pour la survie du club ?
Indiscutablement ! Il faut savoir que nous à Roquebrune on a la volonté d'être un véritable club avec une vitrine qu'est l'équipe première mais aussi huit équipes de jeunes et une école de basket. Notre volonté est d'essayer d'amener ces jeunes au sein de l'équipe fanion, on y est parvenu l'année du titre avec quatre joueuses issues de la formation du club. Là, en Nationale 1 c'est impossible à ce jour. Tout miser sur l'équipe première n'est pas conforme avec la mentalité de RCM Basket, on est fier d'avoir des cadettes ligue et une multitude d'équipes de jeunes filles.

La seule solution, c'est donc un mécène pour évoluer en Nationale 1 ?
Si vous m'en trouvez un qui injecte 50 ou 100 000 euros dans le club, il peut prendre ma place...


Propos recueillis par L.BOXITT

dimanche 22 mars 2015

Roquebrune assure son maintien sportif face au SMUC (83/53)

Les dés sont jetés en poule A de NF1 : Roquebrune, large vainqueur du SMUC, a assuré son maintien. Sainte Savine, battu à Montbrison, ne pourra plus rejoindre l’équipe d’Olivier et va maintenant tenter de se maintenir aux dépens de Culoz.
Les Roquebrunoises nourrissaient quelques craintes avant d’affronter les Phocéennes qui les avaient battues à l’aller et jouaient sans pression puisque leur sort est scellé depuis longtemps.
Elles ont su faire en sorte de les dissiper très rapidement. Le cinq aligné d’entrée avec trois « grandes » (Elodie B., Marylène et Lauraine), le chef d’orchestre Barbara et la joueuse d’expérience qu’est Elodie D. prouvait qu’Olivier prenait l’adversaire très au sérieux.
Le suspense n’allait en fait durer que… deux minutes et une dernière égalité à 4. Elodie B. en puissance, Barbara en finesse, vista… et adresse de loin, ne tardaient pas à faire le break, 10/6, 17/8 (5ème) à la suite d’un superbe panier en bras roulé de Marylène. Roquebrune était à 100% de réussite au tir ! Les quelques soubresauts phocéens étaient annihilés par Elodie B. torturant la défense adverse et par une Lauraine mode Albator, le corsaire de l’espace.
Roquebrune bouclait ce premier QT sur un panier bonifié d’Elodie D. qui s’illustrait dans un autre registre, celui de « passeuse », le plus souvent pour son homonyme. A 29/12, le match n’était pas vraiment plié… mais pas loin !
De fait, Roquebrune ne relâchait pas sa pression, Elodie B. continuait son festival (14 points !), Barbara était partout et le score enflait en dépit de quelques réactions adverses orchestrées par Valdeavero et la grande Regani. A 41/19, Olivier pouvait se payer le luxe de sortir Barbara et de faire rentrée une Marine F. épaule gauche bien strappée.  Pas grand-chose n’était marqué durant trois minutes avec une défense roquebrunoise faisant merveille. A l’approche de la mi-temps, Elodie B. faisait à nouveau parler la poudre avec toujours l’aimable concours de l’autre Elodie et Roquebrune virait en tête à la pause 50/21. Avec une équipe roquebrunoise dans un tel état d’esprit, il était impensable de voir les Marseillaises réussir un renversement de situation.
De fait, la deuxième mi-temps n’allait pas changer grand-chose. L’écart était stabilisé autour des 30 points avec d’un côté une Barbara démoniaque et une Bertal « terminator » et de l’autre Valdeavero tentant de ranimer la flamme marseillaise.
Olivier pouvait tranquillement faire largement tourner, s’offrant même le luxe de mettre sur le terrain ensemble les deux sœurs Charlotte et Marion Loaso. Celles-ci ont su s’intégrer dans le collectif mais n’ont malheureusement pu inscrire de points. Ce sera pour la prochaine fois !

Roquebrune bat SMUC 83/53 (29/12, 21/9, 17/17, 16/15)

Elodie B. 35 (évaluation 41), Barbara 22 (éval. 33), Lauraine 14, Marylène 8, Elodie D. 3, Marine C., Marine F. Charlotte, Marion

SMUC. Valdeavero 20, Regani 14, Catani 6, Nemmouchi 6, Beynier 5, Luciani 2, Matajova, Maaden. Entraîneur Bousgarbies


mardi 10 mars 2015

Hommage à Florence, Alexis et Camille

Il est un peu plus de 7 heures et à travers les « mailles » du rideau roulant qui n’est jamais totalement baissé on aperçoit les premières lueurs du soleil encore caché à l’horizon se réflétant sur la mer.
On monte le rideau et un ciel pur d’azur apparaît, prémices d’une nouvelle très belle journée.
On allume alors la radio et la nouvelle vous frappe de plein fouet. Florence Arthaud, Camille Muffat, Alexis Vatine sont morts dans un terrible accident. Trois êtres humains s’en sont allés, trois grands sportifs nous ont quittés à jamais.
Vu mon âge, c’est Florence Arthaud qui m’a le plus longtemps accompagné, un nom qui revenait régulièrement à la une de l’actualité au gré des grandes épreuves de voile. Elle avait sans doute eu mille occasions de mourir, minuscule silhouette au milieu des plus grands océans dont elle avait toujours su dompter les colères.
Comme tout le monde j’avais suivi les parcours d’Alexis Vatine aux Jeux Olympiques avec ces dénouements qui avaient fait tant couler d’encre et remis au premier plan l’influence décisive que peut avoir un arbitre (ou deux !) sur le dénouement d’une compétition sportive.
Comme tout le monde j’avais été « Camille » voici trois ans lorsque qu’elle était montée au firmament de son sport un jour à Londres.
Et puis Camille était Niçoise et moi qui ne suis plus très jeune (doux euphémisme !), j’ai été fier qu’elle représente si bien la jeunesse de notre Côte d’Azur que l’on dit vouée à la vieillesse.
Le sport français est en deuil et dans notre région nous sommes plus particulièrement en deuil de cette belle jeune femme qui aurait eu toute sa place dans le basket féminin dont notre club s’efforce depuis tant de décennies de défendre les valeurs.
Nous penserons fortement samedi à Florence, à Alexis, à Camille.

