dimanche 18 octobre 2015

Roquebrune s'incline face à l'AS Monaco 56/58

 Le premier des quatre super-derbies entre Roquebrune et les deux équipes de Monaco a tourné à l’avantage des Asémistes d’Olivier Tuso victorieuses au gymnase Valgelata. L’écart de deux points (56/58) reflète l’intensité d’une rencontre au cours de laquelle les Roquebrunoises ont malheureusement été dans la position du lièvre courant désespérément après la tortue.
Et pourtant tout avait si bien commencé ! Au bout de deux minutes, Roquebrune menait 8/0 sur des paniers de Melissa – déjà au top -, Assitan, Sarah et Heidi. Bref, cela partait dans tous les sens.
Melissa a tout tenté. En vain.
Un temps mort permettait à Tuso de remettre son équipe dans le bon chemin. De fait, les visiteuses ne tardaient pas à égaliser sur un 8/0. Les égalités se succédaient jusqu’à 12 avant que Melissa ne donne un avantage 14/12 au terme du premier quart-temps.
Dès la reprise, Monaco haussait le ton et passait devant pour la première fois, prenant un avantage psychologique indubitable. Face à des Roquebrunoises brutalement frappées d’impuissance, Monaco, comme à la parade, se détachait inexorablement avec un surréaliste 15/0 ! Roquebrune allait ainsi mettre près de 8 minutes à enfin marquer sur une action individuelle de Barbara… panier qui ne changeait d’ailleurs rien à la physionomie d’un match désormais totalement maîtrisé par les Asémistes qui atteignaient la pause sur un avantage de 29/18, ce qui revient à dire que Roquebrune n’avait marqué que 4 points durant ces dix minutes.
L’écart n’allait plus guère être modifié durant les quinze minutes suivantes. Sarah démoniaque et Assitan avaient beau tenter de redonner du souffle, Monaco répondait du tac au tac le plus souvent par l’intermédiaire de l’Américaine Evans qui faisait à peu près tout ce qu’elle voulait. Le quart-temps s’achevait sur un écart de 10 points (38/48) avec un panier d’une certaine Pauline dont le panache blond évoquait bien des souvenirs aux supporteurs roquebrunois…
Ceux-ci reprenaient un peu espoir lorsque Barbara signait deux lancers pour ramener l’écart à 8 points. Melissa superbe prenait le relais mais la réplique asémiste était cinglante et de panier en lancer franc, l’écart était stabilisé aux alentours des 8 points, 45/53 (35ème).
Assitan donnait une nouvelle fois le signal de la révolte en provoquant de nombreuses fautes adverses. Hélas, le lancer franc n’a jamais été sa tasse de thé… Mais il suffisait qu'elle en convertisse enfin deux consécutifs pour relancer son équipe. Brusquement Roquebrune retrouvait son équilibre défensif, Melissa récupérait un rebond offensif pour faire tomber l’écart à 5 points, 51/56 (37ème). Allait-on assister au miracle ?
Le problème, c’est que Roquebrune perdait Barbara sur une cinquième faute jugée anti-sportive qui donnait deux lancers (réussis par Evans) et possession à Monaco. Une fois encore tout était à refaire.
Les joueuses de Babette s’attelaient à cette mission impossible, Melissa réussissait un doublé alors que Pauline quittait à son tour le terrain pour 5 fautes. 56/57 à une grosse minute de la fin, le renversement de situation était possible. Hélas, Roquebrune gâchait une munition importante, Monaco récupérait et faisait tourner le ballon jusqu’à une faute indispensable mais trop tardive à 4 secondes du terme. De fait Mahouchiza clôturait la marque sur un lancer, une ultime attaque roquebrunoise étant stoppée par le buzzer. Monaco s’imposait 58/56. Le meilleur avait gagné même si les joueuses roquebrunoises ont tout donné pour inverser la tendance. Elles ont d’ailleurs remporté 3 quart-temps sur 4. Mais on ne peut gagner un tel match avec un consternant 0/15 à 3 points…

AS Monaco bat Roquebrune 58/56 (12/14, 17/4, 19/20, 10/18)

Melissa 21, Assitan 14, Sarah 8, Barbara 8, Sabine 3, Heidi 2, Marine, Lucie, Marion


Monaco. Evans 29, Bianchi 6, Cipan 6, Machu 5, Peron 5, Cyprien 3, Dubois 2, Mahouchiza 2, E. Lecocq, E. Prevot-D’Arville

vendredi 16 octobre 2015

Un « super-derby » contre l’AS Monaco

Si un match contre une équipe niçoise est qualifié de « derby », un match contre une équipe de Monaco peut revendiquer l’appellation « super-derby ». A vol d’oiseau, quelques kilomètres seulement séparent le gymnase Valgelata du stade Louis II, fief de l’AS Monaco. Et encore moins le gymnase de l’Annonciade où évolue le Monaco BA .
Hasards du calendrier, Roquebrune va successivement affronter les deux équipes de la Principauté. Ce samedi, l’équipe de Babette Aranda accueille l’AS Monaco et, le 31 octobre, se rendra chez le Monaco BA. Des rencontres qui vont cristalliser l’attention des amateurs de basket de l’Est du département…  avant l’explosif choc des deux équipes monégasques début décembre !
Le Président de l’AS Monaco Arnaud Giusti n’a pas hésité à afficher clairement ses ambitions. Elles sont d’ailleurs presque nécessaires dans le contexte de l’émergence d’un rival au sein même de la Principauté, le Monaco BA d’Eric Ellena. Celui-ci a fait une irruption remarquable dans le paysage du basket azuréen avec une ascension exceptionnelle au rythme quasiment d’une montée par saison depuis le championnat départemental. Paradoxe : cette ascension a été réalisée pour la plus grande partie sous la conduite de Babette Aranda aujourd’hui revenue dans son club de cœur, RCM Basket, dont elle fut une icône voici quelques années en tant que joueuse emblématique.
Dans le sillage de la section masculine, les basketteuses de l’AS Monaco veulent aujourd’hui s’affirmer au plus haut niveau. Le projet du président Giusti a séduit l’ancien coach roquebrunois Olivier Tuso désireux de relever un nouveau challenge après une belle saison de NF1 conclue par un maintien sportif (mais refusé par les dirigeants pour des raisons financières). Tuso a ainsi succédé à Cyril Lecocq qui avait pris la tête de l’équipe asémiste après avoir quitté Roquebrune !
Le choc de ce soir au gymnase Valgelata s’annonce particulièrement indécis entre deux équipes manifestement à la recherche de leur équilibre.
Les joueuses d’Olivier Tuso ont perdu à domicile lors de la première journée mais en donnant beaucoup de fil à retordre à Annemasse que l’on présente comme l’un des grands favoris de la poule. Elles se sont ensuite inclinées à Toulouse, une contre-performance liée à un manque de cohésion dans un groupe dont certaines recrues – et notamment une intérieure américaine de grande qualité – sont arrivées tardivement. De ce point de vue, le report du troisième match samedi dernier a certainement compliqué la tâche du coach monégasque mais il ne fait aucun doute que l’AS Monaco va monter en puissance au fil des rencontres…
En face, les Roquebrunoises sont, elles aussi, à la recherche d’un équilibre. Babette Aranda doit tout reconstruire en s’appuyant sur les « rescapées » de la saison dernières, Barbara Cousin, Sarah Bohy et Marine Foiret. Cette dernière n’a pas vraiment un statut de titulaire mais elle est précieuse et c’est bien souvent lorsqu’elle est sur le terrain que l’équipe réussit ses meilleures séquences.
En fait, aussi bien à Saint Jean de Muzols qu’à Caluire samedi dernier, les joueuses ont craqué dans les dernières minutes. Peut-être un problème de physique, peut-être aussi un problème de mental comme si l’équipe n’avait pas les ressources suffisantes pour faire front quand l’adversaire fait souffler la tempête.
La tache de Babette Aranda cette semaine s’est trouvée compliquée par les aléas de la santé. Tour à tour Assitan, Foiret et Cousin ont été malades. L’entraînement du lundi a même été annulé. Pas la meilleure situation pour une équipe qui a au contraire besoin de beaucoup travailler pour hisser son niveau de jeu.
En contrepartie, Charlotte Loaso a pu reprendre et le coach roquebrunois comptera ce soir pour la première fois de la saison sur Lucie Gallo. L’intérieure slovaque – qui a fait autrefois les beaux jours du club sous le nom d’Opralova – apportera ses centimètres (195 !) et son expérience à un groupe rajeuni qui en a bien besoin. Sa présence devrait être un « plus » aussi pour Melissa Rondinelli tandis qu’une autre grande figure du club, Heidi Lecocq, sera là pour prêter main forte aussi bien dans la raquette que sur une aile.
Mais, au-delà de toutes les supputations strictement sportives, ce match se jouera d’abord « dans les têtes ». La pression sera sur Roquebrune qui reçoit et doit donc « théoriquement » gagner.
De leur côté, les Monégasques auront le double avantage de n’avoir rien à perdre… tandis que leur entraîneur qui connaît évidemment très bien les joueuses adverses saura trouver le meilleur moyen de les contrarier au maximum !Bref, tout peut arriver et l’impact psychologique des premières minutes pourrait être décisif.