L.P. 

lundi 12 janvier 2015

Elodie Bertal (déjà) dans l'histoire de RCM Basket !

Deux mois. Deux petits mois entre le 15 novembre (jour de ses débuts à Marseille) et le 10 janvier (le match contre Le Creusot). C’est le temps qu’il aura fallu à Elodie Bertal pour entrer de plain-pied dans la grande histoire de RCM Basket ! Du jamais vu.
Samedi soir dernier, Elodie a offert une véritable démonstration au public du gymnase Valgelata avec une évaluation de 48 qui pulvérise un record vieux de huit ans établi par Jezabel Richard lors de la saison 2005/06 avec 43.
Sa ligne de stats est tout bonnement exceptionnelle : 35 points, 81% à 2 points (13/16), 75% aux lancers francs (6/8), 50% à 3 points (1/2), 14 rebonds, 2 passes décisives, 8 fautes provoquées, 3 contres, 2 ballons gagnés. Elodie ne s’est pas contentée d’être une « machine à marquer ». Elle a été présente dans tous les compartiments du jeu, en attaque comme en défense. D’où cette évaluation hors norme mais qui n’est finalement pas surprenante quand on connaît le background d’une telle joueuse encore élue MVP du Final Four de Ligue A professionnelle au mois de juin dernier.
Il faut noter qu’Elodie s’était positionnée dans le top 5 des évaluations dès son troisième match avec Roquebrune. Au cinquième elle a explosé le record. Et rien ne dit qu’elle ne sera pas capable de l'améliorer dans les prochaines semaines…

 Classement des évaluations Intérieures.


1. Elodie BERTAL (saison 2014/15) 48

2. Jezabel RICHARD (saison 2005/06) 43

3. Pauline MACHU (2013/14) 42

4. Jezabel RICHARD (2004/05) 41

5. Elodie BERTAL (saison 2014/15) 38
    Agnès VERNHES (2005/06) 38

7. Marylène GUERRA (saison 2012/13) 35

8. Adriana OPRALOVA (2010/11), Agnès VERNHES(2005/06) 34

10. Jezabel RICHARD (2006/07), Agnès VERNHES (2005/06) 33


Viennent ensuite :

Marylène GUERRA (2014/15 et 2013/14), Adriana OPRALOVA (2010/11)

Agnès VERNHES (2005/06), Jezabel RICHARD (2006/07) 32

mercredi 3 décembre 2014

Barbara "explose" le record d'évaluation !

L'art de distiller des passes décisives!

Neuf ans. Il aura fallu attendre neuf ans pour que soit battu le record établi lors de la saison 2004/05 par Karine Pio. Il s’agissait de la meilleure évaluation d’une joueuse « extérieure ». Rappelons que compte tenu de la spécificité des postes et du réel avantage des intérieures plus grandes et tirant de près, il convient d’établir des classements séparés pour les « petites » et pour les « grandes ». Karine avait réussi un spectaculaire 32.
Ces deux dernières saisons, Barbara Cousin avait approché le record avec un 30 l’an dernier et un 29 il y a deux ans. Ce faisant, elle avait devancé Mariane Cipan auteur d’une splendide performance avec un 28 lors de la saison 206/07.

Cet étalement dans le temps reflète la difficulté pour les extérieures à côtoyer la barre des 30 nécessitant une performance de haut niveau en terme de points mais aussi par une présence constante dans tous les secteurs du jeu.
Face à Sainte Savine samedi dernier, Barbara ne s’est pas contentée de battre le record. Elle l’a carrément pulvérisé avec 37 et il convient de souligner qu’elle l’a fait en Nationale 1 où, bien évidemment, l’opposition est supérieure à celle de NF2.

La ligne de stats est impressionnante : 75% (3/4) à 2 points, 67% à 3 points (6/9), 5 rebonds, 11 passes décisives, 3 fautes provoquées, 3 ballons gagnés. Seules erreurs de la soirée : deux ballons perdus. Un fétu de paille pour une joueuse qui doit bien avoir le ballon dans les mains les deux tiers de la partie !
A la clef, évidemment, un « double double » avec 24 points et les 11 passes décisives. Du grand art !

Parmi les « grosses » évaluations enregistrées depuis le début de saison, il convient aussi de signaler le 32 de Marylène à La Tronche (égalant son meilleur score) et le 29 de Lauraine au SMUC.

 EXTERIEURES.
1. Barbara COUSIN (2014/15) 37

 2. Karine PIO (saison 2004/05) 32

 3. Barbara COUSIN (2013/14) 30 (2 fois)

 4. Barbara COUSIN (2012/13) 29

 5. Marianne CIPAN (2006/07) 28

 6. Babette ARANDA (2004/05) 27

     Pauline MACHU (2009/10) 27

 8. Marianne CIPAN (2006/07) 26

     Veronika MATAJOVA (2011/12) 26

     Marine CAPPELLI-MANS (2013/14) 26
 
 
INTERIEURES.
 
1. Jezabel RICHARD (saison 2005/06) 43

 2. Pauline MACHU (2013/14) 42

 3. Jezabel RICHARD (2004/05) 41

 4. Agnès VERNHES (2005/06) 38

 5. Adriana OPRALOVA (2010/11), Agnès VERNHES(2005/06) 34

 7. Jezabel RICHARD (2006/07), Agnès VERNHES (2005/06) 33

 9. Marylène GUERRA-NOGUES (2014/15 et 2013/14), Adriana OPRALOVA (2010/11)

    
Agnès VERNHES (2005/06), Jezabel RICHARD (2006/07) 32

 


 

 

mercredi 19 novembre 2014

Une légende disparaît!