dimanche 11 octobre 2015

Roquebrune craque à Caluire (57/75)

Contrairement à ce qu’indique le score (75/57), les basketteuses roquebrunoises n’ont pas été surclassées à Caluire. Plus exactement, elles l’ont été dans le dernier quart-temps après avoir donné beaucoup de fil à retordre à leurs adversaires lyonnaises.
Celles-ci entamèrent la rencontre « pied au plancher » face à des Roquebrunoises apathiques. En trois minutes, le break était fait, 8/0 ! Face à la meilleure défense du groupe, les joueuses de Babette étaient frappées d’impuissance, enfermées dans un jeu stéréotypé. Et comme en plus elles avaient laissé l’adresse aux vestiaires, l’écart était logique. Melissa ouvrait enfin le compteur sur un lancer mais Caluire scorait sur un contre, 10/3 (7ème).
L’entrée d’Heidi et un gros coup de colère de Babette lors d’un temps mort provoquaient – enfin – la réaction espérée. Melissa et Heidi marquaient, la défense commençait à trouver ses marques et, tout doucement, Roquebrune revenait, 9/13 au terme du premier quart-temps. C’était presque inespéré au vu de l’ensemble de ces 10 premières minutes !
Caluire se rebiffait à l’entame du deuxième quart-temps, 17/10 (13ème). Un slalom géant gagnant d’Assitan remettait Roquebrune sur de bons rails, Sarah débordait et ponctuait 17/14. Heidi répondait à Caluire et Melissa qui venait de rentrer projetait son équipe en tête 19/18 (17ème) pour la première fois du match. Mieux, après un panier bonifié lyonnais, Sarah réglait elle aussi la mire de loin. Les Lyonnaises réagissaient 24/21 mais c’était sans compter avec Melissa qui, sur deux lancers francs, remettait Roquebrune devant  27/26 et Barbara, au buzzer, donnait même trois points d’avance à la pause, 29/26.
En début de deuxième mi-temps le jeu s’équilibrait, Barbara, Heidi et Sarah répondant aux coups de boutoir adverses. Les deux équipes prenaient le score tour à tour, 35/32 pour Caluire (24ème), 36/35 pour Roquebrune (26ème) sur un panier d’Heidi bien servi par Sarah. Après une égalité à 40, Sarah ajustait de loin (28ème). De quoi provoquer une vive réaction lyonnaise avec deux paniers bonifiés consécutifs réussis dans les derniers instants pour donner un avantage de 4 points (48/44) à Caluire à l’entame du dernier quart-temps.
Même si l’arbitrage prêtait parfois à discussion, Roquebrune tenait bien la route avec notamment un panier bonifié de Barbara ramenant son équipe à un point. Brutalement, toutefois, l’équipe se désunissait, commettant des erreurs et perdant plusieurs ballons. Cette période de flottement était aussitôt mise à profit par les Lyonnaises qui commençaient à creuser l’écart, 54/48 (33ème), 58/50 (35ème). L’espoir d’un renversement de situation s’envolait définitivement avec la sortie pour 5 fautes de Barbara. Roquebrune craquait mentalement et l’équipe de Caluire, libérée, réussissait dès lors à peu près tout ce qu’elle entreprenait. 65/50 (36ème), la punition devenait lourde. Une magnifique Jana allait être en quelque sorte la « guest star » de la fin de match avec, en cinq minutes de présence sur le terrain, 7 points (1 panier bonifié et 4 lancers), 4 fautes provoquées… et 3 commises !
Mais évidemment ce "one woman show" ne changeait rien à l’affaire et Caluire bouclait le match 75/57. Dur, dur, au regard de la physionomie d’ensemble de la rencontre.
L’analyse des stats est impitoyable: une évaluation globale de 28, l’un des pires « scores » de ces dix dernières années. En clair, le collectif est à reconstruire… et le temps presse car, samedi, débarque au gymnase Valgelata une ambitieuse équipe de l’AS Monaco tandis qu’il faudra aller, la semaine suivante, affronter le Monaco BA. Deux « super-derbies » qui peuvent marquer, soit la résurrection, soit l’écroulement de l’équipe.

Caluire bat Roquebrune 75/57 (13/9, 13/20, 22/15, 27/13)

Melissa 16, Sarah 10, Barbara 9, Heidi 8, Jana 7, Assitan 4, Sabine 3, Marine, Marion.
Charlotte, blessée à l’entraînement, n’a pas fait le déplacement.


jeudi 8 octobre 2015

Roquebrune chez le leader Caluire

C’est un déplacement à très hauts risques que vont effectuer demain les basketteuses roquebrunoises. Elles se rendent en effet à Caluire qui, après deux journées de compétition, apparaît tout simplement en tête du classement !
Les joueuses rhodaniennes confirment en fait une exceptionnelle saison 2014-15 qui leur a permis de rejoindre la NF2 en dominant de la tête et des épaules la quasi-totalité de leurs adversaires, tant en phase régulière que lors des Play-Off.
Les deux équipes Espoirs de Toulouse et de Montpellier n’ont pas pesé lourd face à une équipe en pleine confiance emmenée par une excellente meneuse Juliette Camuset auteur de 32 points au total. Autant dire que le face à face direct avec Barbara Cousin sera l’une des clefs de la rencontre.
Mais la grande force de cette équipe réside sans aucun doute dans ses qualités défensives, seulement 77 points encaissés en deux matches. Et comme ce n’est pas mal non plus en attaque (122 points) il n’est pas étonnant de retrouver les joueuses de Lucie Degorre en pole position à égalité toutefois avec le SMUC et une étonnante formation de Saint Jean de Muzols qui a confirmé son succès initial sur Roquebrune en allant s’imposer à Saint Chamond.
Les Roquebrunoises, quant à elles, doivent se contenter d’une modeste 9ème place dans le classement officiel établi sur des critères très obscurs. Elles sont dernières d’un groupe de 6 clubs mais, en fait,  seuls Monaco BA et Annemasse ont un quotient de points positif alors que celui de Roquebrune est à 0 (107 points marqués et encaissés) et ceux des trois autres clubs (Saint Chamond, Toulouse, Montpellier) est négatif.
Après la déconvenue de Saint Jean de Muzols, les joueuses de Babette Aranda ont bien redressé la tête samedi dernier face aux Espoirs du Cavigal qui leur ont parfois donné du fil à retordre mais qui ont été logiquement dominées.
Ce match à Caluire aura valeur de test face à un adversaire que l’on peut logiquement considérer comme l’un des favoris de la compétition. Il faut seulement espérer que les petites blessures subies samedi dernier (Sarah et Barbara notamment) ne laissent pas de graves séquelles car Roquebrune aura besoin de tous ses atouts pour espérer réussir une grande performance.


dimanche 4 octobre 2015

Melissa et Barbara "assomment" le Cavigal (58/50)

S’il est vrai qu’une équipe s’articule autour de l’axe meneuse-intérieure, alors les Roquebrunoises  ont rendu une copie (presque) parfaite samedi soir face au Cavigal de Nice (Espoirs). A elles deux, Barbara et Melissa ont inscrit 36 points avec des évaluations respectives de 25 et 26 !
Les joueuses de Babette Aranda craignaient cette équipe niçoise… comme elles craindront les deux autres équipes espoirs de la poule (Toulouse et Montpellier) dont la fougue et le talent individuel brouillent très souvent les cartes d’un jeu bien léché.
Au demeurant, les 22 premiers points niçois ont été inscrits par 8 joueuses différentes, preuve que le danger était partout !
Le coach niçois Alexandre Michailoff présentait un groupe très athlétique face auquel même Melissa paraissait petite. Et si cette même Melissa ouvrait le score dès la 20ème seconde, les Niçoises répliquaient immédiatement, 4/4 après une minute et demie. Après cette chaude entrée en matière, les choses se calmaient un peu et la surprise était de voir les Roquebrunoises capter de nombreux rebonds offensifs malheureusement inutilisés. Comme l’adresse n’était pas non plus au rendez-vous dans le camp adverse, on se retrouvait à 6/5 en faveur du Cavigal après 5 minutes. Les Niçoises faisaient même un mini-break un 12/7. Heureusement Sarah réglait la mire de loin et relançait son équipe. Celle-ci récupérait deux ballons en défense et Melissa finissait par égaliser à 12 sur un lancer franc (8ème). Heidi tout juste entrée en jeu trouvait le chemin du panier pour permettre à Roquebrune de boucler le premier quart-temps 15/14.
Dès la reprise, Melissa  déjà très en vue passait la vitesse supérieure. En cinq minutes elle inscrivait dix points consécutifs dont une action magistrale sur laquelle elle interceptait le ballon en défense et se trouvait à la conclusion quelques secondes plus tard. Il fallait bien cela pour tenir en respect des Niçoises ardentes qui ne lâchaient rien et restaient en embuscade. Roquebrune menait 23/19 mais un panier bonifié remettait le Cavigal à un point. Après la flamboyance, venait la souffrance pour des Roquebrunoises qui perdaient plusieurs ballons chèrement gagnés sur des passes « hasardeuses ». Heureusement Melissa était toujours là, 25/22 (18ème) et Barbara mettait son grain de sel, soit en marquant elle-même, soit en délivrant des passes décisives pour Sarah… ou Melissa. Du coup, Roquebrune atteignait la pause avec un avantage de 9 points, 31/22.
Le plus dur commençait avec ce fameux troisième quart-temps qui avait coûté la victoire à Saint Jean de Muzols. Sarah et Melissa permettaient à leur équipe de bien tenir le choc et même d’accroitre un peu l’avance, 37/26 (23ème). Peu à peu, cependant, les Niçoises se refaisaient la cerise et, surtout, se montraient souvent dominatrices sous les panneaux en profitant aussi d’une certaine lassitude physique des joueuses de Babette. Du coup, le score se resserrait, 37/33 puis 39/35 (28ème) malgré une belle envolée d’Assitan. Celle-ci signait un superbe panier bonifié amenant un grand bol d’air aux Roquebrunoises qui bouclaient le quart-temps 46/35 sur un énième panier de… Melissa, bien sur.
Restait à gérer le match dans le dernier quart-temps. On se doutait que les Niçoises resteraient redoutables jusqu’au bout. De fait, alors que Roquebrune avait porté son avance à 15 points, 50/35 (34ème), le Cavigal inscrivait trois paniers consécutifs pour revenir à 50/41 à un peu plus de cinq minutes de la fin. L’écart tombait même à seulement 5 points, 52/47. Le renversement de situation était possible. Eh bien non. Barbara se mettait en colère et plantait un panier bonifié de très, très loin. Roquebrune se redonnait de l’air 56/47 à deux minutes de la fin. En ces derniers instants, les deux équipes déployaient une énorme débauche d’énergie, les unes pour conserver leur avance, les autres pour revenir. Le jeu était interrompu quelques instants après que l’orage eut fait sauter les projecteurs. En définitive le jeu se poursuivait avec un éclairage restreint mais suffisant à Barbara pour inscrire deux lancers francs. Roquebrune s’imposait en définitive 58/50. Tout n’avait pas été parfait mais l’équipe est apparue en nette progression et le nouveau groupe reconstruit à l’intersaison se met doucement en place.
Un message personnel pour terminer : Melissa, il n’est pas question que ta mère et son frère repartent au Canada. On les veut dans les tribunes lors de tous les matches, comme samedi !

Roquebrune bat Cavigal Espoirs 58/50 (15/14, 16/8, 15/13, 22/15)

Melissa 22, Barbara 14, Sarah 10, Assitan 6, Heidi 4, Sabine 2, Marine F., Jana, Charlotte, Marion




vendredi 2 octobre 2015

Victoire indispensable contre le Cavigal

Dès la première journée, le championnat de NF2 a dessiné ce qui sera probablement la hiérarchie finale. Annemasse vainqueur de l’AS Monaco au stade Louis II, le SMUC vainqueur du Monaco BA en déplacement et Caluire qui a atomisé les espoirs de Toulouse (+31 !) ont déjà marqué la compétition de leur empreinte tout comme Saint Chamond victorieux à Saint Laurent et on devrait retrouver deux de ces clubs parmi les deux lauréats qui disputeront les PO pour l’accession à la NF1.
Il a manqué deux minutes aux Roquebrunoises de Babette Aranda pour figurer dans ce petit groupe, deux minutes finales au cours desquelles Saint Jean de Muzols a fait la différence au score pour s’imposer 59/47. Dommage, car l’analyse des statistiques démontre à l’évidence que les Azuréennes auraient très bien pu repartir avec un succès dans les bagages. Il y a malheureusement eu un gros gâchis au tir peut-être lié à l’énorme dépense d’énergie en défense. Les absences de Lucie Gallo et Heidi Lecocq ont aussi fortement pénalisé l’équipe qui n’avait plus qu’une seule véritable intérieure, la Canadienne Melissa Rondinelli auteur d’une excellente performance.
Il est acquis que Lucie ne sera pas là ce soir face au Cavigal de Nice et la présence d’Heidi est incertaine. C’est dire que la tache s’annonce délicate face à une équipe Espoirs qui va certainement poser de gros problèmes par sa vitesse d’exécution et les qualités individuelles de ses joueuses.
Pour Roquebrune, cependant, la victoire est quasiment indispensable. L’objectif de la saison n’est pas très élevé, le maintien. Son obtention passera forcément par un maximum de victoires à domicile. Un échec face au Cavigal ne serait pas loin d’être catastrophique car, samedi prochain, Barbara Cousin et ses partenaires auront un déplacement plus que périlleux à Caluire où, vraisemblablement, pas grand-monde ne gagnera !
Babette Aranda le sait bien et elle a tout mis en œuvre cette semaine pour améliorer encore la cohésion de son groupe et, surtout, lui permettre de retrouver l’adresse sans laquelle rien n’est possible.
Elle sait aussi que ses joueuses vont devoir relever le défi physique qui leur sera imposé par les Niçoises. Celles-ci, lors de la première journée, ont perdu de justesse face à d’autres Espoirs, celles de Montpellier figurant parmi les meilleures de France. Les 4 petits points d’écart démontrent qu’elles seront redoutables. Et même plus encore !
En lever de rideau, à partir de 17 heures, un autre derby sera à l’affiche chez les U17, Roquebrune-Monaco. Vice-championnes de Ligue la saison dernière, les Roquebrunoises désormais entraînées par Melissa Rondinelli auront des ambitions un peu moindres avec un groupe renouvelé. Elles visent une bonne place en championnat départemental du fait que le championnat de Ligue a été supprimé.
Notons encore que l’équipe Seniors 2 débutera demain en championnat de Pré-Nationale (ex Ligue) à Toulon face à… l’Eveil de Nice dans le cadre d’un Open réunissant l’ensemble des équipes disputant cette compétition.


mardi 29 septembre 2015

Le 3ème quart-temps et un manque d’adresse fatals à Roquebrune à St Jean de Muzols