Triste semaine pour le basket français!
Quelques jours après Jean-Pierre Fasiolo, dirigeant historique de RCM Basket (voir ci-dessous), c'est Alain Gilles qui s'en est allé au paradis des Basketteurs.
RCM Basket avait eu l'honneur d'accueillir cette véritable légende en 2001. C'était à l'occasion de l'inauguration du nouveau parquet du gymnase Valgelata (ici en compagnie du maire de Roquebrune M. Patrick Cesari et de son adjoint M. Roger Daniel.

lundi 17 novembre 2014

Le décès de Jean-Pierre Fasiolo, président d’honneur de RCM Basket


Jean-Pierre Fasiolo (à droite) avec Paul Berio lors du
 premier titre de champion de France (NF3) de RCM Basket
Jean Pierre Fasiolo n’est plus. Et c’est une immense tristesse pour tous ceux qui ont eu le plaisir et même l’honneur de le côtoyer durant toutes ces années où il fut bien plus qu’un dirigeant, mais bel et bien l’âme de Roquebrune-Cap-Martin Basket
Il est décédé dans la nuit de dimanche à lundi des suites d’une longue maladie qui, ces dernières années, l’avait malheureusement éloigné du gymnase où il avait passé tant d’heures à encourager les équipes roquebrunoises.

On ne le voyait plus guère que pour les matches joués la saison dernière par les Cadettes France et, cette saison, par l’équipe de Nationale 3. Mais c’était en qualité de grand-père fier de venir encourager ses deux petites filles Charlotte et Marion Loaso.
Car la maladie avait eu raison de l’infatigable dirigeant dont le nom restera à jamais lié à la grande aventure du basket à Roquebrune-Cap-Martin.

Lui qui avait été, dans sa jeunesse, un excellent footballeur portant avec fierté le maillot de l’AS Roquebrune-Cap-Martin, était venu au basket comme beaucoup d’autres papas : afin d’accompagner sa fille Corinne qui fit partie de la toute première équipe roquebrunoise poussine en 1971 !
Il ne savait pas, à cette époque, qu’il débutait une « aventure » qui allait durer plus de trente ans et faire de lui l’emblème du basket roquebrunois. Et un personnage incontournable du basket azuréen.

Tandis que Corinne s’illustrait sur les parquets, lui travaillait en coulisses avec autant d’opiniâtreté que d’efficacité. S’il occupa lui-même durant quelques années le poste de président, il fut surtout un « homme de l’ombre » oeuvrant aussi bien auprès de ses prédécesseurs (Olivier Marfaing, Robert Furgeri) que de ses successeurs. Aucune décision importante ne fut jamais prise sans son aval parce que tout le monde respectait son expérience et sa parfaite connaissance du basket. Il était un « dirigeant » mais il savait, au premier coup d’œil, déceler un talent naissant. Et c’était probablement sa plus grande force.
Conteur infatigable, il aimait évoquer les mille anecdotes – parfois croustillantes ! – qui émaillèrent les trois décennies de son engagement total auprès du club. Il le faisait avec une truculence basée sur une voix rocailleuse (le tabac…) et parfois un inimitable zozotement à nul autre pareil.

Le titre de Président d’Honneur qui lui avait été décerné voici quelques années constitua une sorte d’épilogue à une carrière émaillée, faut-il le rappeler, de deux titres de champion de France (Nationale 3, Nationale 2) et d’un parcours de cinq années au sein de l’élite du basket français.
En marge du basket, Jean-Pierre Fasiolo avait eu un engagement d’une toute autre nature au service non pas d’un club mais de « sa » ville de Roquebrune-Cap-Martin. Il était en effet l’époux de Mireille Lottier qui travailla de nombreuses années aux côtés de M. Patrick Cesari, maire de la commune, en qualité d’adjointe puis de première adjointe.

Les obsèques seront célébrées ce jeudi 20 novembre à 10H30 en l'église Sainte Marguerite au Village de Roquebrune.

RCM Basket adresse à Mireille, à ses enfants, petits-enfants et à toutes les personnes touchées par ce deuil l’expression de ses condoléances attristées.

 

dimanche 5 octobre 2014

Face à Colomiers, le "miracle des Louves" (59/54)!!!!!

Lorsque, à quatre minutes du terme, Colomiers, sur deux paniers bonifiés consécutifs, s’offrit 6 points d’avance (51/45), le plus gros écart du match ( !), on put penser que ce troisième match des basketteuses roquebrunoises allait être similaire aux deux premiers, à savoir une farouche résistance et un (petit) effondrement dans les derniers instants. Impression confirmée par une perte de balle dont, fort heureusement, ne profitèrent pas les Toulousaines.

Jusqu’alors, les deux équipes se s’étaient pratiquement pas quittées.
Barbara était "inarrêtable"...
Colomiers réussit la meilleure entame en menant 5/0 (2ème) et c’est Marylène qui débloquait le compteur roquebrunois… sur un panier bonifié ! Peu à peu les deux défenses se mettaient bien en place avec une redoutable efficacité mettant quasiment au chômage le préposé au tableau d’affichage ! Les visiteuses faisaient la course en tête, 11/7 (6ème) et Roquebrune laissait beaucoup de points en route en raison d’un manque d’adresse dans le geste final (1/5 à 3 pts). Le salut venait de l’incontournable Barbara qui réglait enfin la mire de loin et, au buzzer, Lauraine s’arrachait pour placer son équipe devant au terme du premier quart-temps (12/11).
Les défenses étaient féroces des deux cotés mais Roquebrune ne pouvait empêcher son adversaire de marquer de loin pour reprendre le score. De quoi vexer Barbara qui répliquait aussitôt avant de se lancer dans un slalom spécial gagnant pour un 17/14 (14ème). L’équipe avait alors un petit passage à vide et sur trois contres rondement menés Colomiers effaçait son retard et repassait devant.

Le chassé-croisé se poursuivait et fort logiquement les deux équipes se quittaient à égalité à la pause, 22 partout. Un score qui en disait long sur l’âpreté de la lutte !

L’étau ne se desserrait pas à  l’entame du troisième quart-temps avec des Roquebrunoises dressant les barbelés au point de contraindre Colomiers à attendre plus de trois minutes et demie  pour inscrire ses premiers points. Entre-temps, Elodie avait fait son show (27/22, 23ème). Mais les visiteuses réagissaient  et malgré encore Elodie égalisaient à 28. Sur des lancers, Mary faisait progresser son équipe mais les égalités se succédaient et finalement Colomiers abordait les dix dernières minutes avec un point d’avance 41/40. Tout pouvait arriver.
On savait depuis la première journée et un match perdu de façon rocambolesque à Montbrison que les nerfs columérins sont probablement le « point faible » d’une équipe par ailleurs très physique et talentueuse. Le coach était ainsi le premier à craquer, recevant une faute technique qui permettait à Roquebrune de se projeter devant 45/41. Les Toulousaines se calmaient cependant bien vite et après avoir égalisé à 45 prenait l’avantage à 48 sur un panier bonifié (35ème). Barbara et ses partenaires commençaient à payer l’addition de leur débauche d’efforts et tout doucement Colomiers creusait l’écart 51/45. C’était chronique d’une défaite annoncée.