C’était une « malédiction » qui semblait avoir disparu ces dernières saisons mais qui est brutalement réapparue : le syndrome du 3ème quart-temps.
On l’avait perçu lors de certains matches amicaux de pré-saison, notamment contre le Monaco BA.
Il a été à l’origine de la défaite des Roquebrunoises à Saint Jean de Muzols. Un -10 effaça tous les efforts d’une première mi-temps fort bien maîtrisée sous la conduite d’une Barbara (presque) revenue à son meilleur niveau avec 8 points, 6 rebonds et 6 ballons gagnés !
La hargne de Barbara et de ses partenaires n'a
malheureusement pas suffi à Saint Jean de Muzols
Hormis les premiers instants, Roquebrune fit la course en tête, comptant jusqu’à 8 points d’avance mais laissant probablement passer sa chance de « tuer le match » et laissant revenir les Ardéchoises à 4 points à la pause (27/23).
L’affaire était cependant plutôt bien engagée, chose presque inespérée dans le contexte d’un match abordé avec une seule véritable intérieure (Melissa) en raison des absences de Lucie (obligations professionnelles) et Heidi (blessée). Assitan et Sabine se retrouvèrent donc sous les panneaux, compensant le manque de taille par leurs qualités athlétiques et leur vivacité (12 rebonds à elles deux). Et puis Roquebrune pouvait compter sur une Sarah inspirée qui posait de gros problèmes à la défense ardéchoise (8 points).
Les choses allaient malheureusement se gâter dès la reprise. Poussées par leur public « chaud bouillant », les locales ne tardaient pas à prendre le score et à se détacher inscrivant entre la 20ème et la 30ème pratiquement autant de points que lors des 20 premières !
La sarabande muzolaise se poursuivait à l’amorce du 4ème quart-temps avec un avantage porté à la dizaine de points. Mais alors que l’on pensait le match plié, les joueuses de Babette avaient une magnifique réaction d’orgueil et entamaient une remontée qui les ramenait à un point seulement de leurs adversaires à deux minutes du terme. L’exploit était à portée de mains. Sauf que la fatigue commençait à peser. Les Ardéchoises reprenaient le contrôle de la rencontre et se détachaient à nouveau pour s’imposer finalement de 8 points sur un score 57/49 quand même bien sévère.
Si la défense a dans l’ensemble bien tenu grâce à l’ardeur de l’ensemble des joueuses qui ont véritablement tout donné, il faut cependant « pointer » un consternant manque de réussite en attaque, 37% à 2 points, 22% à 3 points et seulement 56% aux lancers. Preuve qu’il y avait la place pour un autre résultat ! Sans doute l’énergie mise à défendre (16 interceptions !) est-elle à l’origine de cette maladresse en provoquant un manque de lucidité au moment du tir.
Et même si l’on ne peut se réjouir d’une défaite, Babette Aranda aura certainement tiré des enseignements très précieux de cette première rencontre. Avec les retours – ou plutôt les arrivées - d’Heidi et Lucie ainsi qu’un repositionnement de certaines joueuses, le groupe roquebrunois devrait atteindre l’équilibre lui permettant de trouver le chemin du succès. On l’a dit et redit : il s’agit d’une saison de transition dont le seul objectif sera le maintien.
Samedi prochain Roquebrune recevra les Espoirs du Cavigal, match piège par excellence, sachant surtout que ces équipes très jeunes ont toujours posé de gros problèmes à nos joueuses par leur vivacité. Il faudra être capable de tenir le rythme durant 40 minutes… et ce sera en fait la clé de la rencontre !

Saint Jean de Muzols bat Roquebrune 57/49 (15/16, 8/11, 21/11, 13/11)


Barbara 16, Melissa 16, Sarah 11, Sabine 6, Marine F., Assitan, Marion, Charlotte, Jana.

jeudi 16 avril 2015

RCM Basket ne repartira pas en Nationale 1

Article paru le 14 avril 2015 dans Nice-Matin (édition Menton)

En s'inclinant contre Geispolsheim (80-82) samedi soir au Valgelata, RCM Basket a dit au revoir à son public mais aussi - très certainement - à la Nationale 1. Une rétrogradation de l'équipe fanion souhaitée par le comité directeur et confirmée par le président, Lucien Platano, qui a bien voulu accepter de commenter ce moment difficile : rencontre.


Président, une rumeur persistante annonce que l'équipe fanion ne repartirait pas en Nationale 1. Est-elle fondée ?
Elle l'est, nous ne repartirons pas en Nationale 1, c'est une décision que nous avons prise en comité directeur. J'ai présenté une situation financière globale qui fait apparaître qu'en raison de nombreuses incertitudes sur l'avenir, on ne peut pas se risquer de faire une deuxième saison à ce niveau.

Les raisons sont uniquement financières ?
Oui c'est l'unique raison. Je dois dire en préambule que je veux rendre grâce à notre équipe qui s'est battue bec et ongles pour obtenir un maintien sportif. C'est une chose à laquelle je tenais beaucoup. Après, il y a une décision politique et il faut préciser que le comité directeur à l'unanimité m'a suivi.

Est-ce le niveau Nationale 1 qui vous a mis en situation financière délicate ?
Pas cette année, car nous avions refusé une première fois l'accession (saison 2012-2013, ndlr) avec aucune garantie financière. On a accepté cette saison car nous avions des certitudes. On savait que la Ville nous maintenait sa subvention et que le Conseil Général allait augmenter la sienne. On va finir la saison probablement avec un petit déficit tout à fait acceptable, mais le problème pour l'avenir c'est que nous n'avons pas de garanties hormis le fait que les subventions vont inéluctablement baisser.

Quel est le budget 2014-2015 de RCM Basket toutes équipes confondues ?
Le budget global est de l'ordre de 150 000 euros. On a 120 000 euros entre les subventions de la Ville et du Conseil Général. C'est la base même de notre fonctionnement.

En clair, les aides publiques vont considérablement baisser ?
Oui, cela a été annoncé au plus haut niveau de l'État et ce sera répercuté. Tout le monde sait que la subvention de fonctionnement de la Ville est en baisse, idem pour le Conseil Général. C'est une cascade, moins la Ville reçoit d'argent, mois elle en distribue.

Comment avez-vous appris la nouvelle aux joueuses et à l'entraîneur ?
On les a réunis pour leur faire part de notre décision. Elle a été difficile à accepter car les joueuses se sont battues toute la saison presque au-delà de leurs possibilités. Mais ce sont des filles intelligentes qui ont compris notre décision car continuer de la sorte c'était non seulement mettre le club en péril mais peut-être le faire disparaitre aussi de la carte. Il y des clubs dans la saison qui mettent la clé sous la porte, on ne veut pas en arriver là !

Sportivement, vous redémarreriez en quelle division ?
Alors ça, nous ne l'avons pas encore déterminé. Nationale 2 ou 3, en fait on a la possibilité de choisir et même au sein du comité directeur, il n'y a pas d'idées préconçues. C'est une décision que l'on prendra en concertation générale, mais si on repart en Nationale 2, l'accession ne sera pas d'actualité.

Quand le saura-t-on ?
Dans un mois et demi au plus tard, l'idée est de présenter un projet sportif aux filles et de repartir avec un groupe de base mais intégrer les joueuses du club qui est l'essence de notre association.

Il y aura donc forcément des départs ?
Oui, un ou deux. Elodie Bertal est une joueuse qui a un niveau largement supérieur à la N1 et qui est très courtisée. Lauraine Tony est aussi très demandée. Les autres filles sont installées dans la région, on espère pouvoir leur présenter quelque chose. Certaines sont là depuis quatre ans et montrent un attachement au club, on espère les conserver.

Avec le même entraîneur ?
C'est en discussion aussi...

Concernant la saison calamiteuse de l'équipe réserve en Nationale 3 (*), n'avez-vous pas eu les yeux plus gros que le ventre ?
Non, même si on savait que ça allait être extrêmement difficile. On a peut-être surévalué certaines de nos filles et disons qu'on ne passe pas d'un niveau cadette à senior sans difficultés. On l'avait peut-être occulté. Le niveau N3 a également augmenté et je pense qu'avec une joueuse supplémentaire confirmée, nous aurions pu faire une saison honorable. Avec la spirale des défaites ce fut compliqué de garder la motivation.

Pour revenir à la rétrogradation de l'équipe fanion, est-elle obligatoire pour la survie du club ?
Indiscutablement ! Il faut savoir que nous à Roquebrune on a la volonté d'être un véritable club avec une vitrine qu'est l'équipe première mais aussi huit équipes de jeunes et une école de basket. Notre volonté est d'essayer d'amener ces jeunes au sein de l'équipe fanion, on y est parvenu l'année du titre avec quatre joueuses issues de la formation du club. Là, en Nationale 1 c'est impossible à ce jour. Tout miser sur l'équipe première n'est pas conforme avec la mentalité de RCM Basket, on est fier d'avoir des cadettes ligue et une multitude d'équipes de jeunes filles.

La seule solution, c'est donc un mécène pour évoluer en Nationale 1 ?
Si vous m'en trouvez un qui injecte 50 ou 100 000 euros dans le club, il peut prendre ma place...