L e jeu, déjà « musclé », se durcissait encore et Elodie en faisait les frais. Sonnée, elle se relevait et gagnait la zone des lancers francs pour ajouter deux points sans trembler.
Sur la possession suivante, Sarah jaillissait et s’emparait du ballon. Roquebrune se remettait en place et Barbara enquillait de (très) loin, 50/51, l’espoir renaissait. Et encore plus lorsque Barbara, encore et toujours elle, provoquait la défense adverse, obtenait deux lancers qu’elle convertissait, remettant son équipe devant. Le combat venait de changer d’âme. Les visiteuses égalisaient certes à 52 sur un lancer franc mais sur la possession suivante Lauraine s’arrachait sous les panneaux, 54/52 (38ème). La température grimpait de plusieurs degrés dans un gymnase brusquement en ébullition. Mary provoquait sans cesse et poussait l’adversaire à la faute. Imperturbable, elle alignait les lancers francs, deux de plus pour un 56/52 à une cinquantaine de secondes de la fin. Tout pouvait arriver. Colomiers réduisait l’écart sur deux lancers, le chronomètre semblait arrêté tant les secondes défilaient lentement. A 15 secondes de la fin, Marylène s’offrait deux lancers supplémentaires, 58/54. Cette fois le rêve était en passe de devenir réalité. Colomiers ne mettait pas à profit la possession suivante et était contraint de fauter sur Sarah à 2 secondes de la fin. Un lancer était quasiment suffisant pour assurer la victoire. Sarah l’inscrivait sans trembler et Roquebrune s’imposait 59/54. Waooooouhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Roquebrune bat Colomiers 59/54 (12/11, 10/11, 18/19, 19/13)

Barbara 19, Marylène 17, Elodie 9, Lauraine 8, Sarah 4, Marine C. 2, Dalila, Marine F., Jana, Beatrice.

 

lundi 19 mai 2014

Malgré sa courte défaite à Anglet (67/69), Roquebrune accède à la NF1

Pauline était sur un nuage à Anglet. Avec Marylène (au second plan)
« Une défaite qui fait plaisir ! » : Cyril Lecocq ne cachait pas sa satisfaction à l’issue du match perdu par son équipe de Roquebrune à Anglet.

Car les apparences étant souvent trompeuses, cette défaite  cachait en fait une accession à la Nationale 1. Compte tenu du forfait de Mont de Marsan la semaine prochaine et même en cas de défaite à La Couronne lors de la dernière journée des Play-Off, Roquebrune terminera avec un total de 16 points. Anglet peut égaler ce total à la faveur de deux succès à Annemasse puis sur le SMUC à domicile mais, dans ce cas, serait devancé au goal-average direct par Roquebrune qui avait gagné le match aller de 7 points (57/50) et n’a donc perdu le retour que de 2, 67/69.
Les scores indiquent que les deux rencontres ont eu des physionomies très différentes. Lors du premier, les défenses avaient muselé les attaques. A Anglet, au terme du premier quart temps, on en était déjà à 19/17 en faveur des Basques. Surtout, Pauline avait déjà été sanctionnée à 3 reprises, un « scenario » qui ressemblait furieusement à celui d’un match au SMUC ! Ce qui ne l’avait pas empêché d’accomplir un formidable travail de sape dans la raquette avec l’efficace concours de Marylène. A elles deux, elles allaient réussir à ramener leur équipe dans le sillage d’Anglet qui, après un début équilibré (4/5 après 4 minutes), s’était détaché 14/9 (7ème). Roquebrune réussissait un 6/0 pour repasser devant et boucler ce premier quart-temps dans le sillage des Basques.

Pauline en état de grâce malgré les fautes et Marylène poursuivaient leur travail de sape et Wera se mêlait à la fête pour un nouveau 6/0 en deux minutes, propulsant Roquebrune en tête 23/19.
Anglet, bien sur, réagissait et, dès lors les deux équipes se répondaient point pour point avec un court avantage roquebrunois à la pause, 35/33.

C’est une équipe basque surmotivée, soutenue par un public de feu, qui entamait la deuxième période et mettait au supplice l’équipe de Lecocq.
Elle creusait peu à peu l’écart en réussissant un 10/4 pour mener 43/39 après 25 minutes. On pouvait craindre le pire d’autant que Pauline était sanctionnée pour la 4ème fois. Heidi et Wera avaient beau faire, Anglet s’octroyait 8 points d’avance et « prenait » donc le goal-average pour la première fois. Et Marylène se retrouvait aussi à 4 fautes… Deux lancers de Pauline remettaient cependant Roquebrune sous cette fameuse barre fatidique des 7 points (47/53) à l’entame des dix dernières minutes.

Comme on pouvait s’en douter, Anglet jetait alors toutes ses forces dans la lutte et se détachait 61/52 après 35 minutes. Roquebrune dégainait alors la première de ses armes « secrètes » (enfin, pas si secrète que ça, quand même !), Heidi qui plantait un panier bonifié particulièrement bienvenu. Marylène ne cessait de provoquer la défense adverse et obtenait une cargaison de lancers convertis sans trembler. Tout doucement Roquebrune recollait, 59/61 à trois minutes du terme.
Les Basques avaient beau se démener, Marylène et ses partenaires faisaient plus que de la résistance. A une minute et demie du terme, Anglet parvenait cependant à reprendre 5 points d’avance (66/61) sur un panier bonifié. Il était grand temps de dégainer la deuxième arme secrète, Isabelle qui ajustait à son tour un panier venu de l’autre monde, un scenario exactement identique à celui du match aller ! Avec un LF d’Heidi réussi juste auparavant, RCM revenait à un point à une trentaine de secondes de la fin (65/66). Un nouveau panier bonifié basque faisait renaître un léger doute que Pauline effaçait en transformant sans trembler deux lancers francs. C’était insuffisant pour le gain du match mais largement assez pour amener Roquebrune en NF1 la saison prochaine !

Car, cette fois, c’est juré, le comité directeur acceptera l’accession…
Place maintenant au Final Four à Montbrison dont l’équipe locale est elle aussi qualifiée et sera évidemment la grande favorite. Mais, désormais, rien de grave ne peut plus arriver aux Roquebrunoises.

 

Anglet bat Roquebrune 69/67 (19/17, 14/18, 20/12, 16/20)

Arbitrage de MM. Tastet et Cessot

Pauline 27, Marylène 19, Veronika 6, Heidi 6, Sarah 4, Isabelle 3, Marine 2.
Anglet. Lacrabe 17, Bourbon 16, Quemper 11, Niang 8, Bichot 7, Dezest 4, Mirailh 4, Moral 2

dimanche 4 mai 2014

Roquebrune subit la loi de La Couronne avant de s’imposer 76/68

Les Roquebrunoises se complairaient-elles à souffler le chaud et le froid sur le gymnase Valgelata ?
A l’image de ce qui s’était notamment produit lors d’un fameux match contre le SMUC, elles sont – à peu près – passées au travers de la première période au terme de laquelle le retard de 9 points (30/39) était moindre mal car on avait vraiment frôlé la catastrophe. Bref, c’était le pôle nord pour les supporteurs sans voix dans les tribunes.

Wera-Sarah:
quel duo!!!!!
Et puis l’on a retrouvé l’équipe flamboyante et irrésistible qui a complètement renversé la situation pour obtenir un troisième succès dans ces Play Off.
On l’avait dit : le match était capital pour les deux équipes et plus particulièrement pour La Couronne déjà battu deux fois.

Ce ne fut donc pas une surprise que de voir les visiteuses prendre l’ascendant après un démarrage « façon diesel » de part et d’autre. La Couronne faisait un mini-break à 5/0 après trois minutes et menait ensuite 9/2 (5ème) grâce à des contres rondement menés. Les deux seuls points roquebrunois avaient été inscrits par Pauline malheureusement en délicatesse avec ses lancers-francs, son péché mignon. La Couronne poursuivait son travail de sape avec notamment sa grande intérieure Guillon à la conclusion de plusieurs contres et aussi une diabolique Marie-Clémence Dubuis adroite de loin. Les joueuses de M. Pontcharraud creusaient ainsi l’écart 17/6 puis 22/10 au terme du premier quart-temps sur un panier bonifié de la capitaine Rozmanovski en dépit de tous les efforts de Marylène, de Pauline et d’une Vera combattive en diable.
De superbes actions collectives conclues par Marylène et Pauline semblèrent relancer Roquebrune mais en fait la maîtrise était du côté des visiteuses qui maintenaient l’écart 26/14 (12ème), 30/19 (14ème) et le portaient même à 14 points (34/20) après 16 minutes avec notamment Lebian inarretable. Cela sentait plus que le roussi !

Contre toute attente, Marylène et ses partenaires allaient bien réagir dans les quatre dernières minutes, retrouvant une certaine efficacité en défense et luttant avec hargne sur tous les ballons. Marylène provoquait beaucoup et obtenait une succession de lancers convertis sans trembler (8/8) tout comme d’ailleurs Marine. Roquebrune recollait à 30/36 (19ème) avec notamment un panier bonifié de Sarah mais encaissait à son tour un panier lointain de Rozmanovski et atteignait donc la pause sur le score de 30/39.
Dans ce contexte, l’entame de deuxième période allait être importante. Ou La Couronne reprenait ses distances, ou Roquebrune revenait et dès lors tout redevenait possible. Ce fut la seconde hypothèse. Vera d’abord sur des lancers, Sarah de loin et Pauline permettaient à leur équipe de réussir un 7/0 la remettant complètement dans le match, 37/39 (23ème). Surtout, la défense faisait bonne garde et gagnait de nombreux ballons.

L’inévitable Marie-Clémence avait beau relancer La Couronne de loin, Sarah hissait encore son niveau de jeu, Pauline comme d’hab était admirable de détermination et symbolisait la rage de vaincre du groupe de Cyril. Mais malgré tous leurs efforts, les visiteuses restaient devant, 44/42 (25ème), 46/45 (27ème). Enfin, enfin, Pauline mettait Roquebrune devant 47/46 pour la première fois de la rencontre. Un chassé-croisé débutait alors mais Marylène et Vera permettaient à leur équipe de boucler ce troisième quart-temps devant 54/52. Tout restait à faire.
On craignait une vive réaction des visiteuses. Ce sont en fait les Roquebrunoises qui se déchaînaient dans le début du dernier quart-temps avec toujours les mêmes ingrédients : une défense de fer et l’adresse de loin de Sarah bien soutenue par Mary et une diabolique Veronika. Un 7/0 en deux minutes crucifiait les joueuses de La Couronne désormais contraintes de courir après le score. Après cette entame flamboyante, le rythme se calmait un petit peu et la 4ème faute sifflée à Mary jetait un certain froid. L’écart ne variait cependant guère, 66/57 (34ème) avant une vive réaction des visiteuses qui recollaient à 4 points (64/68) à deux minutes du terme grâce, toujours, à Marie Clémence Dubuis. On pouvait craindre le pire d’autant que la fatigue commençait manifestement à peser sur les Roquebrunoises dont le cinq avec Isabelle, Sarah, Veronika, Mary et Pauline n’avait pas été modifié depuis le début de la deuxième période. Sarah du bout du monde signait un panier bonifié décisif à une minute de la fin pour redonner quelques couleurs à Roquebrune, 72/65. On n’allait en fait plus voir que les deux 5 dans les derniers instants, Sarah d’un côté imperturbable aux Lancers, Dubuis de l’autre avec son adresse de loin mais c’est finalement la Roquebrunoise qui avait le dernier mot pour un succès finalement assez large 76/68. Chapeau les filles. Il fallait vraiment le faire !


Roquebrune bat La Couronne 76/68 (10/22, 20/17, 24/13, 22/16)

Sarah 24, Marylène 19, Pauline 16, Veronika 12 (double double), Isabelle 3, Marine 2, Elena


 

vendredi 2 mai 2014

Roquebrune-La Couronne : capital pour les deux clubs

On jouera ce samedi la troisième journée des play-off avec deux grands chocs décisifs pour la suite de la compétition : SMUC-Anglet et Roquebrune-La Couronne.