Propos recueillis par L.BOXITT

dimanche 22 mars 2015

Roquebrune assure son maintien sportif face au SMUC (83/53)

Les dés sont jetés en poule A de NF1 : Roquebrune, large vainqueur du SMUC, a assuré son maintien. Sainte Savine, battu à Montbrison, ne pourra plus rejoindre l’équipe d’Olivier et va maintenant tenter de se maintenir aux dépens de Culoz.
Les Roquebrunoises nourrissaient quelques craintes avant d’affronter les Phocéennes qui les avaient battues à l’aller et jouaient sans pression puisque leur sort est scellé depuis longtemps.
Elles ont su faire en sorte de les dissiper très rapidement. Le cinq aligné d’entrée avec trois « grandes » (Elodie B., Marylène et Lauraine), le chef d’orchestre Barbara et la joueuse d’expérience qu’est Elodie D. prouvait qu’Olivier prenait l’adversaire très au sérieux.
Le suspense n’allait en fait durer que… deux minutes et une dernière égalité à 4. Elodie B. en puissance, Barbara en finesse, vista… et adresse de loin, ne tardaient pas à faire le break, 10/6, 17/8 (5ème) à la suite d’un superbe panier en bras roulé de Marylène. Roquebrune était à 100% de réussite au tir ! Les quelques soubresauts phocéens étaient annihilés par Elodie B. torturant la défense adverse et par une Lauraine mode Albator, le corsaire de l’espace.
Roquebrune bouclait ce premier QT sur un panier bonifié d’Elodie D. qui s’illustrait dans un autre registre, celui de « passeuse », le plus souvent pour son homonyme. A 29/12, le match n’était pas vraiment plié… mais pas loin !
De fait, Roquebrune ne relâchait pas sa pression, Elodie B. continuait son festival (14 points !), Barbara était partout et le score enflait en dépit de quelques réactions adverses orchestrées par Valdeavero et la grande Regani. A 41/19, Olivier pouvait se payer le luxe de sortir Barbara et de faire rentrée une Marine F. épaule gauche bien strappée.  Pas grand-chose n’était marqué durant trois minutes avec une défense roquebrunoise faisant merveille. A l’approche de la mi-temps, Elodie B. faisait à nouveau parler la poudre avec toujours l’aimable concours de l’autre Elodie et Roquebrune virait en tête à la pause 50/21. Avec une équipe roquebrunoise dans un tel état d’esprit, il était impensable de voir les Marseillaises réussir un renversement de situation.
De fait, la deuxième mi-temps n’allait pas changer grand-chose. L’écart était stabilisé autour des 30 points avec d’un côté une Barbara démoniaque et une Bertal « terminator » et de l’autre Valdeavero tentant de ranimer la flamme marseillaise.
Olivier pouvait tranquillement faire largement tourner, s’offrant même le luxe de mettre sur le terrain ensemble les deux sœurs Charlotte et Marion Loaso. Celles-ci ont su s’intégrer dans le collectif mais n’ont malheureusement pu inscrire de points. Ce sera pour la prochaine fois !

Roquebrune bat SMUC 83/53 (29/12, 21/9, 17/17, 16/15)

Elodie B. 35 (évaluation 41), Barbara 22 (éval. 33), Lauraine 14, Marylène 8, Elodie D. 3, Marine C., Marine F. Charlotte, Marion

SMUC. Valdeavero 20, Regani 14, Catani 6, Nemmouchi 6, Beynier 5, Luciani 2, Matajova, Maaden. Entraîneur Bousgarbies


mardi 10 mars 2015

Hommage à Florence, Alexis et Camille

Il est un peu plus de 7 heures et à travers les « mailles » du rideau roulant qui n’est jamais totalement baissé on aperçoit les premières lueurs du soleil encore caché à l’horizon se réflétant sur la mer.
On monte le rideau et un ciel pur d’azur apparaît, prémices d’une nouvelle très belle journée.
On allume alors la radio et la nouvelle vous frappe de plein fouet. Florence Arthaud, Camille Muffat, Alexis Vatine sont morts dans un terrible accident. Trois êtres humains s’en sont allés, trois grands sportifs nous ont quittés à jamais.
Vu mon âge, c’est Florence Arthaud qui m’a le plus longtemps accompagné, un nom qui revenait régulièrement à la une de l’actualité au gré des grandes épreuves de voile. Elle avait sans doute eu mille occasions de mourir, minuscule silhouette au milieu des plus grands océans dont elle avait toujours su dompter les colères.
Comme tout le monde j’avais suivi les parcours d’Alexis Vatine aux Jeux Olympiques avec ces dénouements qui avaient fait tant couler d’encre et remis au premier plan l’influence décisive que peut avoir un arbitre (ou deux !) sur le dénouement d’une compétition sportive.
Comme tout le monde j’avais été « Camille » voici trois ans lorsque qu’elle était montée au firmament de son sport un jour à Londres.
Et puis Camille était Niçoise et moi qui ne suis plus très jeune (doux euphémisme !), j’ai été fier qu’elle représente si bien la jeunesse de notre Côte d’Azur que l’on dit vouée à la vieillesse.
Le sport français est en deuil et dans notre région nous sommes plus particulièrement en deuil de cette belle jeune femme qui aurait eu toute sa place dans le basket féminin dont notre club s’efforce depuis tant de décennies de défendre les valeurs.
Nous penserons fortement samedi à Florence, à Alexis, à Camille.

L.P. 

lundi 12 janvier 2015

Elodie Bertal (déjà) dans l'histoire de RCM Basket !

Deux mois. Deux petits mois entre le 15 novembre (jour de ses débuts à Marseille) et le 10 janvier (le match contre Le Creusot). C’est le temps qu’il aura fallu à Elodie Bertal pour entrer de plain-pied dans la grande histoire de RCM Basket ! Du jamais vu.
Samedi soir dernier, Elodie a offert une véritable démonstration au public du gymnase Valgelata avec une évaluation de 48 qui pulvérise un record vieux de huit ans établi par Jezabel Richard lors de la saison 2005/06 avec 43.
Sa ligne de stats est tout bonnement exceptionnelle : 35 points, 81% à 2 points (13/16), 75% aux lancers francs (6/8), 50% à 3 points (1/2), 14 rebonds, 2 passes décisives, 8 fautes provoquées, 3 contres, 2 ballons gagnés. Elodie ne s’est pas contentée d’être une « machine à marquer ». Elle a été présente dans tous les compartiments du jeu, en attaque comme en défense. D’où cette évaluation hors norme mais qui n’est finalement pas surprenante quand on connaît le background d’une telle joueuse encore élue MVP du Final Four de Ligue A professionnelle au mois de juin dernier.
Il faut noter qu’Elodie s’était positionnée dans le top 5 des évaluations dès son troisième match avec Roquebrune. Au cinquième elle a explosé le record. Et rien ne dit qu’elle ne sera pas capable de l'améliorer dans les prochaines semaines…

 Classement des évaluations Intérieures.


1. Elodie BERTAL (saison 2014/15) 48

2. Jezabel RICHARD (saison 2005/06) 43

3. Pauline MACHU (2013/14) 42

4. Jezabel RICHARD (2004/05) 41

5. Elodie BERTAL (saison 2014/15) 38
    Agnès VERNHES (2005/06) 38

7. Marylène GUERRA (saison 2012/13) 35

8. Adriana OPRALOVA (2010/11), Agnès VERNHES(2005/06) 34

10. Jezabel RICHARD (2006/07), Agnès VERNHES (2005/06) 33


Viennent ensuite :

Marylène GUERRA (2014/15 et 2013/14), Adriana OPRALOVA (2010/11)

Agnès VERNHES (2005/06), Jezabel RICHARD (2006/07) 32

mercredi 3 décembre 2014

Barbara "explose" le record d'évaluation !

L'art de distiller des passes décisives!

Neuf ans. Il aura fallu attendre neuf ans pour que soit battu le record établi lors de la saison 2004/05 par Karine Pio. Il s’agissait de la meilleure évaluation d’une joueuse « extérieure ». Rappelons que compte tenu de la spécificité des postes et du réel avantage des intérieures plus grandes et tirant de près, il convient d’établir des classements séparés pour les « petites » et pour les « grandes ». Karine avait réussi un spectaculaire 32.
Ces deux dernières saisons, Barbara Cousin avait approché le record avec un 30 l’an dernier et un 29 il y a deux ans. Ce faisant, elle avait devancé Mariane Cipan auteur d’une splendide performance avec un 28 lors de la saison 206/07.