On pourrait résumer d’un seul adjectif l’enjeu de ces deux matches : capital.
Après les deux premières journées, le SMUC est largement en tête avec 12 points devant Roquebrune 10, Anglet 9, La Couronne et Stade Montois 8, Annemasse 7.

Si le club marseillais a désormais un pied et demi en NF1, tout reste à faire pour la deuxième place donnant droit à l’accession. Sans mésestimer le Stade Montois et Annemasse, on peut estimer qu’elle se jouera entre Roquebrune, Anglet et La Couronne qui, avec le SMUC, seront donc directement opposés ce soir.
Une défaite serait grave pour Anglet qui a clairement affiché ses ambitions d’accession et a subi un rude coup d’arrêt à Roquebrune lors de la première journée.

Mais elle serait carrément catastrophique pour La Couronne qui a perdu ses deux premiers matches, à Annemasse puis à domicile face au SMUC. Si la défaite face aux Marseillaises s’inscrit dans une certaine logique eu égard à leur supériorité affichée tout au long de la saison, celle subie en Savoie – et sur un écart d’une vingtaine de points ! – risque par contre de coûter très cher au club charentais qui avait pourtant accompli un remarquable parcours durant le championnat régulier, 19 victoires et seulement 3 défaites. C’est  en fait ce qui fait le piment de ces Play-Off où, pour avoir ses chances, il faut impérativement gagner à domicile et aller chercher au moins un succès à l’extérieur.
Cyril Lecocq, l’entraîneur roquebrunois, le sait mieux que quiconque. Au terme du match gagné à Mont de Marsan la semaine dernière, il a mis ses joueuses en garde : « gagner ici est très bien mais il faut valider ce succès par une victoire sur La Couronne. Sinon, cela aura été un coup d’épée dans l’eau ».

Les données du problème sont donc clairement énoncées et il faudra s’attendre ce soir à un match tendu où tout peut arriver.
Les chiffres de la première phase donnent un très léger avantage pour La Couronne qui a marqué 1629 points (meilleure attaque de son groupe) contre 1582 par Roquebrune mais, surtout, n’a encaissé que 1318 points contre 1384 pour les Roquebrunoises.

Cela dit, l’équipe de Cyril a su resserrer sa garde depuis le début des play-off, 50 points concédés face à Anglet et 52 à Mont de Marsan. Bien sûr, cette rigueur défensive a eu un impact direct sur les performances offensives (respectivement 57 et 55 points marqués) mais on sait bien qu’un play-off se gagne sur la défense.
Conscient que la récupération est essentielle au regard de la débauche d’énergie produite lors des deux rencontres, Cyril Lecocq a allégé le programme des entraînements cette semaine, une seule séance. Il est vrai que le groupe est restreint et que les joueuses « cadre » sont mises à rude épreuve.

Les cadettes France à Annecy


La journée ne sera pas seulement importante pour l’équipe première de RCM Basket.
A 14 heures, les Cadettes France disputeront le match-aller du quart de finale national à Annecy. Elles seront soutenues par une dizaine de supporteurs (des parents) qui ont effectué le déplacement puisque cette petite délégation a quitté Roquebrune dès hier vendredi afin d’être dans les meilleures conditions possibles. Le match retour est programmé dans quinze jours.
Agostino assurera le live de ce match sur le site.

A un échelon moindre mais qui a quand même son importance, les Minimes (U15) recevront Antibes à partir de 17H15 au gymnase Valgelata. L’enjeu sera très simple : le titre départemental. Pour ce faire, les joueuses d’Heidi Lecocq devront, au pire, perdre par moins de 11 points (elles avaient gagné à l’aller 40/29) mais, bien évidemment, elles veulent absolument l’emporter afin que la fête soit complète !

 

lundi 28 avril 2014

Le « banc » fait la différence à Mont de Marsan (55/52)

« La victoire d’un groupe ». C’est en ces termes que Cyril a félicité ses joueuses au terme de la rencontre gagnée à Mont de Marsan « dans la douleur ». Et pour cause.
On a souvent vanté (à juste titre) la qualité exceptionnelle du « cinq majeur » roquebrunois.
Marine est magique!!!
A Mont de Marsan, Barbara n’était évidemment pas là, Sarah et Veronika étaient en… « quart » de teinte, Marylène en demi et Pauline en 9/10èmes.
Alors, Roquebrune a trouvé son salut du côté de son banc à commencer par une Marine magique. Au plus fort de la tempête montoise, elle a tenu l’équipe à bout de bras avec une série de trois paniers bonifiés consécutifs que l’on aurait tendance à qualifier « d’exceptionnelle »… sauf qu’elle est quasiment une routine pour elle ! Après, c’est Heidi qui a pris le relais, une Heidi façon « dame aux camélias » en raison d’une toux persistante mais, pour le coup, c’est elle qui a fait tousser les (admirables) supporteurs locaux. Et puis il y a eu Isabelle, l’invitée-surprise de ces play-off. Appelée en renfort après la blessure de Barbara, elle a eu l’occasion de découvrir une compétition qu’elle avait manquée il y a quatre ans pour la meilleure des raisons : elle venait juste de tomber enceinte.
Isa n’avait pour référence que quelques matches disputés cette saison avec l’équipe 2. Reprendre ses marques en NF2 n’a pas été simple mais elle ne cesse de se bonifier au fil des semaines et, à Mont de Marsan, elle a indiscutablement pesé sur le match, par ses points, par son influence sur le jeu.
Soyons honnête : Roquebrune n’a pas été étincelant à Mont de Marsan. L’évaluation globale de l’équipe est d’ailleurs la plus faible de la saison. Mais Roquebrune a gagné et c’est l’essentiel car c’est la force des grandes équipes, pardon, des grands groupes, que de pouvoir vaincre le jour où tout ne se passe pas comme on le souhaiterait.
Privé de plusieurs joueuses blessées (et la liste s’est encore allongée durant le match !), Mont de Marsan avait une carte majeure à jouer : la jeunesse. Avec des filles mettant un cœur énorme à l’ouvrage, se jetant sur tous les ballons et courant dans tous les sens. Juste ce que… n’aiment pas les Roquebrunoises qui ont toujours gênées par les équipes Espoirs qu’elles ont affrontées.
Durant le premier quart-temps, les deux adversaires firent jeu égal avec, de part et d’autre, beaucoup de gâchis au tir et une lutte énorme dans la raquette entre Mary et Pauline et la puissante intérieure montoise Mamadou-Debat. Les deux Roquebrunoises signaient 11 points, Sarah ajoutant un panier à la suite d’une interception gagnante. 13/11 au terme des dix premières minutes.
8 secondes après la remise en jeu, Mont de Marsan égalisait et emballait le rythme de la rencontre. Roquebrune avec Marine et Heidi parvenait cependant à faire front, 14/13 après 13 minutes. Dans les sept minutes suivantes, le point se faisait très rare, en particulier du côté de Roquebrune qui n’en marquait que 6 dans ces dix minutes… dont 5 de Sarah. Il est vrai que l’équipe consommait beaucoup de forces dans ses duels défensifs. On se retrouvait à 19/20 à la pause en faveur des joueuses landaises.
Comme précédemment, les Montoises frappaient d’entrée de deuxième mi-temps. 7 secondes leur suffisaient pour marquer ! Durant plusieurs minutes, on ne voyait que du « jaune et noir » sur le terrain. Les Montoises accaparaient le ballon, contraignant Marylène et ses partenaires à parer au plus pressé au détriment de l’efficacité offensive. Roquebrune mettait ainsi près de 4 minutes à retrouver le chemin du panier grâce à Isabelle qui, de loin, ramenait le score à 22/24. Mamadou-Debat toujours elle menait la vie dure aux joueuses de Cyril qui déployaient beaucoup d’énergie pour s’accrocher dans le sillage de Montoises omniprésentes. Celles-ci obtenaient jusqu’à 7 points d’avance (33/26 puis 35/28)… jusqu’à un premier panier bonifié de Marine qui sonnait la révolte (31/35, 28ème). Mont de Marsan ne lâchait rien et reprenait même quelque distance  (42/34, 29ème). Le public s’enflammait et c’est encore Marine qui éteignait l’incendie par un troisième panier bonifié consécutif laissant Roquebrune en vie (37/42) à l’entame du dernier quart-temps.
Une nouvelle fois, Mont de Marsan frappait immédiatement (9 secondes !) et sa vivacité continuait à poser d’énormes problèmes. Heureusement Heidi retrouvait son fameux coup de patte et Pauline s’arrachait sous le cercle, 43/44 (33ème).
La défense roquebrunoise annihilait les intentions adverses et Isabelle, quasiment depuis le seuil des vestiaires, remettait son équipe devant, 46/44 (34ème). Marylène sur un ballon gagné donnait un souffle d’air… La sérénité semblait revenue à Roquebrune mais tout était remis en question sur un panier bonifié de Mont de Marsan, 47/48 à cinq minutes du terme. Qui allait craquer ?
Les Landaises reprenaient le score sur un panier bonifié. La riposte venait d’Heidi qui signait deux paniers (le premier bonifié) pour un 53/49 (38ème). Les locales accusaient manifestement le coup. Pauline au terme d’une belle action collective donnait 6 points d’avance (55/49) à une quarantaine de secondes de la fin. Dès lors, les Roquebrunoises s’efforçaient de « manger » le temps. Mont de Marsan revenait à 3 points sur un panier bonifié à 17 secondes de la fin et avait encore une dernière cartouche pour une éventuelle égalisation mais ne parvenait pas à l’utiliser et Roquebrune finissait par s’imposer 55/52. On avait quand même eu très « chaud » !
 

Roquebrune bat Mont de Marsan 55/52 (13/11, 6/9, 18/22, 18/10)

Pauline 14, Marine 9, Marylène 9, Heidi 8, Sarah 7, Isabelle 6, Veronika 2, Amandine.

jeudi 24 avril 2014

Un test important pour Roquebrune à Mont de Marsan

Si RCM Basket est un fidèle des play-off auxquels il a participé aux quatre éditions depuis leur création, Mont de Marsan, au contraire, les découvre cette saison.

Et l’on peut parler de véritable événement, demain samedi, pour le public montois qui viendra certainement en nombre supporter son équipe.
Un public qui pourrait faire la différence dans un match qui s’annonce, a priori, très disputé.

Le bilan des deux équipes au terme de la première phase a été identique, 17 victoires, 5 défaites. Avec 1426 points marqués, Mont de Marsan est très loin de Roquebrune et ses 1582 points. Mais sa défense a fait beaucoup mieux que l’équipe de Cyril Lecocq, seulement 1270 points encaissés (meilleur score de la poule B) contre 1384. L’efficacité des deux défenses devrait donc être l’une des clefs du match et, samedi dernier face à Anglet, Marylène Guerra et ses partenaires ont démontré qu’elles sont, elles aussi, capables d’annihiler les ardeurs offensives de l’adversaire. Anglet n’a marqué que 50 points, son plus faible score de la saison !
Malgré sa défaite à Marseille samedi dernier, Mont de Marsan a d’ailleurs bien tenu face à l’armada du SMUC, n’encaissant que 53 points… mais n’en marquant aussi que 48 !

Cela dit, l’équipe montoise a prouvé tout au long de la saison qu’elle a de la ressource et qu’elle est capable de tous les exploits. Elle est ainsi allée s’imposer à La Couronne à quatre journées du terme à un moment où les résultats des matches entre prétendants aux P.O. devenaient particulièrement importants. Or, La Couronne avait gagné à l’aller à Mont de Marsan.

Mais ces sursauts d’orgueil peuvent parfois aussi cacher d’étonnantes « baisses de tension » comme ce large échec 78/54 à Anglet alors que Mont de Marsan avait gagné l’aller sur un score quasiment identique, 76/52… Soit un différentiel de 48 points sur les deux matches !
Une chose est sûre : les Roquebrunoises vont trouver face à elles une équipe de Mont de Marsan surmotivée qui aura à cœur d’ »effacer » son échec de Marseille et se relancer dans la course au Final Four, plus exactement de la deuxième place car la première est plus que jamais destinée au SMUC qui, en raison de son avance initiale, n’a besoin que de trois victoires à domicile pour l’obtenir.