Cet étalement dans le temps reflète la difficulté pour les extérieures à côtoyer la barre des 30 nécessitant une performance de haut niveau en terme de points mais aussi par une présence constante dans tous les secteurs du jeu.
Face à Sainte Savine samedi dernier, Barbara ne s’est pas contentée de battre le record. Elle l’a carrément pulvérisé avec 37 et il convient de souligner qu’elle l’a fait en Nationale 1 où, bien évidemment, l’opposition est supérieure à celle de NF2.

La ligne de stats est impressionnante : 75% (3/4) à 2 points, 67% à 3 points (6/9), 5 rebonds, 11 passes décisives, 3 fautes provoquées, 3 ballons gagnés. Seules erreurs de la soirée : deux ballons perdus. Un fétu de paille pour une joueuse qui doit bien avoir le ballon dans les mains les deux tiers de la partie !
A la clef, évidemment, un « double double » avec 24 points et les 11 passes décisives. Du grand art !

Parmi les « grosses » évaluations enregistrées depuis le début de saison, il convient aussi de signaler le 32 de Marylène à La Tronche (égalant son meilleur score) et le 29 de Lauraine au SMUC.

 EXTERIEURES.
1. Barbara COUSIN (2014/15) 37

 2. Karine PIO (saison 2004/05) 32

 3. Barbara COUSIN (2013/14) 30 (2 fois)

 4. Barbara COUSIN (2012/13) 29

 5. Marianne CIPAN (2006/07) 28

 6. Babette ARANDA (2004/05) 27

     Pauline MACHU (2009/10) 27

 8. Marianne CIPAN (2006/07) 26

     Veronika MATAJOVA (2011/12) 26

     Marine CAPPELLI-MANS (2013/14) 26
 
 
INTERIEURES.
 
1. Jezabel RICHARD (saison 2005/06) 43

 2. Pauline MACHU (2013/14) 42

 3. Jezabel RICHARD (2004/05) 41

 4. Agnès VERNHES (2005/06) 38

 5. Adriana OPRALOVA (2010/11), Agnès VERNHES(2005/06) 34

 7. Jezabel RICHARD (2006/07), Agnès VERNHES (2005/06) 33

 9. Marylène GUERRA-NOGUES (2014/15 et 2013/14), Adriana OPRALOVA (2010/11)

    
Agnès VERNHES (2005/06), Jezabel RICHARD (2006/07) 32

 


 

 

mercredi 19 novembre 2014

Une légende disparaît!


Triste semaine pour le basket français!
Quelques jours après Jean-Pierre Fasiolo, dirigeant historique de RCM Basket (voir ci-dessous), c'est Alain Gilles qui s'en est allé au paradis des Basketteurs.
RCM Basket avait eu l'honneur d'accueillir cette véritable légende en 2001. C'était à l'occasion de l'inauguration du nouveau parquet du gymnase Valgelata (ici en compagnie du maire de Roquebrune M. Patrick Cesari et de son adjoint M. Roger Daniel.

lundi 17 novembre 2014

Le décès de Jean-Pierre Fasiolo, président d’honneur de RCM Basket


Jean-Pierre Fasiolo (à droite) avec Paul Berio lors du
 premier titre de champion de France (NF3) de RCM Basket
Jean Pierre Fasiolo n’est plus. Et c’est une immense tristesse pour tous ceux qui ont eu le plaisir et même l’honneur de le côtoyer durant toutes ces années où il fut bien plus qu’un dirigeant, mais bel et bien l’âme de Roquebrune-Cap-Martin Basket
Il est décédé dans la nuit de dimanche à lundi des suites d’une longue maladie qui, ces dernières années, l’avait malheureusement éloigné du gymnase où il avait passé tant d’heures à encourager les équipes roquebrunoises.

On ne le voyait plus guère que pour les matches joués la saison dernière par les Cadettes France et, cette saison, par l’équipe de Nationale 3. Mais c’était en qualité de grand-père fier de venir encourager ses deux petites filles Charlotte et Marion Loaso.
Car la maladie avait eu raison de l’infatigable dirigeant dont le nom restera à jamais lié à la grande aventure du basket à Roquebrune-Cap-Martin.

Lui qui avait été, dans sa jeunesse, un excellent footballeur portant avec fierté le maillot de l’AS Roquebrune-Cap-Martin, était venu au basket comme beaucoup d’autres papas : afin d’accompagner sa fille Corinne qui fit partie de la toute première équipe roquebrunoise poussine en 1971 !
Il ne savait pas, à cette époque, qu’il débutait une « aventure » qui allait durer plus de trente ans et faire de lui l’emblème du basket roquebrunois. Et un personnage incontournable du basket azuréen.

Tandis que Corinne s’illustrait sur les parquets, lui travaillait en coulisses avec autant d’opiniâtreté que d’efficacité. S’il occupa lui-même durant quelques années le poste de président, il fut surtout un « homme de l’ombre » oeuvrant aussi bien auprès de ses prédécesseurs (Olivier Marfaing, Robert Furgeri) que de ses successeurs. Aucune décision importante ne fut jamais prise sans son aval parce que tout le monde respectait son expérience et sa parfaite connaissance du basket. Il était un « dirigeant » mais il savait, au premier coup d’œil, déceler un talent naissant. Et c’était probablement sa plus grande force.
Conteur infatigable, il aimait évoquer les mille anecdotes – parfois croustillantes ! – qui émaillèrent les trois décennies de son engagement total auprès du club. Il le faisait avec une truculence basée sur une voix rocailleuse (le tabac…) et parfois un inimitable zozotement à nul autre pareil.

Le titre de Président d’Honneur qui lui avait été décerné voici quelques années constitua une sorte d’épilogue à une carrière émaillée, faut-il le rappeler, de deux titres de champion de France (Nationale 3, Nationale 2) et d’un parcours de cinq années au sein de l’élite du basket français.
En marge du basket, Jean-Pierre Fasiolo avait eu un engagement d’une toute autre nature au service non pas d’un club mais de « sa » ville de Roquebrune-Cap-Martin. Il était en effet l’époux de Mireille Lottier qui travailla de nombreuses années aux côtés de M. Patrick Cesari, maire de la commune, en qualité d’adjointe puis de première adjointe.

Les obsèques seront célébrées ce jeudi 20 novembre à 10H30 en l'église Sainte Marguerite au Village de Roquebrune.

RCM Basket adresse à Mireille, à ses enfants, petits-enfants et à toutes les personnes touchées par ce deuil l’expression de ses condoléances attristées.

 

dimanche 5 octobre 2014

Face à Colomiers, le "miracle des Louves" (59/54)!!!!!

Lorsque, à quatre minutes du terme, Colomiers, sur deux paniers bonifiés consécutifs, s’offrit 6 points d’avance (51/45), le plus gros écart du match ( !), on put penser que ce troisième match des basketteuses roquebrunoises allait être similaire aux deux premiers, à savoir une farouche résistance et un (petit) effondrement dans les derniers instants. Impression confirmée par une perte de balle dont, fort heureusement, ne profitèrent pas les Toulousaines.

Jusqu’alors, les deux équipes se s’étaient pratiquement pas quittées.
Barbara était "inarrêtable"...
Colomiers réussit la meilleure entame en menant 5/0 (2ème) et c’est Marylène qui débloquait le compteur roquebrunois… sur un panier bonifié ! Peu à peu les deux défenses se mettaient bien en place avec une redoutable efficacité mettant quasiment au chômage le préposé au tableau d’affichage ! Les visiteuses faisaient la course en tête, 11/7 (6ème) et Roquebrune laissait beaucoup de points en route en raison d’un manque d’adresse dans le geste final (1/5 à 3 pts). Le salut venait de l’incontournable Barbara qui réglait enfin la mire de loin et, au buzzer, Lauraine s’arrachait pour placer son équipe devant au terme du premier quart-temps (12/11).
Les défenses étaient féroces des deux cotés mais Roquebrune ne pouvait empêcher son adversaire de marquer de loin pour reprendre le score. De quoi vexer Barbara qui répliquait aussitôt avant de se lancer dans un slalom spécial gagnant pour un 17/14 (14ème). L’équipe avait alors un petit passage à vide et sur trois contres rondement menés Colomiers effaçait son retard et repassait devant.

Le chassé-croisé se poursuivait et fort logiquement les deux équipes se quittaient à égalité à la pause, 22 partout. Un score qui en disait long sur l’âpreté de la lutte !