Côté RCM Basket, il faut bien dire que la victoire de samedi dernier a été, dans une certaine mesure, une « divine » surprise. Guerra et ses partenaires ont su compenser l’absence de Cousin par une rigueur exceptionnelle et, aussi, un « cœur » monumental. A partir de là, tout reste possible et, dans une certaine mesure, ce match à Mont de Marsan aura valeur de test. Car, comme chaque année, l’équipe qui parviendra à vaincre à l’extérieur prendra une option sur la qualification. Et si défaite il devait (quand même) y avoir, l’important sera de « limiter la casse » en prévision du match retour.
Conscientes de l’enjeu, les joueuses ont beaucoup travaillé cette semaine sous la direction de Cyril, peaufinant la défense mais testant aussi des combinaisons offensives lors d’un match contre… les « loisirs » masculins du club. Elles s’attendent en effet à un gros défi physique. La « recette » avait très bien marché la saison dernière. Alors pourquoi pas cette année encore ?

Sans Barbara Cousin ni Elena Pesante (obligations professionnelles), le groupe sera constitué de la capitaine Marylène Guerra, Sarah Bohy, Heidi Lecocq, Veronika Matajova, Pauline Machu, Marine Cappelli-Manas, Isabelle Laloum-De Lapeyre et Amandine Tixier, une intérieure opérant habituellement avec l’équipe 2.

mardi 22 avril 2014

Pauline taille 42 !


L’actualité très fournie de ces derniers temps ne nous a pas permis de mettre l’accent sur la performance individuelle de Pauline lors de la dernière journée du championnat à Montpellier.
Elle a en effet obtenu une évaluation à 42 grâce à 27 pts avec des pourcentages impressionnants au tir (75% à 2 pts, 86% aux lancers et même un 50% à 3 pts), 14 rebonds (soit son onzième double double de la saison !), 4 passes décisives, 3 interceptions.

C’est la deuxième meilleure performance de ces dix dernières années, juste derrière le 43 réalisé par Jezabel Richard lors de la saison 2005/06 (déjà à Montpellier!) et devant cette même Jezabel, 41 (saison 2004/05).
Les chiffres parlent d’eux-mêmes mais une chose est peut-être encore plus impressionnante. Alors que Jezabel ou Marylène sont des« intérieures » de formation en raison de leur grande taille, Pauline est arrivée voici 6 ans à Roquebrune plutôt en tant qu’ailière susceptible de donner « un coup de main » à l’intérieur. Ce secteur de jeu étant par la suite plutôt démuni, Pauline a entamé sa reconversion en travaillant d’arrache-pied sous la direction de Cyril. Tout cela ne s’est évidemment pas fait en un jour mais il est certain que Pauline est, depuis au moins deux ans, l’une des toutes meilleures intérieures du championnat de NF2.

Ce véritable exploit ferait (presque) oublier les performances de trois autres Roquebrunoises.
Toujours dans le secteur intérieur, Marylène s’est« fendue » cette saison, toujours à Montpellier d’ailleurs, d’un 32 qui lui permet – enfin – d’entrer dans le Top Ten des dix dernières années. Elle avait auparavant été créditée d’un 31 à Venelles et de deux 30 contre BO Savoie et Monaco.

Du côté des « extérieures », Barbara a battu son record personnel de la saison précédente en atteignant deux fois la barre des 30 (contre Montpellier et au Cavigal), confortant sa deuxième place derrière Karine Pio dont le record à 32 tient depuis maintenant dix ans !
Et puis, et puis, il y a Marine qui a frappé un très grand coup voici quelques semaines à Meyzieu : une évaluation à 26 égale au nombre de points marqués avec surtout un extravagant 78% à trois points (7/9). Marine avait précédemment été créditée de deux 18 (Meyzieu à l’aller, Monaco) et d’un 17 (Venelles). L’enfant du club vole aujourd’hui de ses propres ailes et a assurément réalisé sa toute meilleure saison avec une évaluation moyenne double de celle de l’an dernier. Tout cela au prix de gros efforts qui ont été récompensés. Marine a réussi à se positionner à la lisière d’un cinq majeur d’exception. Dire que tout RCM Basket en est ravi serait un doux euphémisme !!!

A vrai dire, Marine a fait un jour, beaucoup, beaucoup mieux encore, mais avec l’équipe 2 en championnat Régional. Elle a en effet signé une évaluation à 39 lors d’un match contre Vence (saison 2010/11) avec 31 pts, 8 rebonds, 8 ballons gagnés et 5 passes décisives. On note encore un 25 la saison dernière (contre le GSEM)
Jana – que l’on espère tant voir revenir la saison prochaine– a pour sa part été créditée, la même saison, d’un 32 dans un match contre Carqueiranne.

Citons encore parmi les grosses perfs individuelles en ERF chez les intérieures, Heidi avec 33 (Cavigal) lors de la saison 2011/12 et 30 contre Golfe Juan la saison dernière mais aussi Sandra Zaplata, 38 lors d’un match contre Carqueiranne (2011/12).

Les nouveaux Top Ten


Intérieures.

1. Jezabel RICHARD (saison 2005/06) 43

2. Pauline MACHU (2013/14) 42

3. Jezabel RICHARD (2004/05) 41

4. Agnès VERNHES (2005/06) 38

5. Adriana OPRALOVA (2010/11) Agnès VERNHES (2005/06) 34

7. Jezabel RICHARD (2006/07), Agnès VERNHES (2005/06) 33

9. Marylène GUERRA-NOGUES (2013/14), Adriana OPRALOVA (2010/11)
   
    Agnès VERNHES (2005/06), Jezabel RICHARD (2006/07) 32

* * *

Extérieures.

1. Karine PIO (saison 2004/05) 32

2. Barbara COUSIN (2013/14) 30 (2 fois)

3. Barbara COUSIN (2012/13) 29

4. Marianne CIPAN (2006/07) 28

5. Babette ARANDA (2004/05) 27

    Pauline MACHU (2009/10) 27

7. Marianne CIPAN (2006/07) 26

    Veronika MATAJOVA (2011/12) 26

     Marine CAPPELLI-MANS (2013/14) 26

10. Barbara COUSIN (2012/13) 25