L’étau ne se desserrait pas à  l’entame du troisième quart-temps avec des Roquebrunoises dressant les barbelés au point de contraindre Colomiers à attendre plus de trois minutes et demie  pour inscrire ses premiers points. Entre-temps, Elodie avait fait son show (27/22, 23ème). Mais les visiteuses réagissaient  et malgré encore Elodie égalisaient à 28. Sur des lancers, Mary faisait progresser son équipe mais les égalités se succédaient et finalement Colomiers abordait les dix dernières minutes avec un point d’avance 41/40. Tout pouvait arriver.
On savait depuis la première journée et un match perdu de façon rocambolesque à Montbrison que les nerfs columérins sont probablement le « point faible » d’une équipe par ailleurs très physique et talentueuse. Le coach était ainsi le premier à craquer, recevant une faute technique qui permettait à Roquebrune de se projeter devant 45/41. Les Toulousaines se calmaient cependant bien vite et après avoir égalisé à 45 prenait l’avantage à 48 sur un panier bonifié (35ème). Barbara et ses partenaires commençaient à payer l’addition de leur débauche d’efforts et tout doucement Colomiers creusait l’écart 51/45. C’était chronique d’une défaite annoncée.

L e jeu, déjà « musclé », se durcissait encore et Elodie en faisait les frais. Sonnée, elle se relevait et gagnait la zone des lancers francs pour ajouter deux points sans trembler.
Sur la possession suivante, Sarah jaillissait et s’emparait du ballon. Roquebrune se remettait en place et Barbara enquillait de (très) loin, 50/51, l’espoir renaissait. Et encore plus lorsque Barbara, encore et toujours elle, provoquait la défense adverse, obtenait deux lancers qu’elle convertissait, remettant son équipe devant. Le combat venait de changer d’âme. Les visiteuses égalisaient certes à 52 sur un lancer franc mais sur la possession suivante Lauraine s’arrachait sous les panneaux, 54/52 (38ème). La température grimpait de plusieurs degrés dans un gymnase brusquement en ébullition. Mary provoquait sans cesse et poussait l’adversaire à la faute. Imperturbable, elle alignait les lancers francs, deux de plus pour un 56/52 à une cinquantaine de secondes de la fin. Tout pouvait arriver. Colomiers réduisait l’écart sur deux lancers, le chronomètre semblait arrêté tant les secondes défilaient lentement. A 15 secondes de la fin, Marylène s’offrait deux lancers supplémentaires, 58/54. Cette fois le rêve était en passe de devenir réalité. Colomiers ne mettait pas à profit la possession suivante et était contraint de fauter sur Sarah à 2 secondes de la fin. Un lancer était quasiment suffisant pour assurer la victoire. Sarah l’inscrivait sans trembler et Roquebrune s’imposait 59/54. Waooooouhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Roquebrune bat Colomiers 59/54 (12/11, 10/11, 18/19, 19/13)

Barbara 19, Marylène 17, Elodie 9, Lauraine 8, Sarah 4, Marine C. 2, Dalila, Marine F., Jana, Beatrice.

 

lundi 19 mai 2014

Malgré sa courte défaite à Anglet (67/69), Roquebrune accède à la NF1

Pauline était sur un nuage à Anglet. Avec Marylène (au second plan)
« Une défaite qui fait plaisir ! » : Cyril Lecocq ne cachait pas sa satisfaction à l’issue du match perdu par son équipe de Roquebrune à Anglet.

Car les apparences étant souvent trompeuses, cette défaite  cachait en fait une accession à la Nationale 1. Compte tenu du forfait de Mont de Marsan la semaine prochaine et même en cas de défaite à La Couronne lors de la dernière journée des Play-Off, Roquebrune terminera avec un total de 16 points. Anglet peut égaler ce total à la faveur de deux succès à Annemasse puis sur le SMUC à domicile mais, dans ce cas, serait devancé au goal-average direct par Roquebrune qui avait gagné le match aller de 7 points (57/50) et n’a donc perdu le retour que de 2, 67/69.
Les scores indiquent que les deux rencontres ont eu des physionomies très différentes. Lors du premier, les défenses avaient muselé les attaques. A Anglet, au terme du premier quart temps, on en était déjà à 19/17 en faveur des Basques. Surtout, Pauline avait déjà été sanctionnée à 3 reprises, un « scenario » qui ressemblait furieusement à celui d’un match au SMUC ! Ce qui ne l’avait pas empêché d’accomplir un formidable travail de sape dans la raquette avec l’efficace concours de Marylène. A elles deux, elles allaient réussir à ramener leur équipe dans le sillage d’Anglet qui, après un début équilibré (4/5 après 4 minutes), s’était détaché 14/9 (7ème). Roquebrune réussissait un 6/0 pour repasser devant et boucler ce premier quart-temps dans le sillage des Basques.

Pauline en état de grâce malgré les fautes et Marylène poursuivaient leur travail de sape et Wera se mêlait à la fête pour un nouveau 6/0 en deux minutes, propulsant Roquebrune en tête 23/19.
Anglet, bien sur, réagissait et, dès lors les deux équipes se répondaient point pour point avec un court avantage roquebrunois à la pause, 35/33.

C’est une équipe basque surmotivée, soutenue par un public de feu, qui entamait la deuxième période et mettait au supplice l’équipe de Lecocq.
Elle creusait peu à peu l’écart en réussissant un 10/4 pour mener 43/39 après 25 minutes. On pouvait craindre le pire d’autant que Pauline était sanctionnée pour la 4ème fois. Heidi et Wera avaient beau faire, Anglet s’octroyait 8 points d’avance et « prenait » donc le goal-average pour la première fois. Et Marylène se retrouvait aussi à 4 fautes… Deux lancers de Pauline remettaient cependant Roquebrune sous cette fameuse barre fatidique des 7 points (47/53) à l’entame des dix dernières minutes.

Comme on pouvait s’en douter, Anglet jetait alors toutes ses forces dans la lutte et se détachait 61/52 après 35 minutes. Roquebrune dégainait alors la première de ses armes « secrètes » (enfin, pas si secrète que ça, quand même !), Heidi qui plantait un panier bonifié particulièrement bienvenu. Marylène ne cessait de provoquer la défense adverse et obtenait une cargaison de lancers convertis sans trembler. Tout doucement Roquebrune recollait, 59/61 à trois minutes du terme.
Les Basques avaient beau se démener, Marylène et ses partenaires faisaient plus que de la résistance. A une minute et demie du terme, Anglet parvenait cependant à reprendre 5 points d’avance (66/61) sur un panier bonifié. Il était grand temps de dégainer la deuxième arme secrète, Isabelle qui ajustait à son tour un panier venu de l’autre monde, un scenario exactement identique à celui du match aller ! Avec un LF d’Heidi réussi juste auparavant, RCM revenait à un point à une trentaine de secondes de la fin (65/66). Un nouveau panier bonifié basque faisait renaître un léger doute que Pauline effaçait en transformant sans trembler deux lancers francs. C’était insuffisant pour le gain du match mais largement assez pour amener Roquebrune en NF1 la saison prochaine !

Car, cette fois, c’est juré, le comité directeur acceptera l’accession…
Place maintenant au Final Four à Montbrison dont l’équipe locale est elle aussi qualifiée et sera évidemment la grande favorite. Mais, désormais, rien de grave ne peut plus arriver aux Roquebrunoises.

 

Anglet bat Roquebrune 69/67 (19/17, 14/18, 20/12, 16/20)

Arbitrage de MM. Tastet et Cessot

Pauline 27, Marylène 19, Veronika 6, Heidi 6, Sarah 4, Isabelle 3, Marine 2.
Anglet. Lacrabe 17, Bourbon 16, Quemper 11, Niang 8, Bichot 7, Dezest 4, Mirailh 4, Moral 2

dimanche 4 mai 2014

Roquebrune subit la loi de La Couronne avant de s’imposer 76/68

Les Roquebrunoises se complairaient-elles à souffler le chaud et le froid sur le gymnase Valgelata ?
A l’image de ce qui s’était notamment produit lors d’un fameux match contre le SMUC, elles sont – à peu près – passées au travers de la première période au terme de laquelle le retard de 9 points (30/39) était moindre mal car on avait vraiment frôlé la catastrophe. Bref, c’était le pôle nord pour les supporteurs sans voix dans les tribunes.

Wera-Sarah:
quel duo!!!!!
Et puis l’on a retrouvé l’équipe flamboyante et irrésistible qui a complètement renversé la situation pour obtenir un troisième succès dans ces Play Off.
On l’avait dit : le match était capital pour les deux équipes et plus particulièrement pour La Couronne déjà battu deux fois.

Ce ne fut donc pas une surprise que de voir les visiteuses prendre l’ascendant après un démarrage « façon diesel » de part et d’autre. La Couronne faisait un mini-break à 5/0 après trois minutes et menait ensuite 9/2 (5ème) grâce à des contres rondement menés. Les deux seuls points roquebrunois avaient été inscrits par Pauline malheureusement en délicatesse avec ses lancers-francs, son péché mignon. La Couronne poursuivait son travail de sape avec notamment sa grande intérieure Guillon à la conclusion de plusieurs contres et aussi une diabolique Marie-Clémence Dubuis adroite de loin. Les joueuses de M. Pontcharraud creusaient ainsi l’écart 17/6 puis 22/10 au terme du premier quart-temps sur un panier bonifié de la capitaine Rozmanovski en dépit de tous les efforts de Marylène, de Pauline et d’une Vera combattive en diable.
De superbes actions collectives conclues par Marylène et Pauline semblèrent relancer Roquebrune mais en fait la maîtrise était du côté des visiteuses qui maintenaient l’écart 26/14 (12ème), 30/19 (14ème) et le portaient même à 14 points (34/20) après 16 minutes avec notamment Lebian inarretable. Cela sentait plus que le roussi !

Contre toute attente, Marylène et ses partenaires allaient bien réagir dans les quatre dernières minutes, retrouvant une certaine efficacité en défense et luttant avec hargne sur tous les ballons. Marylène provoquait beaucoup et obtenait une succession de lancers convertis sans trembler (8/8) tout comme d’ailleurs Marine. Roquebrune recollait à 30/36 (19ème) avec notamment un panier bonifié de Sarah mais encaissait à son tour un panier lointain de Rozmanovski et atteignait donc la pause sur le score de 30/39.
Dans ce contexte, l’entame de deuxième période allait être importante. Ou La Couronne reprenait ses distances, ou Roquebrune revenait et dès lors tout redevenait possible. Ce fut la seconde hypothèse. Vera d’abord sur des lancers, Sarah de loin et Pauline permettaient à leur équipe de réussir un 7/0 la remettant complètement dans le match, 37/39 (23ème). Surtout, la défense faisait bonne garde et gagnait de nombreux ballons.

L’inévitable Marie-Clémence avait beau relancer La Couronne de loin, Sarah hissait encore son niveau de jeu, Pauline comme d’hab était admirable de détermination et symbolisait la rage de vaincre du groupe de Cyril. Mais malgré tous leurs efforts, les visiteuses restaient devant, 44/42 (25ème), 46/45 (27ème). Enfin, enfin, Pauline mettait Roquebrune devant 47/46 pour la première fois de la rencontre. Un chassé-croisé débutait alors mais Marylène et Vera permettaient à leur équipe de boucler ce troisième quart-temps devant 54/52. Tout restait à faire.
On craignait une vive réaction des visiteuses. Ce sont en fait les Roquebrunoises qui se déchaînaient dans le début du dernier quart-temps avec toujours les mêmes ingrédients : une défense de fer et l’adresse de loin de Sarah bien soutenue par Mary et une diabolique Veronika. Un 7/0 en deux minutes crucifiait les joueuses de La Couronne désormais contraintes de courir après le score. Après cette entame flamboyante, le rythme se calmait un petit peu et la 4ème faute sifflée à Mary jetait un certain froid. L’écart ne variait cependant guère, 66/57 (34ème) avant une vive réaction des visiteuses qui recollaient à 4 points (64/68) à deux minutes du terme grâce, toujours, à Marie Clémence Dubuis. On pouvait craindre le pire d’autant que la fatigue commençait manifestement à peser sur les Roquebrunoises dont le cinq avec Isabelle, Sarah, Veronika, Mary et Pauline n’avait pas été modifié depuis le début de la deuxième période. Sarah du bout du monde signait un panier bonifié décisif à une minute de la fin pour redonner quelques couleurs à Roquebrune, 72/65. On n’allait en fait plus voir que les deux 5 dans les derniers instants, Sarah d’un côté imperturbable aux Lancers, Dubuis de l’autre avec son adresse de loin mais c’est finalement la Roquebrunoise qui avait le dernier mot pour un succès finalement assez large 76/68. Chapeau les filles. Il fallait vraiment le faire !


Roquebrune bat La Couronne 76/68 (10/22, 20/17, 24/13, 22/16)

Sarah 24, Marylène 19, Pauline 16, Veronika 12 (double double), Isabelle 3, Marine 2, Elena


 

vendredi 2 mai 2014

Roquebrune-La Couronne : capital pour les deux clubs

On jouera ce samedi la troisième journée des play-off avec deux grands chocs décisifs pour la suite de la compétition : SMUC-Anglet et Roquebrune-La Couronne.

On pourrait résumer d’un seul adjectif l’enjeu de ces deux matches : capital.
Après les deux premières journées, le SMUC est largement en tête avec 12 points devant Roquebrune 10, Anglet 9, La Couronne et Stade Montois 8, Annemasse 7.

Si le club marseillais a désormais un pied et demi en NF1, tout reste à faire pour la deuxième place donnant droit à l’accession. Sans mésestimer le Stade Montois et Annemasse, on peut estimer qu’elle se jouera entre Roquebrune, Anglet et La Couronne qui, avec le SMUC, seront donc directement opposés ce soir.
Une défaite serait grave pour Anglet qui a clairement affiché ses ambitions d’accession et a subi un rude coup d’arrêt à Roquebrune lors de la première journée.

Mais elle serait carrément catastrophique pour La Couronne qui a perdu ses deux premiers matches, à Annemasse puis à domicile face au SMUC. Si la défaite face aux Marseillaises s’inscrit dans une certaine logique eu égard à leur supériorité affichée tout au long de la saison, celle subie en Savoie – et sur un écart d’une vingtaine de points ! – risque par contre de coûter très cher au club charentais qui avait pourtant accompli un remarquable parcours durant le championnat régulier, 19 victoires et seulement 3 défaites. C’est  en fait ce qui fait le piment de ces Play-Off où, pour avoir ses chances, il faut impérativement gagner à domicile et aller chercher au moins un succès à l’extérieur.
Cyril Lecocq, l’entraîneur roquebrunois, le sait mieux que quiconque. Au terme du match gagné à Mont de Marsan la semaine dernière, il a mis ses joueuses en garde : « gagner ici est très bien mais il faut valider ce succès par une victoire sur La Couronne. Sinon, cela aura été un coup d’épée dans l’eau ».

Les données du problème sont donc clairement énoncées et il faudra s’attendre ce soir à un match tendu où tout peut arriver.
Les chiffres de la première phase donnent un très léger avantage pour La Couronne qui a marqué 1629 points (meilleure attaque de son groupe) contre 1582 par Roquebrune mais, surtout, n’a encaissé que 1318 points contre 1384 pour les Roquebrunoises.

Cela dit, l’équipe de Cyril a su resserrer sa garde depuis le début des play-off, 50 points concédés face à Anglet et 52 à Mont de Marsan. Bien sûr, cette rigueur défensive a eu un impact direct sur les performances offensives (respectivement 57 et 55 points marqués) mais on sait bien qu’un play-off se gagne sur la défense.
Conscient que la récupération est essentielle au regard de la débauche d’énergie produite lors des deux rencontres, Cyril Lecocq a allégé le programme des entraînements cette semaine, une seule séance. Il est vrai que le groupe est restreint et que les joueuses « cadre » sont mises à rude épreuve.

Les cadettes France à Annecy


La journée ne sera pas seulement importante pour l’équipe première de RCM Basket.
A 14 heures, les Cadettes France disputeront le match-aller du quart de finale national à Annecy. Elles seront soutenues par une dizaine de supporteurs (des parents) qui ont effectué le déplacement puisque cette petite délégation a quitté Roquebrune dès hier vendredi afin d’être dans les meilleures conditions possibles. Le match retour est programmé dans quinze jours.
Agostino assurera le live de ce match sur le site.

A un échelon moindre mais qui a quand même son importance, les Minimes (U15) recevront Antibes à partir de 17H15 au gymnase Valgelata. L’enjeu sera très simple : le titre départemental. Pour ce faire, les joueuses d’Heidi Lecocq devront, au pire, perdre par moins de 11 points (elles avaient gagné à l’aller 40/29) mais, bien évidemment, elles veulent absolument l’emporter afin que la fête soit complète !